[Gabon] Économie : brûlure de torchon entre Lee White et les agents du ministère des Eaux et Forêts.

 [Gabon] Économie : brûlure de torchon entre Lee White et les agents du ministère des Eaux et Forêts.
Digiqole Ad

La suspension de la prime des agents du ministère depuis 7 ans et bien d’autres griefs, sont autant de points saillants qui ont alimenté le point de presse des syndicats des Eaux et Forêts ce vendredi 2 avril 2021.

L’esplanade du ministère des Eaux et Forêts avait des allures d’un front de guerre, en cette matinée du vendredi 2 avril 2021. Femmes et hommes de ce grand département ministériel, disent souffrir de précarité depuis l’avènement du ministre Lee White.

Ce dernier aurait pris des mesures à contre-courant des partenaires sociaux de son département.  Selon Julot Nguéma, Secrétaire Général Exécutif du Syndicat National des professionnels des Eaux et Forêts, Lee White a opté depuis pour la suppression de la prime qui a jusqu’ici fait le bonheur des agents des Eaux et Forêts.

Et ce, à un moment où l’inflation de la vie économique est à son plus haut niveau.

Par ailleurs, l’ensemble des syndicats dudit ministère estiment avoir donné suffisamment du temps à leur tutelle, pour que ce dernier mesure à juste titre l’urgence de leurs revendications à travers le dépôt d’un cahier de charges depuis le 10 février 2020.

Si l’on tient compte de l’eau qui a coulé depuis sous le pont, on peut tout simplement considérer que Lee White s’est accordé jusqu’ici une longue sieste face aux problèmes qui couvent au sein de son département.

Certains agents grévistes armés de marmites et de sifflets avouent ne plus comprendre leur situation, qui a déjà été présentée aux plus hautes autorités en l’occurrence l’ancien et le nouveau Premier ministre.

Pire, Lee White s’en est pris à leurs salaires au motif que les agents ont opté pour la grève au lieu de travailler. Cette décision unilatérale pour les grévistes, est en pot à faux avec les dispositions du code de travail en République qui reconnaît le droit de grève surtout quand celle-ci se justifier par la privation des avantages liés au salaire.

« Ça assez durer comme ça », pouvait s’écrier les agents des Eaux et Forêts tout vêtus de rouge au bruit des casseroles. Les différents syndicats de ce grand ministère sont embarqués dans une grève générale illimitée, qui n’arrange pas les choses pour le gouvernement.

D’autant qu’on parle là aussi, d’un département très pourvoyeur pour l’économie nationale au même titre que le ministère des Finances.

Les grévistes ne veulent plus du « moutangani », et à y voir clair la rupture de dialogue prolongée n’arrange pas les deux parties à moins que le salut vienne d’ailleurs.

Alain Mbinah

0 Reviews ( 0 out of 0 )

Write a Review

0 Reviews ( 0 out of 0 )

Write a Review

Articles Connexes

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *