[Gabon]Bruce Laccruche Alihanga : pourquoi les soupçons de politisation judiciaire ? 

Incarcéré depuis décembre dernier à la prison centrale de Libreville dans le cadre de l’opération scorpion destiné à lutter contre les détournements d’argent public, l’ancien tout-puissant directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Bruce  Laccruche Alihanga, serait isolé de tout.  Selon ses Avocats, il serait dans une petite cellule de 9 mètres carré avec d’autres détenus, alors qu’il aurait dû être au quartier réservé aux fonctionnaires. 

Comme depuis le début, le dossier Bruce Laccruche Alihanga a connu un nouveau rebondissement la semaine dernière, notamment avec la sortie médiatique de ses conseils qui dénoncent une volonté délibérée d’humilier au maximum leur client. Une volonté d’humiliation qui se traduit par l’isolement dont il fait montre, puisque selon eux, l’ancien directeur de cabinet présidentiel se trouverait dans une petite cellule où tout se fait sur place avec les autres détenus, les rats et les cafards. Une cellule où l’insalubrité est indescriptible avec un seul trou servant de sanitaire.

Un traitement inacceptable pour quelqu’un qui a occupé de hautes fonctions au sommet de l’État et qui aurait dû être admis au quartier réservé aux fonctionnaires pourtant aménagé au sein même de la prison centrale de Libreville. Traitement inacceptable également pour quelqu’un encore considéré comme présumé coupable. 

Autant d’éléments suffisants pour démontrer l’extrême politisation d’un dossier au demeurant judiciaire. Car pour ses Avocats,  Laccruche Alihanga  serait victime d’un complot politique ourdi pour le noircir et le présenter à la face de l’opinion comme le cerveau d’un réseau de voleurs d’argent de l’État. Il y a forcément derrière la justice, une main noire agissant dans l’ombre. 

Toute chose qui décrédibilise l’opération scorpion dont l’objectif à la base était de traquer tous les délinquants financiers dans les administrations publiques et parapubliques. C’est en tout cas la conclusion à laquelle sont parvenus les Avocats du président de l’association des jeunes émergents volontaires, du moins ce qu’il en reste aujourd’hui après cette rafle inédite. 

Voilà qui vient rajouter un grain de doute quant au sérieux même de ce dossier des malversations financières, un doute qui décrédibilise le travail de la justice et son indépendance réelle dans cette affaire. Il revient donc au procureur de la république, André Patrick Roponat qui a désormais fort à faire pour démontrer l’impartialité du parquet face à toutes ses accusations qui commencent à faire gros dans un pays qui se réclame toujours d’être un État de droit. 

CNN    

0 Reviews ( 0 out of 0 )

Write a Review

0 Reviews ( 0 out of 0 )

Write a Review

Articles Connexes

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *