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	<title>Economie Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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	<title>Economie Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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	<item>
		<title>SEM : quel rôle pour l’opérateur minier national dans la nouvelle stratégie aurifère du Gabon ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/sem-strategie-aurifere-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 10:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère des Mines]]></category>
		<category><![CDATA[MISCO]]></category>
		<category><![CDATA[or Gabon]]></category>
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		<category><![CDATA[SEM]]></category>
		<category><![CDATA[Société Équatoriale des Mines]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie aurifère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez le rôle de la Société Équatoriale des Mines (SEM) dans la nouvelle stratégie aurifère du Gabon : extraction, traçabilité et affinage local.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-prospection-extraction-raffinage-la-societe-equatoriale-des-mines-prend-la-main-sur-l-or-gabonais-bien-plus-qu-un-simple-gestionnaire-d-actifs-publics-l-operateur-s-appuie-sur-le-nouveau-cadre-legal-et-sa-feuille-de-route-2026-2030-pour-verrouiller-directement-la-filiere-du-gisement-jusqu-au-lingot"><strong>Prospection, extraction, raffinage : la Société Équatoriale des Mines prend la main sur l&rsquo;or gabonais. Bien plus qu&rsquo;un simple gestionnaire d&rsquo;actifs publics, l&rsquo;opérateur s&rsquo;appuie sur le nouveau cadre légal et sa feuille de route 2026-2030 pour verrouiller directement la filière, du gisement jusqu&rsquo;au lingot.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’or occupe une place à part dans la souveraineté minière du Gabon. Classé comme ressource stratégique par le décret de 2023, le métal jaune fait l’objet d’une volonté ferme du gouvernement : reprendre en main la production, garantir une traçabilité sans faille, imposer la transformation locale et<sup></sup> maîtriser la commercialisati<sup></sup>on. <sup></sup>Au milieu de cette vaste réorganisation, un acteur public prend toute la place : la Société Équatoriale des Mines (SEM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en août 2011 avec pour cap la sauvegarde du patrimoine minier national, la structure franchit un palier décisif. Le plan 2026-2030 casse en effet les anciens codes : loin du rôle d&rsquo;investisseur passif cantonné aux bureaux, la SEM descend sur le terrain pour devenir un exploitant direct, présent au cœur des chantiers d&rsquo;extraction et des usines de traitement.</p>



<h3 id="h-au-bras-arme-des-ambitions-minieres-nationales" class="wp-block-heading">Au bras armé des ambitions minières nationales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée par décret présidentiel, la SEM a pour vocation première de garantir à la puissance publique la pleine maîtrise de ses ressources sous-solaires. Son action repose sur trois piliers clés : développer les compétences nationales dan<sup></sup>s le secteur, optimiser la captation des rentes minières et défendre les intérêts souverains sur les gisements priorit<sup></sup>aires.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette feuille de route prend tout son sens dans la filière aurifère. Le texte réglementaire de 2023 relatif aux activités minières sur l’or désigne explicitement la SEM comme « <a href="https://gabon-quotidien.com/doctrine-aurifere-gabon-sem/">l’opérateur national</a> » de référence. Par ce biais, l’État se dote d’un instrument opérationnel pour intervenir directement sur le marché plutôt que de simple régulateur.</p>



<h3 id="h-de-la-participation-aux-projets-a-l-action-sur-le-terrain" class="wp-block-heading">De la participation aux projets à l’action sur le terrain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code minier offre à l&rsquo;État des instruments juridiques précis pour capter directement la valeur issue de son sous-sol. Sur les grands chantiers industriels, le régime réservé aux substances souveraines attribue d&rsquo;office à la puissance publique 35 % de parts gratuites et non diluables, une quotité stratégique confiée en gestion à la SEM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;or, les prérogatives légales vont encore plus loin. La société nationale possède un droit de préemption prioritaire en cas de restitution ou d&rsquo;annulation d&rsquo;un titre minier. Par ailleurs, si un périmètre artisanal révèle un potentiel d&rsquo;envergure, la SEM a toute latitude pour former un partenariat stratégique et en prendre le pilotage. L&rsquo;entreprise poursuit ainsi un double objectif : <strong>sécuriser la part de la Rente qui revient à la Nation et bâtir son propre outil industriel d&rsquo;extraction.</strong></p>



<h3 id="h-un-cap-industriel-affirme-vers-2030" class="wp-block-heading">Un cap industriel affirmé vers 2030</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dévoilé en novembre 2025 devant la tutelle ministérielle, le plan quinquennal de la SEM vise une trajectoire financière très agressive : franchir la barre des 500 milliards de FCFA de chiffre d&rsquo;affaires annuel d&rsquo;ici 2030, là où le dernier exercice clôturé s&rsquo;établissait à 6,3 milliards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réussir cette conversion d&rsquo;échelle, la direction déploie une stratégie en deux temps. La séquence 2026-2030 se concentre sur la restructuration interne du groupe et le démarrage de nouveaux gisements. La phase suivante (2031-2037) marquera l&rsquo;accélération industrielle et la montée en puissance du portefeuille. Le Ministère des Mines a fixé le cadre sans ambiguïté : la croissance de la SEM ne doit plus provenir du simple dividende passif, mais de la production effective sur le terrain.</p>



<h3 id="h-un-maillage-deja-operationnel-sur-l-ensemble-de-la-chaine" class="wp-block-heading">Un maillage déjà opérationnel sur l&rsquo;ensemble de la chaîne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce virage vers l&rsquo;exploitation directe s&rsquo;appuie sur une structure d&rsquo;entreprises déjà en place :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Prospection et extraction :</strong> filiale à 100 %, MISCO prend en charge l&rsquo;exploration, les études de faisabilité et l&rsquo;exploitation des sites à petite échelle.</li>



<li><strong>Canal de collecte :</strong> le Comptoir Gabonais de Collecte de l&rsquo;Or centralise<a href="https://gabon-quotidien.com/filiere-aurifere-au-gabon-le-parcours-complet-de-la-mine-au-lingot/"> le rachat </a>et le regroupement des apports, en particulier ceux des orpailleurs.</li>



<li><strong>Affinage :</strong> opérationnelle depuis 2022, la Raffinerie Gabonaise d&rsquo;Or (RGO) fournit une capacité de traitement local de 7 à 10 tonnes par an.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écosystème permet aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;opérateur public d&rsquo;intervenir simultanément sur <strong>l&rsquo;extraction, le rachat, la transformation et l&rsquo;exportation.</strong></p>



<h3 id="h-securiser-la-tracabilite-pour-nettoyer-le-marche" class="wp-block-heading">Sécuriser la traçabilité pour nettoyer le marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des volumes extraits, le défi crucial réside dans le contrôle des circuits financiers et matériels : <strong>savoir d&rsquo;où vient chaque gramme, qui l&rsquo;extrait et par où il circule.</strong> Lancé en 2025, un vaste inventaire des acteurs du secteur (artisans, collecteurs, comptoirs et bijoutiers) vise à éradiquer la fraude et le marché noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la continuité des accords bilatéraux signés avec les Émirats arabes unis début 2026, un dispositif d&rsquo;estampillage par QR code gravé au laser sur les lingots est déployé. Dans cette chaîne étanche, la SEM sert d&rsquo;organe de contrôle pour certifier la légalité des flux.</p>



<h3 id="h-valoriser-le-minerai-sur-le-sol-national" class="wp-block-heading">Valoriser le minerai sur le sol national</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation sur place constitue le cœur de la réforme réglementaire. Le décret de 2023 rend en effet obligatoire l&rsquo;affinage local de l&rsquo;or avant toute sortie du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce virage rompt avec l&rsquo;ancienne logique d&rsquo;<a href="https://gabon-quotidien.com/or-au-gabon-letat-va-interdire-lexportation-de-lor-non-raffine/">exportation brute</a> pour retenir la valeur ajoutée au Gabon. S&rsquo;appuyer sur une raffinerie publique donne également à l&rsquo;État l&rsquo;outil nécessaire pour constituer ses propres réserves d&rsquo;or stratégiques et garantir au marché international un métal certifié et éthique.</p>



<h3 id="h-un-partenariat-structurant-avec-le-secteur-prive" class="wp-block-heading">Un partenariat structurant avec le secteur privé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le déploiement de la SEM ne vise pas à fermer la porte aux investisseurs privés, mais à fixer les règles d&rsquo;une cohabitation équilibrée. La société se positionne comme <strong>le partenaire local obligatoire, garant de l&rsquo;intérêt public tout en sécurisant les investissements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une illustration concrète a été donnée en 2024, lorsque la SEM a réuni les titulaires de permis à petite échelle pour clarifier les conventions de partage de production et cadrer la sous-traitance. Face à l&rsquo;arrivée de nouveaux acteurs attirés par le potentiel géologique du pays, l&rsquo;entreprise assurera le rôle de co-investisseur et de tiers de confiance.</p>



<h3 id="h-le-verrou-des-normes-geologiques-et-des-ressources-humaines" class="wp-block-heading">Le verrou des normes géologiques et des ressources humaines</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation de la SEM se heurte toutefois à deux obstacles majeurs : la certification des réserves et la disponibilité des talents. Le manque de données géologiques certifiées selon les standards internationaux (normes JORC ou NI 43-101) handicape encore la bancabilité des dossiers auprès des bailleurs de fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de capital humain, la pénurie d&rsquo;ingénieurs et de techniciens spécialisés soulignée par la tutelle impose un effort immédiat. Pour combler ce déficit, la SEM renforce ses liens avec les structures de formation locale, au premier rang desquelles l&rsquo;École des Mines et de la Métallurgie de Moanda (EMMM).</p>



<h3 id="h-un-nouveau-role-d-entrainement-pour-l-economie" class="wp-block-heading">Un nouveau rôle d&rsquo;entraînement pour l&rsquo;économie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En modifiant sa feuille de route, la SEM réinvente sa position :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>En amont :</strong> implication accrue dans la géologie et l&rsquo;évaluation des gisements.</li>



<li><strong>À l&rsquo;extraction :</strong> conduite directe des chantiers ou montages en co-entreprise.</li>



<li><strong>À la collecte :</strong> canalisation des flux de l&rsquo;orpaillage traditionnel.</li>



<li><strong>Au traitement :</strong> affinage local au service de la valeur ajoutée.</li>



<li><strong>À la vente :</strong> traçabilité sans faille et recettes fiscales préservées.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;organisation passe ainsi d&rsquo;une logique de holding boursière à celle d&rsquo;un <strong>moteur d&rsquo;industrialisation minière.</strong></p>



<h3 id="h-transformer-le-potentiel-geologique-en-realite-industrielle" class="wp-block-heading">Transformer le potentiel géologique en réalité industrielle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si la richesse du sous-sol gabonais est incontestée, l&rsquo;enjeu réside dans la capacité à bâtir une industrie rentable, transparente et génératrice d&#8217;emplois locaux. Le succès de cette transition ne reposera pas sur la seule SEM, mais sur une coordination étroite entre la tutelle ministérielle, le cadastre, les opérateurs privés et le <a href="https://gabon-quotidien.com/local-content-comilog-gabon-developpement/">secteur </a>artisanal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que la SEM porte la responsabilité d&rsquo;impulser cette dynamique. Si sa conversion en exploitant direct se concrétise sur le terrain, le plan 2026-2030 posera les bases durables de la souveraineté aurifère du Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition finale est claire : sortir définitivement de l&rsquo;exportation brute pour maîtriser toute la chaîne, du gisement jusqu&rsquo;au lingot raffiné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Fer de Belinga : combien le projet peut-il réellement rapporter à l’économie gabonaise ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/fer-de-belinga-retombees-economiques-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[fer de Belinga]]></category>
		<category><![CDATA[Fortescue]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[IVINDO IRON]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Ogooué-ivindo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du sous-sol aux caisses de l’État, en passant par l'emploi, les infrastructures et la transformation locale : analyse complète de ce que le gisement de fer de Belinga peut réellement rapporter au Gabon.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-du-sous-sol-aux-caisses-de-l-etat-en-passant-par-les-creations-d-emplois-le-rail-les-ports-et-la-transformation-locale-le-veritable-enjeu-de-belinga-va-bien-au-dela-de-la-valeur-brute-du-minerai-pour-le-gabon-toute-la-question-est-de-savoir-quelle-part-reelle-de-cette-manne-financiere-s-ancrera-durablement-dans-l-economie-nationale"><strong>Du sous-sol aux caisses de l’État, en passant par les créations d&#8217;emplois, le rail, les ports et la transformation locale : le véritable enjeu de Belinga va bien au-delà de la valeur brute du minerai. Pour le Gabon, toute la question est de savoir quelle part réelle de cette manne financière s&rsquo;ancrera durablement dans l&rsquo;économie nationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le débat public, le gisement de fer de Belinga est quasi systématiquement présenté comme le futur poumon financier du pays. Si le potentiel sous terre est indiscutable, une nuance fondamentale s&rsquo;impose : la valeur d&rsquo;une ressource enterrée ne correspond jamais à l&rsquo;argent liquide qui finit par irriguer le budget public, les entreprises locales et les foyers gabonais.<sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026<sup></sup>, le projet n’a pas encore franchi le cap de l’exploitation industrielle massive. Les équipes de Fortescue Belinga et les autorité<sup></sup>s gèrent encore le dossier comme un chantier d<sup></sup>e préparation avancée, rythmé par des études techniques, environnementales et financières. Aucun document public ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;affirmer avec certitude que Belinga versera tel ou tel montant annuel dans les caisses de l&rsquo;État. En revanche, les circuits d&rsquo;impact économique sont déjà parfaitement identifiables<sup></sup>.<sup></sup></p>



<h3 id="h-un-potentiel-geologique-impressionnant-mais-pas-encore-une-rente-gar-antie" class="wp-block-heading">Un potentiel géologique impressionnant, mais pas encore une rente gar<sup></sup>antie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écart entre les chiffres annoncés au fil des ans est saisissant. En juin 2026, lors de son adresse à la Nation, l&rsquo;exécutif tablait sur un gisement de <strong>7,5 milliards de tonnes</strong>, titrant autour de <strong>65 % de fer</strong>. Un bond spectaculaire par rapport aux anciennes études, qui se montraient plus prudentes avec une estimation à environ 1 milliard de tonnes pour une qualité similaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de géologie minière, la nuance est de taille : <strong>trouver du minerai sous terre ne signifie pas qu&rsquo;on saura le vendre avec du profit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de crier victoire, plusieurs verrous doivent sauter :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Confirmer le volume exact qui peut être extrait sans surcoût.</li>



<li>Valider la méthode de forage la plus adaptée au terrain.</li>



<li>Maîtriser le coût de revient à la tonne.</li>



<li>Sécuriser l&rsquo;accès à une énergie abondante et bon marché.</li>



<li>Dimensionner un réseau de transport capable de supporter le choc logistique.</li>



<li>Verrouiller des contrats d&rsquo;achat solides avec des clients internationaux.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ce tracé global que travaillent actuellement les ingénieurs de Fortescue : relier directement la fosse d&rsquo;extraction à un corridor ferroviaire et portuaire dédié. L&rsquo;équation est simple : la ressource est là, mais sa conversion en monnaie sonnante et trébuchante dépendra uniquement de la rentabilité de ce réseau.</p>



<h3 id="h-quelle-valeur-theorique-pour-la-production-de-belinga" class="wp-block-heading">Quelle valeur théorique pour la production de Belinga ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même en l&rsquo;absence d&rsquo;un calendrier officiel, les ordres de grandeur du secteur permettent de poser un cadre. Dans une mine de cette envergure, le rythme d&rsquo;extraction en régime de croisière vise généralement une fourchette de <strong>40 à 60 millions de tonnes de minerai par an</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant comme base un cours du fer oscillant entre <strong>90 et 100 dollars la tonne</strong>, les projections donnent des chiffres impressionnants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Extraire <strong>40 millions de tonnes</strong> génère un chiffre d&rsquo;affaires brut à l&rsquo;exportation situé entre <strong>3,6 et 4 milliards de dollars</strong>.</li>



<li>Monter à <strong>60 millions de tonnes</strong> fait grimper la valeur brute entre <strong>5,4 et 6 milliards de dollars</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Attention toutefois à ne pas confondre ce chiffre d&rsquo;affaires brut avec les bénéfices de l&rsquo;exploitant ou l&rsquo;argent qui finira dans le budget de l&rsquo;État. De ce pactole, il faut immédiatement retrancher les frais d&rsquo;extraction, le péage ferroviaire, le passage au port, la facture d&rsquo;électricité, le remboursement des investissements lourds et la commercialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans compter que le marché mondial du fer est très volatil : alors que les prévisions australiennes visaient un prix moyen de 91 dollars la tonne pour 2026, la réalité du marché au mois de septembre 2026 tourne plutôt autour de 100 dollars. Ces projections décrivent donc <strong>la valeur brute sortie de terre</strong>, et non un montant garanti pour les caisses publiques.</p>



<h3 id="h-le-premier-canal-financier-la-redevance-et-la-fiscalite-miniere" class="wp-block-heading">Le premier canal financier : la redevance et la fiscalité minière</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier levier direct pour le budget de l&rsquo;État repose sur le <a href="https://gabon-quotidien.com/gabon-investissement-minier-intelligent-vert-durable/">cadre fiscal</a>. Le Code minier prévoit une <strong>redevance proportionnelle</strong> sur l&rsquo;extraction. Pour les métaux de base, l&rsquo;article 205 fixe un cadre de <strong>5 à 10 %</strong>, dont le taux précis se négocie dans la convention minière, après déduction de certains frais de vente, de transport et d&rsquo;analyse. Le texte y ajoute l&rsquo;impôt sur les sociétés et la fiscalité classique des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le dossier Belinga comporte ses propres règles du jeu. La convention signée le 7 février 2023 entre l&rsquo;État et Ivindo Iron a instauré un régime fiscal et douanier sur mesure. La Cour constitutionnelle a confirmé l&rsquo;existence de clauses particulières pour la phase de production pilote et d&rsquo;exonérations douanières spécifiques. Plusieurs enquêtes de presse ont évoqué des taux de redevance échelonnés à <strong>1,75 %, 2,75 % puis 6 %</strong> selon les étapes de la convention, soulevant des discussions par rapport aux barèmes standards du Code minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadre démontre une réalité économique simple : <strong>une mine qui exporte pour des milliards de dollars ne déverse pas automatiquement une somme équivalente dans le trésor public</strong>. Les déductions autorisées, le niveau réel des taxes et le rythme d&rsquo;amortissement des installations détermineront ce que le pays récupérera réellement.</p>



<h3 id="h-la-participation-de-10-de-l-etat-au-capital" class="wp-block-heading">La participation de 10 % de l&rsquo;État au capital</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la collecte des impôts, le Gabon fait valoir son droit de propriété. Le Code minier attribue à l&rsquo;État une <strong>participation gratuite et non diluable de 10 %</strong> dans le capital de la société d&rsquo;exploitation, sans obligation de contribuer aux coûts de fonctionnement, avec la possibilité de négocier jusqu&rsquo;à 25 % d&rsquo;actions supplémentaires à titre payant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Belinga, cette présence au capital constitue un levier patrimonial direct : elle permet d&rsquo;encaisser des dividendes lorsque l&rsquo;entreprise dégage des bénéfices distribuables. Là encore, une distinction s&rsquo;impose : <strong>détenir 10 % des parts d&rsquo;une société ne signifie pas toucher 10 % des ventes de minerai</strong>. Les dividendes ne tombent qu&rsquo;une fois les charges payées, les dettes remboursées et les investissements validés. Le gain pour le pays dépendra tout autant de la gestion comptable de l&rsquo;entreprise que des tonnages de fer expédiés.</p>



<h3 id="h-le-veritable-moteur-economique-ce-qui-se-passe-hors-de-la-mine" class="wp-block-heading">Le véritable moteur économique : ce qui se passe hors de la mine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside le véritable potentiel de transformation pour le pays. Une exploitation minière moderne ne fonctionne pas en vase clos. Elle exige des routes solides, des lignes de train, des infrastructures portuaires, des centrales électriques, des liaisons télécoms et des bases de vie.<sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme développé autour de <strong>Kobe-Kobe</strong> illustre cette vision d&rsquo;ensemble. Le plan présenté par les autorités combine la mine de Belinga à un port minéralier, environ <strong>535 kilomètres de voie ferrée</strong> et un barrage hydroélectrique de <strong>400 <sup></sup>MW</strong>, formant un complexe intégré pensé pour relier les gisements aux corridors d&rsquo;exportation et d&rsquo;usinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chantier d&rsquo;infrastructures injectera une activité économique massive avant même la première expédition commerciale. La pose des rails dynamisera le BTP, le port créera des activités de manutention, et l&rsquo;électricité produite pourra servir à d&rsquo;autres projets industriels. Si les PME gabonaises parviennent à se positionner sur la sous-traitance, la mainte<sup></sup>nance, la sécurit<sup></sup>é ou la restauration, c&rsquo;est toute l&rsquo;économie nationale autour du projet qui en bénéficiera.</p>



<h3 id="h-l-emploi-un-effet-immediat-a-perenniser" class="wp-block-heading">L&#8217;emploi : un effet immédiat à pérenniser</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées sociales commencent à se matérialiser sur le terrain. En août 2026, Fortescue Belinga recensait <strong><a href="https://gabon-quotidien.com/fer-belinga-bilan-economique-ogooue-ivindo/">1 246 emplois directs</a></strong>, dont 82 % occupés par des Gabonais et 57 % par des résidents de l&rsquo;Ogooué-Ivindo. Ces chiffres correspondent à la phase préparatoire actuelle et diffèrent des besoins qui émergeront lors des gros travaux de construction et du régime de croisière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement avait auparavant évoqué la perspective de <strong>4 000 à 5 000 emplois directs supplémentaires</strong> lors du passage à l&rsquo;exploitation industrielle. Au-delà des chiffres, les enjeux réels portent sur la pérennité de ces postes, leur niveau de qualification, la rémunération et l&rsquo;accès prioritaire pour les communautés locales. La formation professionnelle devient ainsi un axe stratégique, illustré par les programmes lancés par Ivindo Iron pour former des jeunes Gabonais aux métiers de la mine.</p>



<h3 id="h-les-entreprises-locales-sauront-elles-capter-les-marches-de-sous-traitance" class="wp-block-heading">Les entreprises locales sauront-elles capter les <a href="https://gabon-quotidien.com/contenu-local-petrolier-ce-que-revele-la-these-du-dr-zacharie-bikita-sur-la-creation-de-valeur-au-gabon/">marchés de sous-traitance</a> ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ce terrain précis que se mesure la différence entre <strong>avoir une mine sur son sol</strong> et <strong>bâtir une véritable économie minière nation<sup></sup>ale</strong>. Si des entreprises locales décrochent les contrats de fourniture et de services nécessaires au fonctionnement du complexe, l&rsquo;<sup></sup>argent du projet irrigue directement le tissu économique du pays. À l&rsquo;inverse, si l&rsquo;ingénierie, la maintenance, les pièces détachées et les services spécialisés sont importés, la majeure partie des dépenses repart aussitôt à l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des étapes initiales du chantier, Ivindo Iron indiquait avoir injecté plus de 30 millions de dollars en achats auprès de prestataires installés au Gabon. Lors de la phase industrielle, l&rsquo;exigence sera encore plus haute : il faudra structurer des PME capables d&rsquo;aligner leurs standards sur les normes de l&rsquo;industrie minière dans la mécanique, l&rsquo;électricité, la logistique et la sécurité. Chaque contrat décroché par une PME locale garantit qu&rsquo;une part supplémentaire de la valeur du fer restera dans le circuit économique national.<sup></sup></p>



<h3 id="h-la-transformation-sur-place-la-cle-du-changement-d-echelle" class="wp-block-heading">La transformation sur place : la clé du changement d&rsquo;échelle<sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vendre du minerai brut ou le transformer localement n&rsquo;a pas du tout le même impact. Les autorités affichent clairement leur intention d&rsquo;aller au-delà de l&rsquo;extraction brute à Belinga et Kobe-Kobe en posant les jalons d&rsquo;une <a href="https://gabon-quotidien.com/manganese-gabon-transformation-locale-industrie/">industrie métallurgique et sidérurgique nationale</a>. La Présidence présente ce complexe comme un levier d&rsquo;industrialisation visant à maximiser la valeur ajoutée locale, évoquant une projection à terme de plus de 100 000 emplois directs et indirects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce volume d&#8217;emplois doit être lu comme <strong>un objectif politique affiché et non comme un bilan déjà comptabilisé</strong>. La logique économique reste toutefois incontestable : transformer le minerai sur place pour produire des pellets, du fer préréduit ou de l&rsquo;acier crée infiniment plus de richesse et de <sup></sup>compétences que l&rsquo;exportation de terre brute. C&rsquo;est sur cette capacité à industrialiser que Belinga cessera d&rsquo;être une simple enclave d&rsquo;extraction pour devenir un pôle de développement.<sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-financement-des-infrastruct-ures-un-point-de-vigilance" class="wp-block-heading">Le financement des infrastruct<sup></sup>ures : un point de vigilance<sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Regarder uniquement les gains potentiels sans intégrer le coût colossal des équipements serait une erreur. Le développement de Belinga impose des chantiers d&rsquo;envergure. En juin 2026, le gouvernement a chiffré le programme global de Kobe-Kobe à environ <strong>10 milliards de dollars</strong> (près de <strong>5 643 milliards de FCFA</strong>), englobant les volets ferroviaire, portuaire, énergétique et industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces investissements doteront le Gabon d&rsquo;infrastructures durables, mais ils mobilisent des capitaux gigantesques. La question clé est de savoir qui finance ces projets, à quel taux et avec quelles garanties. Si le montage s&rsquo;appuie majoritairement sur des capitaux privés remboursés par les revenus futurs de la mine, l&rsquo;impact sur la dette publique restera maîtrisé. En revanche, si l&rsquo;État doit directement garantir ou financ<sup></sup>er une grande partie des travaux, la rentabilité nette du projet s&rsquo;en trouvera modifiée. Le rendement réel pour<sup></sup> le Gabon s&rsquo;évaluera donc en soustrayant du chiffre d&rsquo;affaires minier l&rsquo;ensemble des<sup></sup> coûts de construction<sup></sup> et de remboursement.</p>



<h3 id="h-une-nouvelle-cartographie-economique-pour-le-gabon" class="wp-block-heading">Une nouvelle cartographie économique pour le Gabon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées dépasseront le cadre des finances publiques. L&rsquo;Ogooué-Ivindo a l&rsquo;opportunité de se transformer en un pôle économique régional articulé autour des activités minières et de la logistique. Une ville comme Makokou pourrait connaître un essor de la demande dans le logement, le commerce, les services, les transports<sup></sup> et la restauration. De la même manière, le corridor reliant les mines à la côte créera des opportunités d&rsquo;affaires tout au long du tracé ferroviaire. C&rsquo;est cette dimension structurante qui amène le ministère des Mines à présenter Belinga comme un pilier majeur de la<sup></sup> diversification économique du Gabon.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-bilan-combien-belinga-va-t-il-rapporter-au-gabon" class="wp-block-heading">Le bilan : combien Belinga va-t-il rapporter au <sup></sup>Gabon ?<sup></sup><sup></sup><sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse la plus rigoureuse est la suivante : personne ne peut aujourd&rsquo;hui dresser un chiffrage annuel définitif des recettes nettes pour les caisses de l&rsquo;État. En revanche, la mécanique de création de valeur est parfaitement claire : elle repose sur la combinaison des exportations brutes, des redevances, des dividendes de la participation de l&rsquo;État, mais aussi sur les retombées indirectes de la sous-traitance et de l&#8217;emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, la réussite de Belinga ne se mesurera pas uniquement au nombre de wagons de minerai qui prendront la direction du port, mais à la capacité du Gabon à transformer cette opportunité géologique<sup></sup> en usines, en routes, en emplois qualifiés et en entreprises locales prospè<sup></sup>res.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le paradoxe du riz au Gabon : autopsie d&#8217;une facture à plus de 90 000 tonnes par an</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/paradoxe-riz-gabon-importations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 18:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[dépendance alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[KAFACI]]></category>
		<category><![CDATA[riz au Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[vie chère]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49799</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malgré des millions d'hectares fertiles, le Gabon importe plus de 90 000 tonnes de riz par an pour près de 41 milliards de FCFA. Autopsie d'une dépendance alimentaire et des leviers prioritaires pour la filière locale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-le-calcul-a-de-quoi-laisser-perplexe-sur-le-papier-le-gabon-reunit-l-ensemble-des-facteurs-favorables-a-une-agriculture-prospere-des-millions-d-hectares-exploitables-une-pluviometrie-genereuse-un-reseau-hydrographique-dense-et-un-marche-interieur-demandeur-sur-le-terrain-l-assiette-des-menages-depend-presque-entierement-des-cargos-etrangers-comment-expliquer-qu-un-pays-disposant-de-telles-ressources-continue-d-envoyer-des-dizaines-de-milliards-de-fcfa-a-l-exterieur-pour-garnir-ses-etals-examen-des-blocages-de-fond-et-des-leviers-de-transformation"><strong>Le calcul a de quoi laisser perplexe. Sur le papier, le Gabon réunit l&rsquo;ensemble des facteurs favorables à une agriculture prospère : des millions d&rsquo;hectares exploitables, une pluviométrie généreuse, un réseau hydrographique dense et un marché intérieur demandeur. Sur le terrain, l&rsquo;assiette des ménages dépend presque entièrement des cargos étrangers. Comment expliquer qu&rsquo;un pays disposant de telles ressources continue d&rsquo;envoyer des dizaines de milliards de FCFA à l&rsquo;extérieur pour garnir ses étals ? Examen des blocages de fond et des leviers de transformation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Libreville comme dans les villes de l&rsquo;intérieur, le riz s&rsquo;est imposé comme le pilier silencieux de la ration quotidienne. Mais il suffit de pencher le regard sur l&#8217;emballage pour mesurer l&rsquo;ampleur du problème : l&rsquo;écrasante majorité des sacs vendus en boutique provient d&rsquo;Asie ou des Amériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relevés de la Banque mondiale traduisent l&rsquo;ampleur de cette dépendance : le pays a fait venir <strong>102 309 tonnes de riz en 2023</strong>, représentant une sortie nette de 87,7 millions de dollars. Les projections nationales pour <strong>2025</strong> confirment la tendance, avec une facture avoisinant <strong>41 milliards de FCFA</strong> pour franchir le cap des <strong>95 000 tonnes</strong>. De son côté, la FAO anticipe une enveloppe oscillant autour de <strong>70 000 tonnes pour 2026</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces variations annuelles, souvent liées au rythme des stocks et aux délais douaniers, ne masquent pas le constat central. L&rsquo;approvisionnement en céréales de base repose sur des chaînes d&rsquo;approvisionnement extérieures, exposant le pays aux secousses des cours mondiaux.</p>



<h3 id="h-l-heritage-rentier-une-agriculture-longtemps-marginalisee" class="wp-block-heading">L&rsquo;héritage rentier : une agriculture longtemps marginalisée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation ne date pas d&rsquo;hier. Elle s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;histoire économique d&rsquo;une nation dont le modèle s&rsquo;est construit autour des ressources extractives. L&rsquo;essor du pétrole, des mines et du bois a très tôt polarisé les capitaux, la main-d&rsquo;œuvre et l&rsquo;attention publique vers les centres urbains et les sites d&rsquo;extraction, reléguant le travail de la terre au second plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bilans dressés par la FAO rappellent depuis longtemps les limites du schéma agricole gabonais. Historiquement appuyé sur une agriculture vivrière de subsistance, le monde rural fait face à plusieurs défis combinés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;exode des jeunes vers les villes, laissant une population agricole réduite et âgée.</li>



<li>La persistance d&rsquo;outils manuels peu performants face aux exigences d&rsquo;un marché moderne.</li>



<li>L&rsquo;absence d&rsquo;axes routiers praticables toute l&rsquo;année pour évacuer les récoltes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation frappe de plein fouet la culture des céréales. Obtenir de bons résultats sur un champ communautaire ou une parcelle d&rsquo;essai reste à la portée des agriculteurs. En revanche, approvisionner des centres urbains de plusieurs centaines de milliers d&rsquo;habitants demande une organisation industrielle articulée.</p>



<h3 id="h-le-saut-d-echelle-le-casse-tete-des-rendements-et-des-couts" class="wp-block-heading">Le saut d&rsquo;échelle : le casse-tête des rendements et des coûts</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cultiver du riz à grande échelle ne s&rsquo;improvise pas. Cela implique un ensemble de conditions techniques que peu d&rsquo;exploitations locales parviennent à réunir simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;aménagement rigoureux du sol et le nivellement des parcelles.</li>



<li>L&rsquo;accès permanent à des semences sélectionnées pour leur résistance et leur productivité.</li>



<li>L&rsquo;équipement en matériel lourd, du labour jusqu&rsquo;à la moisson.</li>



<li>La maîtrise continue de la ressource en eau par le drainage et l&rsquo;irrigation.</li>



<li>L&rsquo;approvisionnement régulier en engrais et produits de soin des cultures.</li>



<li>Des installations adaptées pour sécher, nettoyer et décortiquer le grain dès la coupe.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dès qu&rsquo;un élément manque, les rendements s&rsquo;effondrent et le prix de revient s&rsquo;envole. Le riz local devient alors incapable de rivaliser avec les céréales importées, produites par des pays qui ont rationalisé leurs infrastructures depuis plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche apporte pourtant des motifs d&rsquo;encouragement. La validation en 2026 des variétés <strong>Cheyi, Mboma et Moukafaci-1</strong>, issues de la phase 2 du projet KAFACI, démontre que la terre gabonaise répond parfaitement. En station d&rsquo;essai, ces souches affichent des rendements compris entre <strong>7 et 8 tonnes à l&rsquo;hectare</strong>. La terre est fertile et les semences existent ; reste à passer de la démonstration scientifique à l&rsquo;exploitation commerciale à grande échelle.</p>



<h3 id="h-sortir-du-champ-la-necessite-absolue-d-une-filiere-complete" class="wp-block-heading">Sortir du champ : la nécessité absolue d&rsquo;une filière complète</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que se situe le véritable défi stratégique. Ramener le débat agricole à la seule question du semis ou de la récolte est une erreur d&rsquo;appréciation. Réduire les importations exige de mettre en place une <strong>chaîne de valeur industrielle</strong>, sans rupture du premier au dernier maillon :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>La sélection et la multiplication des semences</strong> adaptées au sol.</li>



<li><strong>La préparation mécanique des terres</strong> pour optimiser le travail.</li>



<li><strong>L&rsquo;aménagement des parcelles</strong> pour contrôler les flux d&rsquo;eau.</li>



<li><strong>Le ramassage rapide de la récolte</strong> pour éviter la dégradation des grains.</li>



<li><strong>Le séchage industriel</strong>, indispensable sous un climat chaud et humide.</li>



<li><strong>L&rsquo;usinage (décorticage, blanchiment, tri)</strong> pour rendre le riz propre à la consommation.</li>



<li><strong>Le stockage sous température et humidité contrôlées.</strong></li>



<li><strong>L&#8217;emballage et la mise en réseau</strong> dans les circuits de distribution.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Si la chaîne casse au moment du séchage ou si les frais de transport font grimpé le prix final, la production locale perd son intérêt économique pour l&rsquo;acheteur. La souveraineté alimentaire repose autant sur la qualité des usines de transformation que sur le travail fourni dans les champs.</p>



<h3 id="h-l-enclavement-logistique-le-vrai-cout-du-transport" class="wp-block-heading">L&rsquo;enclavement logistique : le vrai coût du transport</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier du riz illustre parfaitement les mécanismes de la vie chère au Gabon. La FAO le soulève régulièrement : <a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-le-poumon-ferroviaire-de-leconomie-gabonaise/">les carences du réseau de transport intérieur</a> constituent le premier frein au développement des circuits courts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Acheminer quelques tonnes de grain depuis une province de l&rsquo;intérieur vers Libreville ou Port-Gentil relève fréquemment du parcours du combattant. Entre la dégradation des voies, les délais d&rsquo;attente et le coût des carburants, les frais logistiques font exploser le prix du produit avant même son arrivée en rayon. À l&rsquo;opposé, faire venir plusieurs milliers de tonnes de riz par bateau depuis l&rsquo;Asie jusqu&rsquo;au port d&rsquo;Owendo s&rsquo;avère plus simple, plus rapide et nettement moins cher par kilo transporté. Cette réalité économique incite naturellement les commerçants à privilégier l&rsquo;importation.</p>



<h3 id="h-le-marche-national-un-levier-industriel-sous-exploite" class="wp-block-heading">Le marché national : un levier industriel sous-exploité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">On aborde souvent l&rsquo;importation sous l&rsquo;angle du problème financier. On peut aussi la regarder comme un indicateur d&rsquo;opportunité : <strong>la demande est là, solvable et constante.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque tonne consommée représente de la valeur ajoutée potentielle pour le territoire. Bâtir une production nationale capable de capter une partie de cette demande permettrait de créer une dynamique économique globale :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://gabon-quotidien.com/emploi-au-gabon-ou-se-trouvent-les-opportunites-pour-les-jeunes-en-2026/">L&rsquo;émergence d&#8217;emplois qualifiés et stables dans les zones rurales</a>.</li>



<li>La création de petites unités de transformation mécanique autour des bassins agricoles.</li>



<li>Des revenus plus réguliers pour les producteurs de l&rsquo;intérieur.</li>



<li>La conservation des devises à l&rsquo;intérieur du circuit financier national.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est fort de ce constat que les pouvoirs publics cherchent aujourd&rsquo;hui à réorienter les priorités budgétaires vers le secteur agricole.</p>



<h3 id="h-les-chantiers-engages-et-les-arbitrages-de-2026" class="wp-block-heading">Les chantiers engagés et les arbitrages de 2026</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les choix budgétaires et politiques de 2026 marquent une tentative de rééquilibrage. L&rsquo;État a notamment acheminé <strong>145 tracteurs et équipements spécialisés</strong> dans les différentes régions pour réduire la pénibilité du travail manuel et accélérer la préparation des sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, l&rsquo;enveloppe attribuée au ministère de l&rsquo;Agriculture a atteint <strong>81 milliards de FCFA en 2026</strong>. En parallèle, le volet terrain du programme KAFACI vise l&rsquo;encadrement de <strong>1 100 producteurs répartis dans 60 coopératives</strong>, en formant les techniciens locaux à la gestion moderne des rizières et au suivi des rendements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures s&rsquo;attaquent aux symptômes historiques : le manque de machines, le besoin de formation et l&rsquo;éparpillage des efforts. L&rsquo;enjeu consistera désormais à maintenir cet effort financier dans la durée pour éviter que les équipements ne se détériorent faute de maintenance.</p>



<h3 id="h-le-maillon-de-la-transformation-l-etape-decisive" class="wp-block-heading">Le maillon de la transformation : l&rsquo;étape décisive</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;usinage demeure le point névralgique du dispositif. Le riz récolté (le paddy) ne peut pas être livré tel quel aux consommateurs. Il doit impérativement passer par des unités mécanisées pour être débarrassé de sa balle, lavé, séché, décortiqué et trié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans rizeries implantées à proximité directe des surfaces cultivées, la production risque de pourrir sur place ou de perdre sa valeur marchande. Investir dans l&rsquo;agriculture ne signifie donc pas seulement acheter des engins agricoles, mais aussi implanter un outil industriel capable de fournir un riz propre, calibré et immédiatement utilisable en cuisine.</p>



<h3 id="h-le-mot-de-la-fin-au-consommateur-le-triple-test-du-marche" class="wp-block-heading">Le mot de la fin au consommateur : le triple test du marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En dernière analyse, ce n&rsquo;est ni la recherche ni la politique qui décideront du succès du riz gabonais, mais l&rsquo;arbitrage quotidien des ménages devant les étals. Pour convaincre, le produit local devra valider trois exigences simples :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Être disponible toute l&rsquo;année</strong>, sans rupture de stock entre deux récoltes.</li>



<li><strong>Proposer une qualité irréprochable</strong>, adaptée aux habitudes de cuisson locales.</li>



<li><strong>Afficher un prix réaliste</strong>, capable de rivaliser avec le riz importé.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Si le riz produit sur place s&rsquo;avère plus cher ou difficile à dénicher, l&rsquo;acheteur continuera naturellement de se tourner vers les marques étrangères. La substitution aux importations ne se fera pas par simple décision administrative, mais par la démonstration de sa rentabilité et de sa qualité sur le marché.</p>



<h3 id="h-vers-une-independance-construite-sur-le-terrain" class="wp-block-heading">Vers une indépendance construite sur le terrain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les 90 000 tonnes importées chaque année ne sont pas une fatalité. Elles rappellent simplement qu&rsquo;une politique de souveraineté alimentaire ne repose pas sur de bonnes intentions, mais sur des routes, des usines, du matériel et des réseaux de distribution performants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque tonne produite, usinée et distribuée au Gabon dans des conditions économiques viables constitue un pas concret vers l&#8217;emploi local et l&rsquo;équilibre commercial. La terre et l&rsquo;eau sont disponibles ; il reste à transformer ce potentiel en une véritable activité agro-industrielle durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Port-Gentil : les nouveaux investissements peuvent-ils relancer durablement la capitale pétrolière ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/port-gentil-les-nouveaux-investissements-peuvent-ils-relancer-durablement-la-capitale-petroliere-extrait-dans-le-panneau-article-a-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 09:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie bleue]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Ogooué-Maritime]]></category>
		<category><![CDATA[Port-Gentil]]></category>
		<category><![CDATA[SGEPP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49789</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre le plan Ogooué-Maritime 2050, le centre emplisseur de gaz de la SGEPP et la structuration de l'économie bleue, Port-Gentil accélère ses grands chantiers. Analyse de l'impact réel de ces investissements sur la diversification économique, le tissu de PME locales et l'emploi dans la capitale pétrolière.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-depuis-plusieurs-mois-la-capitale-economique-du-gabon-multiplie-les-projets-dans-les-infrastructures-l-energie-le-logement-et-le-developpement-territorial-mais-au-dela-de-cette-dynamique-d-investissements-un-enjeu-de-fond-persiste-ces-initiatives-permettront-elles-de-diversifier-durablement-l-economie-locale-ou-constitueront-elles-de-simples-reponses-ponctuelles-aux-urgences-urbaines"><strong>Depuis plusieurs mois, la capitale économique du Gabon multiplie les projets dans les infrastructures, l&rsquo;énergie, le logement et le développement territorial. Mais au-delà de cette dynamique d&rsquo;investissements, un enjeu de fond persiste : ces initiatives permettront-elles de diversifier durablement l&rsquo;économie locale ou constitueront-elles de simples réponses ponctuelles aux urgences urbaines ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est stratégique. Pendant des<sup></sup> décennies, l&rsquo;Ogooué-Maritime a porté la croissance nationale par son activité extractive. Aujourd&rsquo;h<sup></sup>ui, les autorités reconnaissent la nécessité de sortir du tout-pétrole pour bâtir un modèle territorial plus résili<sup></sup>ent.<sup></sup></p>



<h3 id="h-le-defi-de-la-diversification-territoriale" class="wp-block-heading">Le défi de la diversification territoriale </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le déséquilibre ne date pas d&rsquo;hier : la province a longtemps financé le budget national sans bénéficier de retombées proportionnelles sur son propre réseau d&rsquo;infrastructures. C&rsquo;est précisément pour inverser cette tendance que l&rsquo;exécutif a dévoilé, en janvier 2026, son plan <strong>« Ogooué-Maritime 2050 »</strong>. L&rsquo;ambition ? Transformer Port-Gentil en un pôle urbain moderne, en mesure de créer de la valeur hors du secteur extractif et de faire profiter directement le territoire de ses ressources.</p>



<h3 id="h-des-realisations-concretes-sur-le-terrain" class="wp-block-heading">Des réalisations concrètes sur le terrain </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, plusieurs chantiers récents marquent cette transition :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sécurité énergétique :</strong> Inauguré le 13 avril 2026 par la Société Gabonaise d&rsquo;Entreposage des Produits Pétroliers (SGEPP), le nouveau centre emplisseur de gaz butane produit jusqu&rsquo;à <strong>3 000 bouteilles quotidiennes</strong>. Cette infrastructure sécurise l&rsquo;approvisionnement des foyers et commerces tout en créant <strong>20 emplois directs et 78 postes indirects</strong>.</li>



<li><strong>Aménagement urbain :</strong> En juillet 2026, le ministère du Logement a fait le point sur le chantier de la SNI dédié à <strong>450 parcelles viabilisées</strong>, sans compter les programmes immobiliers menés aux côtés de partenaires comme BGFI Immo, la SOGARA et PERENCO.</li>
</ul>



<h3 id="h-transformer-l-infrastructure-en-valeur-economique" class="wp-block-heading">Transformer l&rsquo;infrastructure en valeur économique </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Construire des équipements ne constitue que la première étape. L&rsquo;impact réel de ces chantiers dépendra de leur capacité à catalyser un écosystème de PME, de sous-traitants et de prestataires locaux. Comme le souligne la feuille de route gouvernementale, une infrastructure n&rsquo;a de valeur économique durable que si elle favorise l&rsquo;émergence d&rsquo;activités connexes et stimule l&rsquo;entrepreneuriat local.</p>



<h3 id="h-l-emploi-comme-principal-barometre" class="wp-block-heading">L&#8217;emploi comme principal baromètre </h3>



<p class="wp-block-paragraph">La pression sur le marché du travail reste vive. En juin 2026, l&rsquo;opération « PNPE chez vous », organisée par le Pôle national de promotion de l&#8217;emploi, a illustré l&rsquo;urgence d&rsquo;associer <a href="https://gabon-quotidien.com/emploi-au-gabon-ou-se-trouvent-les-opportunites-pour-les-jeunes-en-2026/">investissements publics et débouchés professionnels</a>. La réussite de la reconversion économique se mesurera à la part de la commande publique et privée attribuée aux PME de la région, ainsi qu&rsquo;aux opportunités de sous-traitance et de formation offertes aux jeunes résidents.</p>



<h3 id="h-s-appuyer-sur-l-ecosysteme-petrolier-existant" class="wp-block-heading">S&rsquo;appuyer sur l&rsquo;écosystème pétrolier existant </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Diversifier Port-Gentil ne signifie pas renoncer aux hydrocarbures, mais utiliser leur socle industriel (maintenance, ingénierie, logistique, services techniques) pour faire monter en gamme les entreprises nationales. L&rsquo;objectif est de transformer le secteur pétrolier en un donneur d&rsquo;ordres pour le tissu économique local, en parfaite cohérence avec les orientations nationales sur la <a href="https://gabon-quotidien.com/gabon-france-accords-paris-retombees-economiques/">transformation locale des ressources</a>.</p>



<h3 id="h-cap-sur-l-economie-bleue-et-la-logistique" class="wp-block-heading">Cap sur l&rsquo;économie bleue et la logistique </h3>



<p class="wp-block-paragraph">La position maritime de la ville offre des leviers de croissance complémentaires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Ressources marines :</strong> La stratégie nationale de juin 2026 positionne Port-Gentil parmi les sites prioritaires pour structurer la pêche, l&rsquo;aquaculture, la <a href="https://gabon-quotidien.com/ingenierie-maritime-gabon-jifmar-formation-jeunes/">transformation des produits de la mer</a> et le tourisme maritime.</li>



<li><strong>Infrastructures portuaires :</strong> L&rsquo;Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG) recense un quai de commerce de <strong>375 mètres</strong>, un quai de chalandage et des installations dédiées à la pêche. La modernisation de ces équipements est essentielle pour fluidifier la logistique et dynamiser le commerce régional.</li>
</ul>



<h3 id="h-ingenierie-financiere-et-partenariats" class="wp-block-heading">Ingénierie financière et partenariats </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement de cette transformation nécessite de dépasser le seul budget de l&rsquo;État. En février 2026, la mairie de Port-Gentil s&rsquo;est rapprochée de BGFIBourse pour concevoir des mécanismes de financement ciblant l&rsquo;assainissement urbain, la gestion des déchets et l&rsquo;accompagnement des petits métiers. La viabilité du projet urbain repose sur cette capacité à attirer les capitaux privés et à structurer des partenariats viables.</p>



<h3 id="h-les-indicateurs-cles-de-la-reussite" class="wp-block-heading">Les indicateurs clés de la réussite </h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;efficacité de ces réformes s&rsquo;évaluera au moyen de critères précis :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le nombre d&#8217;emplois durables créés dans la province.</li>



<li>Le taux d&rsquo;accès des PME locales aux marchés des grands donneurs d&rsquo;ordres.</li>



<li>La part de la valeur ajoutée conservée sur le territoire.</li>



<li>L&rsquo;adéquation entre la formation professionnelle et les besoins des filières émergentes.</li>



<li>L&rsquo;amélioration de la productivité des entreprises grâce aux nouvelles infrastructures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En connectant ses atouts historiques aux nouvelles filières industrielles et maritimes, Port-Gentil peu<sup></sup>t transformer ses infrastructures en un modèle de développement territorial diversifié et créateur d&#8217;em<sup></sup>plois.</p>
<p>The post <a href="https://gabon-quotidien.com/port-gentil-les-nouveaux-investissements-peuvent-ils-relancer-durablement-la-capitale-petroliere-extrait-dans-le-panneau-article-a-droite/">Port-Gentil : les nouveaux investissements peuvent-ils relancer durablement la capitale pétrolière ?</a> appeared first on <a href="https://gabon-quotidien.com">GABON QUOTIDIEN</a>.</p>
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		<title>Fer de Belinga : 1 246 emplois créés, mais quel bilan économique pour l&#8217;Ogooué-Ivindo ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/fer-belinga-bilan-economique-ogooue-ivindo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 08:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[fer de Belinga]]></category>
		<category><![CDATA[Fortescue]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[MAKOKOU]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Ogooué-ivindo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49786</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec 1 246 emplois directs et 2,5 milliards de FCFA engagés dans les projets communautaires, Fortescue amorce la phase préparatoire du projet de fer de Belinga à Makokou. Analyse des retombées réelles pour la PME locale, de la formation et des défis pour transformer l'Ogooué-Ivindo d'ici la première expédition prévue en 2030.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-avec-1-246-emplois-directs-recenses-dont-82-occupes-par-des-nationaux-et-57-par-des-residents-de-l-ogooue-ivindo-le-projet-de-belinga-amorce-sa-premiere-phase-l-operateur-fortescue-belinga-revendique-egalement-pres-de-2-5-milliards-de-fcfa-injectes-dans-des-projets-communautaires-toutefois-au-dela-de-ces-donnees-chiffrees-un-enjeu-demeure-comment-transformer-ces-activites-preliminaires-en-un-moteur-de-croissance-durable-pour-la-region-et-le-gabon"><strong>Avec 1 246 emplois directs recensés, dont 82 % occupés par des nationaux et 57 % par des résidents de l&rsquo;Ogooué-Ivindo, le projet de Belinga amorce sa première phase. L&rsquo;opérateur Fortescue Belinga revendique également près de <a href="https://gabon-quotidien.com/achats-locaux-comilog-economie-gabonaise/">2,5 milliards de FCFA injectés dans des projets communautaires.</a> Toutefois, au-delà de ces données chiffrées, un enjeu demeure : comment transformer ces activités préliminaires en un moteur de croissance durable pour la région et le Gabon ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Makokou, les retombées initiales du gisement de fer de Belinga se concrétisent. Emplois, formations techniques, soutien au tissu entrepreneurial et réalisations communautaires : avant même la phase d&rsquo;exploitation industrielle, le partenariat entre Fortescue et l&rsquo;État gabonais insuffle une dynamique économique locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le projet reste dans une phase préparatoire. Les opérations actuelles se concentrent sur l&rsquo;exploration, la réalisation d&rsquo;études et la structuration des étapes futures. Les travaux de recherche ont déjà mobilisé plus de 225 000 mètres de forage à circulation inverse répartis sur 1 470 trous, complétés par plus de 17 500 mètres de carottage au diamant. La zone de prospection s&rsquo;étend à Batouala et doit progressivement intégrer d&rsquo;autres secteurs stratégiques comme Boka Boka. L&rsquo;enjeu central réside désormais dans la transition d&rsquo;un chantier d&rsquo;exploration vers un complexe minier industriel.</p>



<h3 id="h-1-246-emplois-un-indicateur-de-demarrage" class="wp-block-heading">1 246 emplois : un indicateur de démarrage </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le volume d&#8217;emplois actuels — 1 246 postes directs dont 82 % de Gabonais et 57 % de ressortissants locaux — constitue un signal positif pour une province confrontée aux défis de l&#8217;emploi et du désenclavement. Néanmoins, l&rsquo;impact réel d&rsquo;une exploitation minière ne se limite pas à la masse salariale directe de l&rsquo;opérateur principal. Son efficacité économique dépend de la densité de l&rsquo;écosystème qu&rsquo;elle génère : sous-traitance logistique, maintenance mécanique, approvisionnement alimentaire des bases-vie ou services spécialisés. C&rsquo;est l&rsquo;effet multiplicateur de cette chaîne de valeur secondaire qui détermine la portée du projet.</p>



<h3 id="h-developper-la-sous-traitance-et-le-tissu-pme" class="wp-block-heading">Développer la sous-traitance et le tissu PME </h3>



<p class="wp-block-paragraph">La viabilité économique de Belinga repose sur sa capacité à intégrer le tissu entrepreneurial national. Un projet d&rsquo;une telle envergure génère des besoins importants dans le transport, la sécurité, le BTP, la restauration, le nettoyage, l&rsquo;informatique et l&rsquo;ingénierie. Si ces marchés sont captés par des prestataires internationaux, les retombées locales resteront marginales. À l&rsquo;inverse, l&rsquo;intégration progressive des PME gabonaises dans la chaîne d&rsquo;approvisionnement constitue un levier de développement régional. Dans cette perspective, Fortescue a accompagné 20 entrepreneurs de Makokou en août 2026 à travers un programme de renforcement de capacités visant à préparer les entreprises locales aux exigences industrielles.</p>



<h3 id="h-transfert-de-competences-et-qualification-de-la-main-d-oeuvre" class="wp-block-heading">Transfert de compétences et qualification de la main-d&rsquo;œuvre </h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exploitation minière moderne requiert une main-d&rsquo;œuvre qualifiée : géologues, électrotechniciens, mécaniciens hors-bord, spécialistes en maintenance industrielle, experts en sécurité et en gestion environnementale. L&rsquo;objectif stratégique consiste à limiter le recours à l&rsquo;expertise externe en formant localement les profils requis. À ce titre, le programme « We Train for Gabon » a permis à 50 professionnels gabonais d&rsquo;effectuer un stage d&rsquo;immersion au sein des installations minières australiennes. De plus, Fortescue a doté en équipements le Centre de Formation Professionnelle de Makokou afin d&rsquo;aligner les cursus locaux sur les besoins du secteur.</p>



<h3 id="h-investissements-communautaires-et-depenses-d-exploration" class="wp-block-heading">Investissements communautaires et dépenses d&rsquo;exploration </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au 30 juin 2026, Fortescue annonce un engagement financier de 4,4 millions de dollars (environ 2,5 milliards de FCFA) dédié aux projets communautaires dans la province : éducation, infrastructures, programmes jeunesse et soutien à l&rsquo;entrepreneuriat. Par ailleurs, l&rsquo;entreprise indique avoir mobilisé plus de 250 milliards de FCFA depuis son installation pour l&rsquo;ensemble des travaux préparatoires, des études techniques et des campagnes de forage. Il convient toutefois de distinguer les dépenses d&rsquo;investissement de la création de valeur nette pour l&rsquo;économie nationale, cette dernière se mesurant aux parts de marchés attribuées aux PME locales, aux retombées fiscales et à l&rsquo;augmentation du pouvoir d&rsquo;achat.</p>



<h3 id="h-depasser-le-schema-de-l-enclave-miniere" class="wp-block-heading">Dépasser le schéma de l&rsquo;enclave minière </h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu majeur pour les autorités ministérielles consiste à éviter le modèle de l&rsquo;enclave extractive, où le minerai est exporté brut sans retombées significatives sur le territoire national. L&rsquo;évaluation du projet Belinga s&rsquo;appuiera sur plusieurs indicateurs clés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La proportion d&#8217;emplois qualifiés occupés par des nationaux.</li>



<li>La part du volume d&rsquo;affaires distribuée aux PME gabonaises.</li>



<li>L&rsquo;insertion effective des jeunes issus des programmes de formation.</li>



<li>Le niveau des recettes fiscales générées pour l&rsquo;État et les collectivités local.</li>



<li>La création d&rsquo;activités économiques pérennes en périphérie du site minier.</li>
</ul>



<h3 id="h-infrastructures-logistiques-et-retombees-territoriales" class="wp-block-heading">Infrastructures logistiques et retombées territoriales </h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exploitation du gisement nécessite le développement d&rsquo;infrastructures lourdes : <a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-ou-en-est-la-modernisation-de-la-ligne-strategique-du-gabon/">liaisons ferroviaires</a>, capacités portuaires et approvisionnement énergétique. Ces équipements, indispensables à l&rsquo;acheminement du minerai, présentent un potentiel de mutualisation pour d&rsquo;autres secteurs économiques (transport de marchandises, désenclavement agricole, alimentation électrique régionale). Au niveau local, les retombées indirectes commencent à se matérialiser, à l&rsquo;image du partenariat conclu avec le ministère du Tourisme pour la<a href="https://gabon-quotidien.com/makokou-cnss-services-sociaux-medicaux/"> réhabilitation et l&rsquo;exploitation de l&rsquo;hôtel Belinga à Makokou</a>, destiné à l&rsquo;hébergement des équipes techniques dès septembre 2026.</p>



<h3 id="h-horizon-2030-la-phase-d-exploitation" class="wp-block-heading">Horizon 2030 : la phase d&rsquo;exploitation </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le calendrier prévisionnel de l&rsquo;opérateur, la première expédition commerciale de minerai de fer est envisagée à l&rsquo;horizon 2030, sous réserve de la décision finale d&rsquo;investissement (FID), de la finalisation des études de faisabilité et de l&rsquo;obtention des autorisations réglementaires. La période intermédiaire 2026-2030 constitue une phase critique pour préparer le tissu industriel, former les ressources humaines et structurer le cadre réglementaire nécessaire à la maximisation des retombées nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès final du projet de Belinga ne se mesurera pas uniquement aux volumes de minerai extraits ou exportés, mais à la capacité du Gabon à structurer une filière industrielle intégrée, créatrice d&#8217;emplois qualifiés et de valeur ajoutée durable pour la région de l&rsquo;Ogooué-Ivindo.</p>
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		<title>FEROX : le Gabon choisi parmi les 1ers marchés africains de la nouvelle marque de Castel</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/ferox-gabon-castel-boisson-energisante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 09:18:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[boisson énergisante]]></category>
		<category><![CDATA[Castel]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[FEROX]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Ngannou]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49769</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Groupe Castel lance FEROX au Gabon, une nouvelle boisson énergisante également déployée au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Libreville, 16 septembre 2026.</strong> <strong>Le Groupe Castel élargit son portefeuille avec FEROX, une nouvelle boisson énergisante déployée simultanément sur plusieurs marchés continentaux. Le Gabon figure dans le premier carré d&rsquo;as ciblé par cette offensive commerciale, aux côtés du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Les premières canettes sont disponibles sur le marché gabonais dès ce 16 septembre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Implanté depuis plusieurs décennies en Afrique, le géant des boissons a pensé cette marque pour une jeunesse urbaine et active. Présentée comme « née en Afrique » mais taillée pour l&rsquo;international, FEROX marque une nouvelle étape dans la stratégie de diversification du groupe.</p>



<h3 id="h-le-gabon-dans-la-premiere-vague" class="wp-block-heading"><strong>Le Gabon dans la première vague</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du marché gabonais souligne l&rsquo;importance stratégique du pays dans ce plan de déploiement. Alors que le lancement officiel s&rsquo;est tenu le 15 septembre à Douala, le produit prend déjà place dans les rayons gabonais. Le site officiel confirme cette première phase opérationnelle centrée sur quatre pays moteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Castel, cette première étape concrétise plusieurs mois d&rsquo;études de marché, d&rsquo;élaboration de la recette et de façonnement de l&rsquo;identité de marque. Une démarche qui illustre l&rsquo;évolution du marché africain des boissons : les industriels conçoivent désormais leurs produits au plus près des usages et des aspirations locales.</p>



<h3 id="h-positionnement-sur-la-performance" class="wp-block-heading"><strong>Positionnement sur la performance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Côté formule, FEROX combine caféine, taurine et vitamines (C, B3, B5, B6, B12), conditionnée en format 33 cl.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;univers de la marque s&rsquo;articule autour de trois piliers — dépassement, intensité et détermination — en s&rsquo;appuyant sur les codes de la culture urbaine : sport, musique, mode et entrepreneuriat. Ce positionnement vise directement une population jeune et dynamique, dont les habitudes de consommation tirent la croissance du segment des boissons énergisantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Gabon, la marque débarque dans un secteur déjà très disputé. Son intégration dépendra de sa capacité à s&rsquo;imposer en rayon, de son réseau de distribution et de son positionnement prix face à l&rsquo;accueil des consommateurs.</p>



<h3 id="h-francis-ngannou-ambassadeur-de-poids" class="wp-block-heading"><strong>Francis Ngannou, ambassadeur de poids</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour incarner FEROX, Castel s&rsquo;offre une figure sportive internationale en signant un partenariat jusqu&rsquo;en 2029 avec Francis Ngannou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champion camerounais devient l&rsquo;égérie centrale de la marque. Son parcours et son image de persévérance collent à l&rsquo;ADN voulu par FEROX. Pour Castel, le véritable défi consistera désormais à convertir cette visibilité de lancement en parts de marché pérennes.</p>



<h3 id="h-une-ambition-regionale-assumee" class="wp-block-heading"><strong>Une ambition régionale assumée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À travers FEROX, Castel ne lance pas un simple produit de plus : le groupe bâtit une marque à vocation transfrontalière avant un éventuel cap vers d&rsquo;autres continents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour orchestrer ce déploiement rapide entre Douala, Libreville, Abidjan et Dakar, le groupe s&rsquo;appuie sur son maillage industriel et commercial historique. Reste désormais l&rsquo;épreuve du terrain : séduire une clientèle sollicitée et s&rsquo;adapter aux réalités du pouvoir d&rsquo;achat local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du produit, cette arrivée confirme une tendance lourde : les acteurs majeurs de l&rsquo;agroalimentaire conçoivent désormais leurs marques directement en Afrique, avec une ambition d&#8217;emblée continentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Filière aurifère au Gabon : le parcours complet de la mine au lingot</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/filiere-aurifere-au-gabon-le-parcours-complet-de-la-mine-au-lingot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 21:11:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Filière aurifère Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[ministère des Mines Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Or au Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Raffinerie Gabonaise de l’Or]]></category>
		<category><![CDATA[Société Équatoriale des Mines]]></category>
		<category><![CDATA[ZIS Nkok]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49758</guid>

					<description><![CDATA[<p>Découvrez comment le Gabon réorganise la filière aurifère, de l'extraction à la certification des lingots à la raffinerie de Nkok.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Extraction, collecte, contrôle, raffinage, certification et vente : la production d&rsquo;un lingot d&rsquo;or repose sur une chaîne logistique complexe mobilisant miniers, administration publique et structures spécialisées. À travers la vaste réforme de la<a href="https://gabon-quotidien.com/or-au-gabon-letat-va-interdire-lexportation-de-lor-non-raffine/"> filière aurifère</a>, l&rsquo;État gabonais réorganise ce parcours pour capter l&rsquo;essentiel de la valeur ajoutée sur son territoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de devenir un actif financier négociable ou une valeur refuge, le métal précieux franchit plusieurs étapes décisives. Un lingot ne sort pas directement de la mine sans subir un processus rigoureux de contrôle et de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de la suspension de certaines concessions et du lancement d&rsquo;audits ciblés, Libreville clarifie le rôle de chaque intervenant, encadre les flux et impose la transformation locale. La feuille de route du ministère des Mines vise une ligne claire : <strong>tracer précisément l&rsquo;origine de l&rsquo;or gabonais pour en sécuriser la distribution et en optimiser la rentabilité.<sup></sup><sup></sup></strong></p>



<h3 id="h-l-extraction-assainir-le-cadastre-minier" class="wp-block-heading"><strong>L’extraction : assainir le cadastre minier<sup></sup><sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence sur le terrain. L&rsquo;or provient de gisements exploités sous le régime de permis et de titres accordés par l&rsquo;<sup></sup>État. L&rsquo;enjeu prioritaire <sup></sup>réside en amont : <em>qui exploite, où et dans quelles conditions ?</em> C&rsquo;est l&rsquo;objet du projet d&rsquo;assainissement actuel. S&rsquo;appuyant sur un cadastre rénové, les autorités recensent l&rsquo;ensemble des opérateurs, contrôlent la validité des licences et réorganisent les zones de recherche et d&rsquo;extraction.<sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-la-collecte-encadrer-les-intermediaire-s" class="wp-block-heading"><strong>La collecte : encadrer les intermédiaire<sup></sup>s<sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois ext<sup></sup>rait, le minerai entre dans le réseau de collecte. Cette phase, longtemps sujette au marché informel, s&rsquo;avère stratégique pour stopper l&rsquo;évasion d&rsquo;or brut. Pour imposer une traçabilité rigoureuse, le gouvernement renforce le suivi des comptoirs d&rsquo;achat et met fin à la collecte directe auprès des particu<sup></sup>liers. L&rsquo;objectif est d&rsquo;orienter la totalité des flux vers un<sup></sup> circuit officiel et vérifiable.</p>



<h3 id="h-la-tracabilite-remonter-jusqu-a-la-mine" class="wp-block-heading"><strong>La traçabilité : remonter jusqu’à la mine<sup></sup><sup></sup><sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour attester de l&rsquo;origine légale du métal, le nouveau dispositif associe chaque lot à sa provenance exacte : concession industrielle, entreprise agréée ou collectif d&rsquo;orpaille<sup></sup>urs. Les lingots façonnés par la Raffinerie Gabonaise de l&rsquo;Or (RGO) reçoivent un marquage<sup></sup> par QR Code qui retrace l&rsquo;historique complet de leur production.<sup></sup> Une transparence indispensable pour rassurer les marchés internationaux.</p>



<h3 id="h-le-raffinage-transformer-la-matiere-premiere-a-nkok" class="wp-block-heading"><strong>Le raffinage : transformer la matière première à Nkok</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cœur de la réorganisation : le raffinage. Opérationnelle depuis juin 2023 dans la <a href="https://gabon-quotidien.com/zis-de-nkok-bilan-industrie-gabon/">ZIS de Nkok</a>, la RGO matérialise le virage vers la transformation locale. L&rsquo;initiative vise à rompre avec l&rsquo;exportation brute pour générer et conserver la valeur ajoutée sur le sol national.</p>



<h3 id="h-la-certification-credibiliser-le-label-gabonais" class="wp-block-heading"><strong>La certification : crédibiliser le label gabonais</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le raffinage débouche sur un contrôle qualité strict établissant la pureté exacte et les caractéristiques techniques du métal. Prise en charge directement par la RGO, cette étape fiabilise les transactions commerciales et garantit la conformité aux standards internationaux.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-stockage-et-la-commercialisation-constituer-des-reserves-strategiques" class="wp-block-heading"><strong>Le stockage et la commercialisation : constituer des réserves stratégiques<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un<sup></sup>e fois certifié et estampillé, l’or suit deux parcours distincts :<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La commercialisation :</strong> confiée à Gabon Mineral Trading pour la négociation et la vente sur les marchés financiers.</li>



<li><strong>La réserve stratégique :</strong> attribuée à la future Société de Réserve Nationale de l’Or afin de bâtir un stock d’actifs souverains pour l&rsquo;État.</li>
</ul>



<h3 id="h-l-exportation-la-fin-de-l-or-brut-a-l-export" class="wp-block-heading"><strong>L’exportation : la fin de l’or brut <sup></sup>à l&rsquo;export<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’exportation de lingots demeure autorisée, le cadre réglementaire change profondément. Le ministère des Mines planifie l&rsquo;interdiction progressive des sorties d&rsquo;or non raffiné. Il ne s&rsquo;agit pas de fermer les échanges extérieurs, mais de garantir qu&rsquo;aucun lot ne quitte le territoire sans purification, contrôle ni certification préalable. </p>



<h3 id="h-une-synergie-institutionnelle" class="wp-block-heading"><strong>Une synergie institutionnelle<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour piloter l&rsquo;ensemble de la filiè<sup></sup>re, l&rsquo;État répartit les missions entre plusieurs entités clés :<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Ministère des Mines :</strong> Régulation globale, cadre juridique et contrôle des opérations.</li>



<li><strong>Société Équatoriale des Mines (SEM) :</strong> Rachat, participation publique et développement de la filière.</li>



<li><strong>Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO) :</strong> Traitement physique, purification et contrôle qualité.</li>



<li><strong>Société de Réserve Nationale de l’Or :</strong> Constitution et gestion de la réserve d&rsquo;État.</li>



<li><strong>Gabon Mineral Trading :</strong> Commercialisation et négociation internationale.</li>



<li><strong>BEAC, Trésor public et banques agréées :</strong> Encadrement bancaire et régulation des flux financiers.</li>
</ul>



<h3 id="h-l-enje-u-capter-la-valeur-ajoutee" class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;enje<sup></sup>u : capter la valeur ajoutée<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, le bilan du secteur reposait uniquement sur les volumes extraits du<sup></sup> sol. La nouvelle gouvernance adopte désormais une analyse globale de la chaîne : traçabilité de la resso<sup></sup>urce, transformation locale, répartition des revenus et sécurisation des réserves d&rsquo;État.<sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif du Gabon ne dépend<sup></sup> plus de la simple quantité de métal tirée de son sous-sol, mais de sa capacité à convertir cette ressour<sup></sup>ce en un véritable moteur d&rsquo;expansion économique à long ter<sup></sup>me.</p>
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		<title>Contenu local pétrolier : ce que révèle la thèse du Dr Zacharie BIKITA sur la création de valeur au Gabon</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/contenu-local-petrolier-ce-que-revele-la-these-du-dr-zacharie-bikita-sur-la-creation-de-valeur-au-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 19:09:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Code des hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[contenu local]]></category>
		<category><![CDATA[GM Energy]]></category>
		<category><![CDATA[Pétrole Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[PME Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[sous-traitance]]></category>
		<category><![CDATA[Zacharie Bikita]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Résumé des travaux de recherche du Dr Zacharie BIKITA sur l'impact du contenu local dans le secteur pétrolier au Gabon et les enjeux de développement pour les PME sous-traitantes locales.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-au-gabon-la-question-du-contenu-local-dans-l-industrie-petroliere-depasse-desormais-le-simple-comptage-des-contrats-attribues-aux-pme-locales-elle-souleve-un-defi-strategique-majeur-dans-quelles-conditions-l-exploitation-des-hydrocarbures-peut-elle-generer-un-tissu-industriel-national-solide-des-emplois-qualifies-et-un-transfert-reel-de-competences"><strong>Au Gabon, la question du contenu local dans l’industrie pétrolière dépasse désormais le simple comptage des contrats attribués aux PME locales. Elle soulève un défi stratégique majeur : dans quelles conditions l’exploitation des hydrocarbures peut-elle générer un tissu industriel national solide, des emplois qualifiés et un transfert réel de compétences ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cœur de la recherche menée par <strong>Dr. Zacharie BIKITA</strong>, dans le cadre de son Executive Doctorate in Business Administration (<strong>EDBA</strong>) en Sciences de Gestion, soutenu récemment à Paris. La soutenance s’est tenue devant un jury composé du Professeur Soufyane FRIMOUSSE, de l’ASMP, Directeur de thèse, du Professeur Ruphin NDJAMBOU, du CIREGED-UOB, rapporteur 1 et co-directeur de thèse, du Professeur Christine DUGOIN-CLEMENT, de l’ASMP, rapporteur 2, et du Professeur Patrick DAMBRON, de l’ASMP, Président du jury. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son étude porte sur <strong>l’impact du<a href="https://gabon-quotidien.com/local-content-comilog-gabon-developpement/"> contenu local</a> sur le développement de la sous-traitance dans le secteur pétrolier et gazier au Gabon</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin des abstractions théoriques, cette démarche scientifique s’attaque à une réalité économique concrète : empêcher que les entreprises gabonaises ne restent cantonnées aux tâches périphériques et leur donner les moyens d’intégrer pleinement la chaîne de valeur.</p>



<h3 id="h-depasser-l-attribution-de-marches-pour-batir-un-ecosysteme" class="wp-block-heading">Dépasser l’attribution de marchés pour bâtir un écosystème</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Accéder aux appels d’offres ne suffit pas. Pour le Dr Zacharie BIKITA, l’enjeu fondamental consiste à transformer la sous-traitance en un véritable moteur de croissance nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la relation contractuelle entre une compagnie pétrolière et son prestataire, sa recherche analyse l’ensemble de l’écosystème : solidité financière des PME, qualifications du personnel, cadre institutionnel et capacités d’ancrage durable dans le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche modifie les critères d’évaluation. Décrocher un contrat n’est pas une fin en soi. La véritable réussite réside dans la capacité de l’entreprise à réinvestir, former ses équipes, monter en gamme techniquement et consolider ses fonds propres grâce aux opportunités offertes par le secteur.</p>



<h3 id="h-la-triangulation-des-acteurs-une-methode-d-analyse-croisee" class="wp-block-heading">La triangulation des acteurs : une méthode d’analyse croisée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour capter la complexité du terrain, le chercheur s’est appuyé sur différents acteurs de la filière : opérateurs pétroliers, sous-traitants, PME autochtones, administrations publiques, établissements bancaires, patronat, société civile et experts sectoriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette méthodologie permet de confronter des perceptions et des intérêts parfois différents. Le contenu local n’a pas la même réalité pour un donneur d’ordre soucieux de ses coûts et de ses standards, une PME confrontée au manque de liquidités, une banque réticente au risque ou un État chargé de réguler le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En croisant ces différents regards dans une démarche de triangulation, la recherche cherche ainsi à établir un diagnostic plus fidèle et nuancé des blocages qui freinent le développement de la sous-traitance pétrolière au Gabon.</p>



<h3 id="h-pourquoi-le-cadre-juridique-ne-suffit-pas" class="wp-block-heading">Pourquoi le cadre juridique ne suffit pas</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon dispose pourtant d’un cadre réglementaire étoffé, notamment avec le Code des hydrocarbures de 2019, le décret n°00232/PR/MPGM de 2021 relatif au contenu local et la loi n°024/2021 sur la sous-traitance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’existence de textes ne garantit pas, à elle seule, leur traduction en résultats économiques concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès au financement, le transfert de technologies, la qualification de la main-d’œuvre et la capacité des entreprises à répondre aux standards des opérateurs constituent autant de conditions nécessaires pour transformer les dispositions réglementaires en véritables opportunités d’affaires.</p>



<h3 id="h-l-epreuve-du-terrain-le-diagnostic-d-une-pme-locale" class="wp-block-heading">L’épreuve du terrain : le diagnostic d’une PME locale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour quitter le champ des généralités, l’étude s’appuie notamment sur une analyse de cas approfondie au sein d’une entreprise sous-traitante gabonaise : <strong>GM ENERGY</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette immersion permet d’observer concrètement les contraintes auxquelles peuvent être confrontées les entreprises locales : exigences techniques des grands groupes, normes QHSE, besoins importants en équipements, accès au financement, délais de paiement et tensions de trésorerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignement dépasse ainsi le seul cas de l’entreprise étudiée. La sous-traitance apparaît comme un processus d’apprentissage et de structuration progressive, dans lequel chaque marché peut devenir une étape vers une plus grande capacité industrielle.</p>



<h3 id="h-les-grilles-d-analyse-de-la-science-de-gestion" class="wp-block-heading">Les grilles d’analyse de la science de gestion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour analyser ces mécanismes, le Dr Zacharie BIKITA mobilise plusieurs cadres théoriques issus des sciences de gestion.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La Resource-Based View (RBV)</strong> évalue les compétences internes et les actifs stratégiques dont dispose une PME pour construire un avantage concurrentiel durable.</li>



<li><strong>La théorie des coûts de transaction</strong> éclaire les arbitrages entre production interne, sous-traitance et partenariats stratégiques.</li>



<li><strong>La théorie institutionnelle et celle des parties prenantes</strong> permettent d’analyser le rôle des régulations, des institutions et des différents intérêts en présence.</li>



<li><strong>L’analyse des chaînes de valeur extractives</strong> situe enfin le cas gabonais dans les dynamiques plus larges des industries extractives et des économies de rente.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette combinaison permet d’aborder le contenu local sous plusieurs angles : technique, financier, humain, institutionnel et réglementaire.</p>



<h3 id="h-favoriser-la-montee-en-gamme-du-tissu-economique-national" class="wp-block-heading">Favoriser la montée en gamme du tissu économique national</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des enseignements majeurs de la recherche réside dans la notion de <strong>trajectoire d’entreprise</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour générer un impact durable, une politique de contenu local ne peut pas se limiter à réserver des marchés aux entreprises nationales. Elle doit également créer les conditions de leur montée en puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque contrat exécuté devrait pouvoir contribuer à l’acquisition de nouvelles certifications, à la modernisation des équipements, au renforcement des compétences et à l’amélioration de la solidité financière de l’entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrat devient alors un levier de structuration. Une PME qui monte en compétences peut accéder à des marchés plus complexes, recruter davantage, investir et participer plus fortement à la création de valeur dans l’économie nationale.</p>



<h3 id="h-une-ambition-influencer-la-decision-publique-et-privee" class="wp-block-heading">Une ambition : influencer la décision publique et privée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Dr Zacharie BIKITA, la soutenance de cette recherche constitue une étape qui doit désormais ouvrir sur l’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de restituer les enseignements de ces travaux auprès des décideurs publics, des compagnies pétrolières, des institutions financières, des organisations patronales et des acteurs de l’accompagnement des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction d’un tissu industriel performant suppose en effet un dialogue entre l’État, les donneurs d’ordre, les banques et les entrepreneurs. Aucun acteur ne peut, à lui seul, lever l’ensemble des obstacles qui freinent le contenu local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc penser le développement de la sous-traitance comme une responsabilité collective et comme un dialogue permanent entre les différents maillons de l’écosystème.</p>



<h3 id="h-de-la-ressource-souterraine-a-la-richesse-industrielle" class="wp-block-heading">De la ressource souterraine à la richesse industrielle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En filigrane, cette recherche pose une question centrale pour l’avenir économique du Gabon : <strong>comment convertir une ressource épuisable en capacités industrielles durables ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu ne réside plus seulement dans les volumes de brut extraits ou dans les recettes fiscales immédiates. Il se trouve aussi dans la capacité du pays à transformer l’activité pétrolière en savoir-faire, en technologies maîtrisées, en PME performantes et résilientes et en emplois à plus forte valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contenu local cesse alors d’être une simple obligation réglementaire. Il peut devenir un véritable levier de transformation structurelle, à condition que les politiques publiques, les stratégies des opérateurs et les capacités des entreprises évoluent dans la même direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question posée par les travaux du Dr Zacharie BIKITA est donc particulièrement stratégique : <strong>comment traduire les enseignements de la recherche scientifique en réformes et en mécanismes opérationnels capables de renforcer durablement l’entreprise gabonaise ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce croisement entre recherche, stratégie d’entreprise et politique publique que se joue une partie de l’avenir de la sous-traitance nationale.</p>
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		<title>Logement au Gabon : les dessous d’un casse-tête structurel</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/logement-gabon-casse-tete-structurel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Justin MBATCHI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 23:49:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Essassa]]></category>
		<category><![CDATA[grand Libreville]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[logement Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Nkok]]></category>
		<category><![CDATA[Owendo]]></category>
		<category><![CDATA[SNI]]></category>
		<category><![CDATA[URBANISME]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49746</guid>

					<description><![CDATA[<p>Programmes immobiliers, foncier hors de prix, viabilisation complexe et accès limité au crédit : décryptage des blocages structurels du logement au Gabon et des défis de la SNI pour loger les ménages.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Programmes immobiliers, chantiers d&rsquo;envergure et relance de la Société nationale immobilière (SNI) : le Gabon s’efforce d’enrayer une pénurie de logements devenue critique, particulièrement dans le Grand Libreville. Pourtant, entre la spéculation foncière, le déficit d&rsquo;infrastructures de viabilisation et l&rsquo;envolée des coûts de construction, bâtir des habitations accessibles relève encore du défi majeur.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Trouver à se loger dignement sans y laisser toutes ses économies relève aujourd&rsquo;hui du parcours du combattant pour une majorité de ménages gabonais. Pour beaucoup, le problème ne se résume pas à une simple recherche de disponibilité, mais à la quête d&rsquo;un toit abordable, bien situé et adapté à leurs revenus réels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Libreville et dans ses communes périphériques, la pression démographique étire la capitale à ses limites. De nouvelles constructions sortent progressivement de terre à Owendo, Akanda, Nkok ou Essassa, mais sur le terrain, le déficit d&rsquo;offres demeure colossal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette urgence, le gouvernement et la SNI multiplient les initiatives pour accélérer le rythme de production. Mais pourquoi l&rsquo;offre peine-t-elle autant à suivre ? La réponse réside dans un cumul de blocages structurels.</p>



<h3 id="h-le-casse-tete-du-foncier-et-de-la-viabilisation" class="wp-block-heading"><strong>Le casse-tête du foncier et de la viabilisation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ériger un bâtiment ne se limite pas à poser des parpaings. Tout projet exige d&rsquo;abord la sécurisation juridique du terrain — une étape administrative souvent longue mais indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite le chantier de la viabilisation : ouvrir les voies d&rsquo;accès, acheminer l&rsquo;eau potable, raccorder au réseau électrique, aménager le réseau d&rsquo;assainissement et le drainage des eaux pluviales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces travaux préalables pèsent lourdement sur la facture globale. C&rsquo;est pourquoi un programme immobilier ne peut pas se réduire à un simple alignement de maisons : il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;un projet d&rsquo;aménagement urbain d&rsquo;ensemble. Dès qu&rsquo;un chantier s&rsquo;éloigne des réseaux existants, les coûts d&rsquo;équipement s&rsquo;envolent, répercutant inévitablement ce surcoût sur le prix de vente ou de location.</p>



<h3 id="h-l-illusion-des-peripheries-et-le-piege-des-distances" class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;illusion des périphéries et le piège des distances</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour contourner la rareté et le coût excessif de la terre en hypercentre, les promoteurs se déportent tout naturellement vers les zones périphériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, bâtir loin du cœur de ville ne fait que déplacer le problème. Si le logement s&rsquo;avère moins cher à l&rsquo;achat ou à la location, le quotidien devient plus onéreux pour les habitants contraints d&rsquo;effectuer de longs déplacements pour travailler, étudier ou accéder aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est tout le paradoxe du développement urbain actuel : le foncier périphérique semble financièrement accessible, mais la vie de tous les jours s&rsquo;y révèle plus chère en l&rsquo;absence de <a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-ou-en-est-la-modernisation-de-la-ligne-strategique-du-gabon/">transports collectifs performants</a> et de services de proximité.</p>



<h3 id="h-le-pouvoir-d-achat-face-au-mur-du-credit" class="wp-block-heading"><strong>Le pouvoir d&rsquo;achat face au mur du crédit</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Multiplier les mètres carrés ne résoudra rien si les logements produits restent hors de portée du portefeuille des ménages visés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://gabon-quotidien.com/logement-gabon-acces-propriete-defis-menages/">Accéder à la propriété</a> nécessite généralement la mobilisation d&rsquo;un apport personnel, l&rsquo;obtention d&rsquo;un prêt bancaire et la capacité de supporter des mensualités sur le long terme. Or, face à la précarité ou à l&rsquo;instabilité des revenus de nombreux foyers, les établissements bancaires serrent la vis et <a href="https://gabon-quotidien.com/financement-pme-afrique-centrale-credit/">restreignent l&rsquo;accès au crédit</a>. Le marché immobilier se retrouve ainsi paralysé par l&rsquo;incapacité des ménages à financer leur projet.</p>



<h3 id="h-l-equation-fragile-du-logement-social" class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;équation fragile du logement social</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Par définition, le logement social doit offrir des habitations adaptées aux ressources des foyers modestes et des classes moyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l&rsquo;équilibre financier de ces programmes relève de l&rsquo;acrobatie. Les promoteurs doivent contenir le prix final tout en absorbant les coûts du foncier, de la main-d&rsquo;œuvre et des matériaux importés (ciment, acier, équipements). Le moindre surcoût déstabilise immédiatement l&rsquo;opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans soutien public appuyé ou mécanismes de subvention, les promoteurs privés préfèrent se positionner sur le segment du haut de gamme, plus rentable, délaissant le secteur social où les marges sont trop faibles.</p>



<h3 id="h-mettre-l-accent-sur-l-operationnel-eau-electricite-et-transports" class="wp-block-heading"><strong>Mettre l&rsquo;accent sur l&rsquo;opérationnel : eau, électricité et transports</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Début septembre 2026, la SNI a multiplié les inspections de terrain à Owendo, Nkok et Essassa pour imprimer une nouvelle dynamique à ses programmes immobiliers. Mais la réussite de cette politique ne se mesurera pas au nombre de murs montés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un logement doit être immédiatement habitable. Eu égard aux tensions récurrentes sur les réseaux de distribution, le risque subsiste de livrer des cités neuves privées d&rsquo;eau ou d&rsquo;électricité, ou déconnectées des réseaux de transport vers les bassins d&#8217;emploi. Le seul indicateur valable doit être le volume d&rsquo;habitations réellement raccordées, desservies et prêtes à vivre.</p>



<h3 id="h-cibler-les-classes-moyennes-pour-desengorger-le-marche" class="wp-block-heading"><strong>Cibler les classes moyennes pour désengorger le marché</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat ne saurait se limiter au seul logement très social. Le Gabon manque cruellement d&rsquo;une <a href="https://gabon-quotidien.com/acces-propriete-gabon-8100-logements-politique-sociale/">offre intermédiaire destinée aux fonctionnaires</a>, salariés du secteur privé et jeunes actifs disposant de revenus réguliers mais insuffisants pour le marché du haut de gamme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute d&rsquo;alternatives adaptées à leurs moyens, ces ménages se rabattent sur le parc locatif traditionnel, ce qui entretient la surenchère des loyers sur l&rsquo;ensemble du marché. Structurer une offre dédiée aux classes moyennes est indispensable pour rééquilibrer l&rsquo;ensemble de la chaîne immobilière.</p>



<h3 id="h-valoriser-la-filiere-locale-de-construction" class="wp-block-heading"><strong>Valoriser la filière locale de construction</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La structure des coûts de construction dépend fortement de la provenance des matériaux. L&rsquo;importation massive du ciment, de l&rsquo;acier ou des équipements d&rsquo;aménagement alourdit considérablement la facture finale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;émergence d&rsquo;une filière nationale de matériaux de construction représente un levier économique majeur. Produire localement permettrait d&rsquo;alléger les coûts, de créer des emplois et de réduire la dépendance aux marchés extérieurs.</p>



<h3 id="h-de-la-logique-de-chantier-a-l-evaluation-par-les-resultats" class="wp-block-heading"><strong>De la logique de chantier à l&rsquo;évaluation par les résultats</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Répondre aux besoins réels de la population exige de dépasser la simple accumulation de promesses. Les futurs programmes devront impérativement réunir quatre critères clés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Une localisation stratégique</strong>, connectée aux axes de transport ;</li>



<li><strong>Un prix de revient maîtrisé</strong>, aligné sur le pouvoir d&rsquo;achat réel ;</li>



<li><strong>Des viabilisations complètes</strong> (eau, électricité, assainissement) ;</li>



<li><strong>Des solutions de crédit</strong> adaptées au profil des souscripteurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;activisme récent de la SNI marque une dynamique positive, mais l&rsquo;opinion attend des résultats concrètes : combien de clés seront effectivement remises aux acquéreurs ? Quels seront les montants réels des loyers et des mensualités ? Et surtout, quels seront les délais effectifs de livraison ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La problématique du logement dépasse la simple pénurie de bâtiments : elle reflète les tensions d&rsquo;un modèle urbain en pleine mutation. In fine, la réussite d&rsquo;une politique du logement ne se compte pas au nombre de promesses de chantier, mais au nombre de familles durablement et correctement logées.</p>
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		<title>ZIS de Nkok : entre chiffres records et réalité du terrain, quel bilan pour l&#8217;industrie gabonaise ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/zis-de-nkok-bilan-industrie-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 07:47:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Gsez]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[ZIS de Nkok]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49741</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatorze ans après son lancement, la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok affiche des chiffres impressionnants. Mais entre annonces officielles et réalité opérationnelle, quel est le véritable impact de ce complexe de 1 126 hectares implanté à 27 kilomètres de Libreville sur l&#8217;économie gabonaise ? L&#8217;industrie forestière a servi de détonateur. Mais aujourd&#8217;hui, le paysage [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatorze ans après son lancement, la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok affiche des chiffres impressionnants. Mais entre annonces officielles et réalité opérationnelle, quel est le véritable impact de ce complexe de 1 126 hectares <strong>implanté à 27 kilomètres de Libreville</strong> sur l&rsquo;économie gabonaise ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;industrie forestière a servi de détonateur. Mais aujourd&rsquo;hui, le paysage a changé. Le site héberge désormais des usines de métallurgie, de sidérurgie, de pharmacie, de chimie, de recyclage plastique ou de BTP. Nkok a dépassé le stade du simple parc boisé pour devenir un carrefour d&rsquo;activités multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, derrière les discours officiels et les brochures commerciales, les données chiffrées méritent une lecture attentive. Les statistiques circulant sur la ZIS prêtent parfois à confusion quand on ne les replace pas dans leur contexte. Quelle est l&#8217;emprise réelle du site à l&rsquo;heure actuelle ? Combien d&rsquo;usines tournent au quotidien ? Quel est le volume exact des emplois créés et des fonds engagés ? Un examen minutieux des chiffres permet de séparer la réalité du terrain des annonces de communication.</p>



<h3 id="h-1-entreprises-inscrites-et-usines-actives-decryptage-d-une-nuance-cle" class="wp-block-heading"><strong>1. Entreprises inscrites et usines actives : décryptage d&rsquo;une nuance clé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;aménageur Gabon Special Economic Zone (GSEZ) — fruit d&rsquo;un partenariat entre l’État gabonais et le groupe ARISE IIP — met en avant un chiffre phare : 144 entreprises enregistrées, issues de 17 pays et réparties dans 22 secteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce total de 144 sociétés sert d&rsquo;argument clé pour démontrer l&rsquo;attractivité du Gabon auprès des investisseurs étrangers. Il englobe l&rsquo;ensemble des acteurs ayant signé une convention, réservé une parcelle ou créé une entité juridique dans la zone.</p>



<h3 id="h-la-realite-du-terrain-industriel" class="wp-block-heading"><strong>La réalité du terrain industriel</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mettre sur le même plan 144 entreprises enregistrées et 144 usines en pleine production constitue pourtant un raccourci trompeur. Les données administratives et sectorielles dressent un tableau plus nuancé :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le comptage des unités de production :</strong> Les inventaires de terrain menés fin 2024 recensaient 65 usines en activité. En ajoutant les chantiers en cours de finition et les relances prévues, le total des sites opérationnels oscille entre 65 et 68 usines.</li>



<li><strong>Le recensement des services publics :</strong> Le ministère du Travail comptabilisait de son côté 68 entreprises industrielles sous son contrôle à la fin de l&rsquo;année 2025.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces écarts ne découlent pas de données faussées, mais d&rsquo;étapes administratives et techniques distinctes. Plusieurs mois — parfois plusieurs années — séparent la signature d&rsquo;un bail, la sortie de terre du bâtiment, le raccordement aux réseaux et le lancement effectif des machines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conserver une rigueur journalistique sans minimiser l&rsquo;impact de la zone, l&rsquo;état des lieux se résume ainsi : GSEZ gère un portefeuille de 144 investisseurs inscrits, tandis que le parc industriel en service rassemble concrètement 65 à 68 usines en fonctionnement.</p>



<h3 id="h-2-emploi-a-nkok-decortiquer-les-20-000-postes-annonces" class="wp-block-heading"><strong>2. Emploi à Nkok : décortiquer les 20 000 postes annoncés</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le volet social reste l&rsquo;indicateur le plus scruté par la population. L&rsquo;opérateur GSEZ affiche plus de 20 000 emplois créés depuis le lancement du site. Ce volume massif confirme le rôle central joué par Nkok comme <a href="https://gabon-quotidien.com/moanda-145-emplois-inclusion-economique/">moteur économique régional</a>.</p>



<h3 id="h-emplois-directs-ou-reseau-indirect" class="wp-block-heading"><strong>Emplois directs ou réseau indirect ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour évaluer la portée exacte de ce chiffre, il faut distinguer les statuts professionnels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les emplois directs :</strong> Salariés, ouvriers contractuels ou agents journaliers travaillant physiquement dans les usines, les entrepôts et les bureaux du site.</li>



<li><strong>Les emplois indirects et induits :</strong> Tout l&rsquo;écosystème périphérique. Transporteurs routiers, sous-traitants logistiques, agents de maintenance, équipes de gardiennage, mais aussi commerces et services nés autour du complexe.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Si le nombre d&rsquo;ouvriers présents chaque jour dans les usines n&rsquo;atteint pas à lui seul la barre des 20 000 personnes, la création de postes se poursuit. À titre d&rsquo;exemple, le lancement annoncé fin 2024 de cinq nouvelles usines et la reprise de deux sites à l&rsquo;arrêt devaient générer environ 2 300 emplois supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse des effectifs s&rsquo;accompagne d&rsquo;une vigilance accrue des autorités. Les inspecteurs du travail ont intensifié leurs visites sur place pour vérifier la conformité des contrats, l&rsquo;affiliation des salariés à la CNSS et l&rsquo;accès des cadres gabonais aux postes à responsabilité.</p>



<h3 id="h-3-du-bois-brut-a-la-metallurgie-la-mutation-du-modele-economique" class="wp-block-heading"><strong>3. Du bois brut à la métallurgie : la mutation du modèle économique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La création de Nkok en 2010 répondait à une priorité claire : accompagner la décision d&rsquo;<a href="https://gabon-quotidien.com/or-au-gabon-letat-va-interdire-lexportation-de-lor-non-raffine/">interdire l&rsquo;exportation des grumes brutes</a>. L&rsquo;objectif immédiat consistait à doter le pays d&rsquo;outils de transformation primaire (sciage, déroulage) pour garder les retombées financières sur le territoire.</p>



<h3 id="h-la-trajectoire-de-la-filiere-bois" class="wp-block-heading"><strong>La trajectoire de la filière bois</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de cette stratégie se vérifient dans les chiffres. La ZIS de Nkok s&rsquo;est hissée parmi les principaux centres de transformation du bois en Afrique subsaharienne. Dès 2022, GSEZ signalait le traitement de plus d&rsquo;un million de mètres cubes de bois par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée en gamme s&rsquo;est accentuée au fil des années. Les ateliers ne se contentent plus de couper des planches : ils fabriquent du contreplaqué, du bois lamellé-collé et des ouvrages de menuiserie exportés vers l&rsquo;Europe, l&rsquo;Asie et l&rsquo;Amérique du Nord. Un succès qui a servi de modèle pour les nouvelles zones industrielles d&rsquo;Ikolo et de Mpassa-Lebombi.</p>



<h3 id="h-le-virage-vers-l-industrie-lourde" class="wp-block-heading"><strong>Le virage vers l&rsquo;industrie lourde</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le complexe a franchi un palier supplémentaire en accueillant des géants de la métallurgie. L&rsquo;implantation du groupe Prometal illustre ce changement de dimension :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un plan d&rsquo;investissement massif :</strong> Une convention de 150 milliards de FCFA signée avec l’État sur cinq ans.</li>



<li><strong>Une emprise foncière majeure :</strong> Un terrain de 14 hectares dédié à un complexe sidérurgique et métallurgique.</li>



<li><strong>Un impact social mesurable :</strong> Près de 1 000 emplois directs annoncés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation vers le travail des métaux vise à réduire les importations d&rsquo;acier tout en <a href="https://gabon-quotidien.com/circuit-or-gabon-raffinage-nkok/">diversifiant le tissu industriel national</a>.</p>



<h3 id="h-4-bilan-financier-clarifier-les-montants-engages" class="wp-block-heading"><strong>4. Bilan financier : clarifier les montants engagés</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse des flux financiers nécessite la même précision que celle appliquée aux emplois ou aux usines. Deux montants reviennent en boucle dans les présentations de l&rsquo;aménagement : 740 millions d&rsquo;euros d&rsquo;investissements directs par GSEZ pour les infrastructures, et 1,6 milliard d&rsquo;euros d&rsquo;Investissements Directs Étrangers (IDE) captés par la zone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux sommes couvrent des réalités différentes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les 740 millions d&rsquo;euros</strong> représentent le coût supporté par l&rsquo;aménageur pour viabiliser les 1 126 hectares, poser les routes, tirer les réseaux d&rsquo;eau, d&rsquo;électricité et de fibre, et aménager les espaces logistiques.</li>



<li><strong>Les 1,6 milliard d&rsquo;euros</strong> cumulent les capitaux apportés par l&rsquo;ensemble des investisseurs privés pour construire leurs usines et acheter leurs équipements.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiffres clés de la ZIS de Nkok</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Superficie du site :</strong> 1 126 hectares (zones industrielle, commerciale et résidentielle)</li>



<li><strong>Sociétés enregistrées :</strong> 144 entreprises issues de 17 pays</li>



<li><strong>Usines en service :</strong> 65 à 68 sites opérationnels</li>



<li><strong>Volume d&#8217;emploi :</strong> +20 000 postes (cumul directs et indirects)</li>



<li><strong>Traitement du bois :</strong> ~1 million de m³/an</li>



<li><strong>Infrastructures GSEZ :</strong> 740 millions €</li>



<li><strong>IDE privés cumulés :</strong> 1,6 milliard €</li>



<li><strong>Investissement Prometal :</strong> 150 milliards FCFA sur 5 ans</li>
</ul>



<h3 id="h-5-les-nouveaux-defis-cap-sur-la-competitivite" class="wp-block-heading"><strong>5. Les nouveaux défis : cap sur la compétitivité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après une phase axée sur la recherche d&rsquo;investisseurs et la signature de contrats, Nkok entre dans une étape décisive : garantir le fonctionnement durable et la rentabilité des usines installées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges réguliers entre le gouvernement et les industriels font remonter plusieurs priorités opérationnelles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;énergie :</strong> Les unités lourdes (métallurgie, chimie, grande transformation du bois) réclament un courant stable, sans micro-coupures ni variations de tension, à des tarifs soutenables.</li>



<li><strong>La logistique :</strong> Le transport du bois depuis la forêt et l&rsquo;acheminement des conteneurs vers le port d&rsquo;Owendo génèrent des frais importants qui pèsent sur les marges.</li>



<li><strong>La main-d&rsquo;œuvre qualifiée :</strong> Les usines peinent encore à recruter localement des techniciens de maintenance et des conducteurs de machines complexes, ce qui exige un <a href="https://gabon-quotidien.com/olam-day-eleves-angom-metiers-agro-industrie-awala/">effort soutenu sur la formation.</a></li>



<li><strong>La fiscalité :</strong> Préserver la compétitivité du site implique de maintenir un cadre réglementaire stable et d&rsquo;accélérer les passages en douane.</li>
</ul>



<h3 id="h-un-nouvel-elan-pour-l-industrie-gabonaise" class="wp-block-heading"><strong>Un nouvel élan pour l&rsquo;industrie gabonaise</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quatorze ans après son lancement, la Zone d’investissement spéciale de Nkok a modifié la structure économique du pays. Elle prouve qu&rsquo;une alternative à l&rsquo;exportation de matières brutes reste possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite future du site ne s&rsquo;évaluera plus au nombre de baux signés ou d&rsquo;hectares décapés. Le véritable défi consistera à faire tourner les usines à plein régime, à pérenniser les emplois industriels et à générer une valeur ajoutée capable de consolider l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie gabonaise.</p>
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