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	<title>Autonomie alimentaire Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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	<title>Autonomie alimentaire Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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		<title>Poulet de chair : le Gabon peut-il vraiment passer de 4 000 à 100 000 tonnes ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/poulet-de-chair-gabon-100000-tonnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 06:38:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Autonomie alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Aviculture]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[POUFA]]></category>
		<category><![CDATA[Poulet de chair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le programme POUFA, le Gabon ambitionne d'atteindre 100 000 tonnes de poulet de chair par an d'ici 2028. Analyse des verrous logistiques, d'abattage et d'alimentation à lever.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du simple au quintuple, le saut serait déjà impressionnant. Mais multiplier la production nationale par 25 en un clin d&rsquo;œil relève du véritable défi industriel. Avec son Programme d’urgence de développement de la filière avicole (POUFA), l&rsquo;État gabonais entend propulser la récolte locale de volaille vers les 100 000, voire 130 000 tonnes par an entre 2027 et 2028. Quand on sait que le pays plafonne aujourd&rsquo;hui autour des 4 000 tonnes, la marche paraît immense. Car l&rsquo;enjeu ne se résume pas à monter des poulaillers : c&rsquo;est toute une chaîne logistique et agroalimentaire — de la poussinière au rayon surgelé — qu&rsquo;il faut ériger sur le territoire.</strong></p>



<h3 id="h-un-changement-d-echelle-vertigineux" class="wp-block-heading">Un changement d&rsquo;échelle vertigineux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En plaçant la cible si haut, le gouvernement fait le choix d&rsquo;une rupture nette avec le modèle d&rsquo;importation. Concrètement, pour atteindre les volumes visés, le Gabon va devoir multiplier sa production par 25 pour le scénario prudent, et jusqu&rsquo;à 32 pour l&rsquo;hypothèse haute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, la première étape repose sur un réseau de 150 fermes pilotes. Mais aligner des bâtiments d&rsquo;élevage ne garantit pas le succès. La filière avicole s&rsquo;apparente à une mécanique de haute horlogerie : <strong>Poussins → Alimentation → Élevage → Soins → Abattage → Transformation → Stockage → Transport → Distribution → Consommation</strong>. Si un seul maillon se grippe, toute la production s&rsquo;arrête.</p>



<h3 id="h-le-premier-verrou-l-autonomie-en-poussins-et-en-aliments" class="wp-block-heading">Le premier verrou : l&rsquo;autonomie en poussins et en aliments</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les éleveurs, la bataille se gagne d&rsquo;abord sur la fiche de coûts. Il leur faut un accès régulier à des poussins d&rsquo;un jour sains, mais surtout des aliments abordables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;aviculture, la nourriture représente jusqu&rsquo;à 70 % des charges. Tant que le maïs, le soja et les compléments viennent de l&rsquo;étranger, les fermiers resteront tributaires des cours mondiaux et des coûts du fret maritime. Développer la volaille gabonaise impose donc de cultiver d&rsquo;abord la terre pour nourrir le cheptel. Autrement, le pays ne fera que déplacer sa dépendance : au lieu d&rsquo;importer la viande, il importera la nourriture des poulets, ce qui pose la question de la <a href="https://gabon-quotidien.com/one-health-agasa-securite-sanitaire-aliments-sante-publique/">sécurité sanitaire des aliments.</a></p>



<h3 id="h-le-deuxieme-verrou-moderniser-et-financer-l-elevage" class="wp-block-heading">Le deuxième verrou : moderniser et financer l&rsquo;élevage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Passer du modèle artisanal à l&rsquo;échelle industrielle ne tolère pas les improvisations. Élever à grande échelle demande des installations ventilées, de l&rsquo;eau potable en continu, un suivi vétérinaire strict et des équipements automatisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;accompagnement des 150 premières fermes lance la dynamique, la cible des 100 000 tonnes exigera un changement d&rsquo;échelle rapide. La réussite dépendra de la capacité à faire cohabiter de petites fermes familiales, des exploitations moyennes et de vastes complexes capables de livrer de gros volumes à rythme régulier.</p>



<h3 id="h-le-troisieme-verrou-l-epreuve-de-l-abattage-et-du-froid" class="wp-block-heading">Le troisième verrou : l&rsquo;épreuve de l&rsquo;abattage et du froid</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Produire des milliers de volailles est une chose ; les acheminer fraîches chez le boucher en est une autre. Faute d&rsquo;abattoirs aux normes et d&rsquo;une chaîne du froid sans faille, la montée en puissance du secteur virera au gaspillage. La création de poulaillers doit donc avancer au même rythme que les capacités de congélation et la logistique de transport.</p>



<h3 id="h-la-bataille-du-prix-dans-l-assiette-du-consommateur" class="wp-block-heading">La bataille du prix dans l&rsquo;assiette du consommateur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, c&rsquo;est le pouvoir d&rsquo;achat qui aura le dernier mot. Le consommateur arbitrera toujours en faveur de son budget, et le poulet local se retrouvera en concurrence directe avec les pièces importées à bas coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rivaliser sur le marché, les producteurs gabonais devront maîtriser quatre postes essentiels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;approvisionnement en poussins et en granulés ;</li>



<li>La facture d&rsquo;électricité des fermes et des chambres froides ;</li>



<li>Les pertes liées aux maladies et à la mortalité en élevage ;</li>



<li>Le coût d&rsquo;acheminement vers les centres urbains.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Produire en masse ne suffit pas : la filière doit impérativement serrer ses coûts pour rester accessible à toutes les bourses.</p>



<h3 id="h-un-puissant-levier-de-transformation-economique" class="wp-block-heading">Un puissant levier de transformation économique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi est de taille, mais les retombées potentielles justifient la prise de risque. Réduire le volume des importations permet de conserver les devises au pays tout en stimulant plusieurs secteurs d&rsquo;activité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>En amont</strong> : création de débouchés pour la céréaliculture locale (maïs, soja) ;</li>



<li><strong>Au milieu</strong> : activité accrue pour les vétérinaires, les fabricants d&rsquo;équipements et les transporteurs ;</li>



<li><strong>En aval</strong> : gisement d&#8217;emplois dans la <a href="https://gabon-quotidien.com/manganese-gabon-transformation-locale-industrie/">transformation</a>, l&#8217;emballage et la grande distribution.</li>
</ul>



<h3 id="h-gare-aux-risques-de-la-precipitation" class="wp-block-heading">Gare aux risques de la précipitation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Brûler les étapes comporte des risques financiers majeurs. Lancer la production sans abattoirs conduit à l&rsquo;impasse ; élever sans sécuriser l&rsquo;aliment fait exploser les charges ; et lâcher des fermiers sans crédit adapté les condamne à la faillite. La maturité du projet se mesurera à la cohérence de l&rsquo;ensemble, pas seulement à l&rsquo;affichage des chiffres.</p>



<h3 id="h-quels-indicateurs-suivre-d-ici-2027-2028" class="wp-block-heading">Quels indicateurs suivre d&rsquo;ici 2027-2028 ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer la réalité du terrain au-delà des intentions, trois séries de chiffres feront foi :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Côté élevage</strong> : le nombre de fermes en activité, les rendements réels, le poids moyen des bêtes et le taux de mortalité ;</li>



<li><strong>Côté logistique</strong> : la part de l&rsquo;aliment fabriqué localement, l&rsquo;autonomie en poussins et le nombre d&rsquo;abattoirs opérationnels ;</li>



<li><strong>Côté marché</strong> : l&rsquo;écart de prix au kilo entre poulet local et poulet importé, ainsi que la présence effective du produit national sur les étals.</li>
</ul>



<h3 id="h-au-dela-du-poulet-un-test-pour-l-agro-industrie-nationale" class="wp-block-heading">Au-delà du poulet : un test pour l&rsquo;agro-industrie nationale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, le programme POUFA fait figure de test grandeur nature pour toute la politique agricole du Gabon. L&rsquo;objectif est de prouver la capacité du pays à structurer une filière complète de la terre à la table. Si les éleveurs, les investisseurs, les transformateurs et les commerçants avancent du même pas, la volaille pourrait bien devenir le symbole de l&rsquo;indépendance alimentaire gabonaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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