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	<title>Économie gabonaise Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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	<lastBuildDate>Sun, 20 Sep 2026 20:44:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Économie gabonaise Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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	<item>
		<title>Fer de Belinga : combien le projet peut-il réellement rapporter à l’économie gabonaise ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/fer-de-belinga-retombees-economiques-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[fer de Belinga]]></category>
		<category><![CDATA[Fortescue]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[IVINDO IRON]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Ogooué-ivindo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du sous-sol aux caisses de l’État, en passant par l'emploi, les infrastructures et la transformation locale : analyse complète de ce que le gisement de fer de Belinga peut réellement rapporter au Gabon.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-du-sous-sol-aux-caisses-de-l-etat-en-passant-par-les-creations-d-emplois-le-rail-les-ports-et-la-transformation-locale-le-veritable-enjeu-de-belinga-va-bien-au-dela-de-la-valeur-brute-du-minerai-pour-le-gabon-toute-la-question-est-de-savoir-quelle-part-reelle-de-cette-manne-financiere-s-ancrera-durablement-dans-l-economie-nationale"><strong>Du sous-sol aux caisses de l’État, en passant par les créations d&#8217;emplois, le rail, les ports et la transformation locale : le véritable enjeu de Belinga va bien au-delà de la valeur brute du minerai. Pour le Gabon, toute la question est de savoir quelle part réelle de cette manne financière s&rsquo;ancrera durablement dans l&rsquo;économie nationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le débat public, le gisement de fer de Belinga est quasi systématiquement présenté comme le futur poumon financier du pays. Si le potentiel sous terre est indiscutable, une nuance fondamentale s&rsquo;impose : la valeur d&rsquo;une ressource enterrée ne correspond jamais à l&rsquo;argent liquide qui finit par irriguer le budget public, les entreprises locales et les foyers gabonais.<sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026<sup></sup>, le projet n’a pas encore franchi le cap de l’exploitation industrielle massive. Les équipes de Fortescue Belinga et les autorité<sup></sup>s gèrent encore le dossier comme un chantier d<sup></sup>e préparation avancée, rythmé par des études techniques, environnementales et financières. Aucun document public ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;affirmer avec certitude que Belinga versera tel ou tel montant annuel dans les caisses de l&rsquo;État. En revanche, les circuits d&rsquo;impact économique sont déjà parfaitement identifiables<sup></sup>.<sup></sup></p>



<h3 id="h-un-potentiel-geologique-impressionnant-mais-pas-encore-une-rente-gar-antie" class="wp-block-heading">Un potentiel géologique impressionnant, mais pas encore une rente gar<sup></sup>antie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écart entre les chiffres annoncés au fil des ans est saisissant. En juin 2026, lors de son adresse à la Nation, l&rsquo;exécutif tablait sur un gisement de <strong>7,5 milliards de tonnes</strong>, titrant autour de <strong>65 % de fer</strong>. Un bond spectaculaire par rapport aux anciennes études, qui se montraient plus prudentes avec une estimation à environ 1 milliard de tonnes pour une qualité similaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de géologie minière, la nuance est de taille : <strong>trouver du minerai sous terre ne signifie pas qu&rsquo;on saura le vendre avec du profit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de crier victoire, plusieurs verrous doivent sauter :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Confirmer le volume exact qui peut être extrait sans surcoût.</li>



<li>Valider la méthode de forage la plus adaptée au terrain.</li>



<li>Maîtriser le coût de revient à la tonne.</li>



<li>Sécuriser l&rsquo;accès à une énergie abondante et bon marché.</li>



<li>Dimensionner un réseau de transport capable de supporter le choc logistique.</li>



<li>Verrouiller des contrats d&rsquo;achat solides avec des clients internationaux.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ce tracé global que travaillent actuellement les ingénieurs de Fortescue : relier directement la fosse d&rsquo;extraction à un corridor ferroviaire et portuaire dédié. L&rsquo;équation est simple : la ressource est là, mais sa conversion en monnaie sonnante et trébuchante dépendra uniquement de la rentabilité de ce réseau.</p>



<h3 id="h-quelle-valeur-theorique-pour-la-production-de-belinga" class="wp-block-heading">Quelle valeur théorique pour la production de Belinga ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même en l&rsquo;absence d&rsquo;un calendrier officiel, les ordres de grandeur du secteur permettent de poser un cadre. Dans une mine de cette envergure, le rythme d&rsquo;extraction en régime de croisière vise généralement une fourchette de <strong>40 à 60 millions de tonnes de minerai par an</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant comme base un cours du fer oscillant entre <strong>90 et 100 dollars la tonne</strong>, les projections donnent des chiffres impressionnants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Extraire <strong>40 millions de tonnes</strong> génère un chiffre d&rsquo;affaires brut à l&rsquo;exportation situé entre <strong>3,6 et 4 milliards de dollars</strong>.</li>



<li>Monter à <strong>60 millions de tonnes</strong> fait grimper la valeur brute entre <strong>5,4 et 6 milliards de dollars</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Attention toutefois à ne pas confondre ce chiffre d&rsquo;affaires brut avec les bénéfices de l&rsquo;exploitant ou l&rsquo;argent qui finira dans le budget de l&rsquo;État. De ce pactole, il faut immédiatement retrancher les frais d&rsquo;extraction, le péage ferroviaire, le passage au port, la facture d&rsquo;électricité, le remboursement des investissements lourds et la commercialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans compter que le marché mondial du fer est très volatil : alors que les prévisions australiennes visaient un prix moyen de 91 dollars la tonne pour 2026, la réalité du marché au mois de septembre 2026 tourne plutôt autour de 100 dollars. Ces projections décrivent donc <strong>la valeur brute sortie de terre</strong>, et non un montant garanti pour les caisses publiques.</p>



<h3 id="h-le-premier-canal-financier-la-redevance-et-la-fiscalite-miniere" class="wp-block-heading">Le premier canal financier : la redevance et la fiscalité minière</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier levier direct pour le budget de l&rsquo;État repose sur le <a href="https://gabon-quotidien.com/gabon-investissement-minier-intelligent-vert-durable/">cadre fiscal</a>. Le Code minier prévoit une <strong>redevance proportionnelle</strong> sur l&rsquo;extraction. Pour les métaux de base, l&rsquo;article 205 fixe un cadre de <strong>5 à 10 %</strong>, dont le taux précis se négocie dans la convention minière, après déduction de certains frais de vente, de transport et d&rsquo;analyse. Le texte y ajoute l&rsquo;impôt sur les sociétés et la fiscalité classique des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le dossier Belinga comporte ses propres règles du jeu. La convention signée le 7 février 2023 entre l&rsquo;État et Ivindo Iron a instauré un régime fiscal et douanier sur mesure. La Cour constitutionnelle a confirmé l&rsquo;existence de clauses particulières pour la phase de production pilote et d&rsquo;exonérations douanières spécifiques. Plusieurs enquêtes de presse ont évoqué des taux de redevance échelonnés à <strong>1,75 %, 2,75 % puis 6 %</strong> selon les étapes de la convention, soulevant des discussions par rapport aux barèmes standards du Code minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadre démontre une réalité économique simple : <strong>une mine qui exporte pour des milliards de dollars ne déverse pas automatiquement une somme équivalente dans le trésor public</strong>. Les déductions autorisées, le niveau réel des taxes et le rythme d&rsquo;amortissement des installations détermineront ce que le pays récupérera réellement.</p>



<h3 id="h-la-participation-de-10-de-l-etat-au-capital" class="wp-block-heading">La participation de 10 % de l&rsquo;État au capital</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la collecte des impôts, le Gabon fait valoir son droit de propriété. Le Code minier attribue à l&rsquo;État une <strong>participation gratuite et non diluable de 10 %</strong> dans le capital de la société d&rsquo;exploitation, sans obligation de contribuer aux coûts de fonctionnement, avec la possibilité de négocier jusqu&rsquo;à 25 % d&rsquo;actions supplémentaires à titre payant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Belinga, cette présence au capital constitue un levier patrimonial direct : elle permet d&rsquo;encaisser des dividendes lorsque l&rsquo;entreprise dégage des bénéfices distribuables. Là encore, une distinction s&rsquo;impose : <strong>détenir 10 % des parts d&rsquo;une société ne signifie pas toucher 10 % des ventes de minerai</strong>. Les dividendes ne tombent qu&rsquo;une fois les charges payées, les dettes remboursées et les investissements validés. Le gain pour le pays dépendra tout autant de la gestion comptable de l&rsquo;entreprise que des tonnages de fer expédiés.</p>



<h3 id="h-le-veritable-moteur-economique-ce-qui-se-passe-hors-de-la-mine" class="wp-block-heading">Le véritable moteur économique : ce qui se passe hors de la mine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside le véritable potentiel de transformation pour le pays. Une exploitation minière moderne ne fonctionne pas en vase clos. Elle exige des routes solides, des lignes de train, des infrastructures portuaires, des centrales électriques, des liaisons télécoms et des bases de vie.<sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme développé autour de <strong>Kobe-Kobe</strong> illustre cette vision d&rsquo;ensemble. Le plan présenté par les autorités combine la mine de Belinga à un port minéralier, environ <strong>535 kilomètres de voie ferrée</strong> et un barrage hydroélectrique de <strong>400 <sup></sup>MW</strong>, formant un complexe intégré pensé pour relier les gisements aux corridors d&rsquo;exportation et d&rsquo;usinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chantier d&rsquo;infrastructures injectera une activité économique massive avant même la première expédition commerciale. La pose des rails dynamisera le BTP, le port créera des activités de manutention, et l&rsquo;électricité produite pourra servir à d&rsquo;autres projets industriels. Si les PME gabonaises parviennent à se positionner sur la sous-traitance, la mainte<sup></sup>nance, la sécurit<sup></sup>é ou la restauration, c&rsquo;est toute l&rsquo;économie nationale autour du projet qui en bénéficiera.</p>



<h3 id="h-l-emploi-un-effet-immediat-a-perenniser" class="wp-block-heading">L&#8217;emploi : un effet immédiat à pérenniser</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées sociales commencent à se matérialiser sur le terrain. En août 2026, Fortescue Belinga recensait <strong><a href="https://gabon-quotidien.com/fer-belinga-bilan-economique-ogooue-ivindo/">1 246 emplois directs</a></strong>, dont 82 % occupés par des Gabonais et 57 % par des résidents de l&rsquo;Ogooué-Ivindo. Ces chiffres correspondent à la phase préparatoire actuelle et diffèrent des besoins qui émergeront lors des gros travaux de construction et du régime de croisière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement avait auparavant évoqué la perspective de <strong>4 000 à 5 000 emplois directs supplémentaires</strong> lors du passage à l&rsquo;exploitation industrielle. Au-delà des chiffres, les enjeux réels portent sur la pérennité de ces postes, leur niveau de qualification, la rémunération et l&rsquo;accès prioritaire pour les communautés locales. La formation professionnelle devient ainsi un axe stratégique, illustré par les programmes lancés par Ivindo Iron pour former des jeunes Gabonais aux métiers de la mine.</p>



<h3 id="h-les-entreprises-locales-sauront-elles-capter-les-marches-de-sous-traitance" class="wp-block-heading">Les entreprises locales sauront-elles capter les <a href="https://gabon-quotidien.com/contenu-local-petrolier-ce-que-revele-la-these-du-dr-zacharie-bikita-sur-la-creation-de-valeur-au-gabon/">marchés de sous-traitance</a> ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ce terrain précis que se mesure la différence entre <strong>avoir une mine sur son sol</strong> et <strong>bâtir une véritable économie minière nation<sup></sup>ale</strong>. Si des entreprises locales décrochent les contrats de fourniture et de services nécessaires au fonctionnement du complexe, l&rsquo;<sup></sup>argent du projet irrigue directement le tissu économique du pays. À l&rsquo;inverse, si l&rsquo;ingénierie, la maintenance, les pièces détachées et les services spécialisés sont importés, la majeure partie des dépenses repart aussitôt à l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des étapes initiales du chantier, Ivindo Iron indiquait avoir injecté plus de 30 millions de dollars en achats auprès de prestataires installés au Gabon. Lors de la phase industrielle, l&rsquo;exigence sera encore plus haute : il faudra structurer des PME capables d&rsquo;aligner leurs standards sur les normes de l&rsquo;industrie minière dans la mécanique, l&rsquo;électricité, la logistique et la sécurité. Chaque contrat décroché par une PME locale garantit qu&rsquo;une part supplémentaire de la valeur du fer restera dans le circuit économique national.<sup></sup></p>



<h3 id="h-la-transformation-sur-place-la-cle-du-changement-d-echelle" class="wp-block-heading">La transformation sur place : la clé du changement d&rsquo;échelle<sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vendre du minerai brut ou le transformer localement n&rsquo;a pas du tout le même impact. Les autorités affichent clairement leur intention d&rsquo;aller au-delà de l&rsquo;extraction brute à Belinga et Kobe-Kobe en posant les jalons d&rsquo;une <a href="https://gabon-quotidien.com/manganese-gabon-transformation-locale-industrie/">industrie métallurgique et sidérurgique nationale</a>. La Présidence présente ce complexe comme un levier d&rsquo;industrialisation visant à maximiser la valeur ajoutée locale, évoquant une projection à terme de plus de 100 000 emplois directs et indirects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce volume d&#8217;emplois doit être lu comme <strong>un objectif politique affiché et non comme un bilan déjà comptabilisé</strong>. La logique économique reste toutefois incontestable : transformer le minerai sur place pour produire des pellets, du fer préréduit ou de l&rsquo;acier crée infiniment plus de richesse et de <sup></sup>compétences que l&rsquo;exportation de terre brute. C&rsquo;est sur cette capacité à industrialiser que Belinga cessera d&rsquo;être une simple enclave d&rsquo;extraction pour devenir un pôle de développement.<sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-financement-des-infrastruct-ures-un-point-de-vigilance" class="wp-block-heading">Le financement des infrastruct<sup></sup>ures : un point de vigilance<sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Regarder uniquement les gains potentiels sans intégrer le coût colossal des équipements serait une erreur. Le développement de Belinga impose des chantiers d&rsquo;envergure. En juin 2026, le gouvernement a chiffré le programme global de Kobe-Kobe à environ <strong>10 milliards de dollars</strong> (près de <strong>5 643 milliards de FCFA</strong>), englobant les volets ferroviaire, portuaire, énergétique et industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces investissements doteront le Gabon d&rsquo;infrastructures durables, mais ils mobilisent des capitaux gigantesques. La question clé est de savoir qui finance ces projets, à quel taux et avec quelles garanties. Si le montage s&rsquo;appuie majoritairement sur des capitaux privés remboursés par les revenus futurs de la mine, l&rsquo;impact sur la dette publique restera maîtrisé. En revanche, si l&rsquo;État doit directement garantir ou financ<sup></sup>er une grande partie des travaux, la rentabilité nette du projet s&rsquo;en trouvera modifiée. Le rendement réel pour<sup></sup> le Gabon s&rsquo;évaluera donc en soustrayant du chiffre d&rsquo;affaires minier l&rsquo;ensemble des<sup></sup> coûts de construction<sup></sup> et de remboursement.</p>



<h3 id="h-une-nouvelle-cartographie-economique-pour-le-gabon" class="wp-block-heading">Une nouvelle cartographie économique pour le Gabon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées dépasseront le cadre des finances publiques. L&rsquo;Ogooué-Ivindo a l&rsquo;opportunité de se transformer en un pôle économique régional articulé autour des activités minières et de la logistique. Une ville comme Makokou pourrait connaître un essor de la demande dans le logement, le commerce, les services, les transports<sup></sup> et la restauration. De la même manière, le corridor reliant les mines à la côte créera des opportunités d&rsquo;affaires tout au long du tracé ferroviaire. C&rsquo;est cette dimension structurante qui amène le ministère des Mines à présenter Belinga comme un pilier majeur de la<sup></sup> diversification économique du Gabon.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-bilan-combien-belinga-va-t-il-rapporter-au-gabon" class="wp-block-heading">Le bilan : combien Belinga va-t-il rapporter au <sup></sup>Gabon ?<sup></sup><sup></sup><sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse la plus rigoureuse est la suivante : personne ne peut aujourd&rsquo;hui dresser un chiffrage annuel définitif des recettes nettes pour les caisses de l&rsquo;État. En revanche, la mécanique de création de valeur est parfaitement claire : elle repose sur la combinaison des exportations brutes, des redevances, des dividendes de la participation de l&rsquo;État, mais aussi sur les retombées indirectes de la sous-traitance et de l&#8217;emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, la réussite de Belinga ne se mesurera pas uniquement au nombre de wagons de minerai qui prendront la direction du port, mais à la capacité du Gabon à transformer cette opportunité géologique<sup></sup> en usines, en routes, en emplois qualifiés et en entreprises locales prospè<sup></sup>res.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Manganèse : le Gabon veut transformer sa richesse minière en véritable industrie</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/manganese-gabon-transformation-locale-industrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 08:11:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Comilog]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Eramet]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[industrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[manganèse]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[TRANSGABONAIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Gabon ne veut plus seulement extraire et exporter son manganèse. Avec l&#8217;objectif d&#8217;accélérer sa transformation locale à l&#8217;horizon 2029, le pays cherche à retenir davantage de valeur sur son territoire, créer des emplois qualifiés et faire de cette ressource un véritable levier d&#8217;industrialisation. Pendant des décennies, le manganèse a été l&#8217;un des piliers de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-le-gabon-ne-veut-plus-seulement-extraire-et-exporter-son-manganese-avec-l-objectif-d-accelerer-sa-transformation-locale-a-l-horizon-2029-le-pays-cherche-a-retenir-davantage-de-valeur-sur-son-territoire-creer-des-emplois-qualifies-et-faire-de-cette-ressource-un-veritable-levier-d-industrialisation"><strong>Le Gabon ne veut plus seulement extraire et exporter son manganèse. Avec l&rsquo;objectif d&rsquo;accélérer sa transformation locale à l&rsquo;horizon 2029, le pays cherche à retenir davantage de valeur sur son territoire, créer des emplois qualifiés et faire de cette ressource un véritable levier d&rsquo;industrialisation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, le manganèse a été l&rsquo;un des piliers de l&rsquo;économie gabonaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Moanda, son exploitation fait vivre un important écosystème économique. Le minerai alimente le chemin de fer, rejoint le littoral puis les marchés internationaux. Il génère des recettes pour l&rsquo;État, des emplois et de l&rsquo;activité pour de nombreuses entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question revient désormais avec insistance : <strong>combien de richesse le Gabon peut-il encore créer autour de chaque tonne extraite ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est tout l&rsquo;enjeu de la nouvelle politique de transformation locale du manganèse.</p>



<h3 id="h-ne-plus-seulement-exporter-le-minerai" class="wp-block-heading">Ne plus seulement exporter le minerai</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de modèle recherché par les autorités peut se résumer simplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, la chaîne économique reposait principalement sur trois étapes :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>extraire → transporter → exporter.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition est désormais d&rsquo;aller plus loin :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>extraire → transformer → produire → exporter.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence est considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;un minerai est exporté après extraction et traitement primaire, une partie importante de la valeur économique associée aux étapes industrielles suivantes est créée ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;inverse, développer davantage de transformation au Gabon signifie faire travailler localement davantage d&rsquo;entreprises, de techniciens et d&rsquo;ingénieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose aussi de nouveaux équipements, des services de maintenance, de la logistique, des bureaux d&rsquo;études, de la formation et des infrastructures adaptées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de paradigme est radical : il ne s&rsquo;agit plus de bâtir une usine isolée, mais d&rsquo;implanter un véritable écosystème industriel articulé autour de la ressource</p>



<h3 id="h-comilog-au-coeur-du-dispositif" class="wp-block-heading">Comilog au cœur du dispositif</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette stratégie, le partenariat avec ERAMET-COMILOG sera déterminant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions engagées entre l&rsquo;État et l&rsquo;opérateur portent notamment sur l&rsquo;accélération de la transformation locale, les investissements industriels, les infrastructures, l&#8217;emploi et les capacités énergétiques. Le gouvernement a demandé qu&rsquo;un plan d&rsquo;action opérationnel et un calendrier soient établis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu dépasse le simple cadre des annonces : la crédibilité de ce projet dépendra de la mise en service effective et durable de ces nouvelles unités industrielles.</p>



<h3 id="h-le-premier-verrou-l-electricite" class="wp-block-heading">Le premier verrou : l&rsquo;électricité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une transformation minérale à grande échelle exige un approvisionnement énergétique massif, stable et compétitif. Sans réforme profonde du secteur de l&rsquo;électricité, l&rsquo;essor industriel restera un vœu pieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette équation vaut d&rsquo;ailleurs pour l&rsquo;ensemble du tissu industriel : transformation du bois, <a href="https://gabon-quotidien.com/prix-du-caoutchouc-au-gabon-les-planteurs-villageois-veulent-mieux-beneficier-de-la-valeur-de-leur-production/">agro-industrie</a>, métallurgie, fabrication, services numériques ou logistique.</p>



<h3 id="h-le-deuxieme-verrou-le-chemin-de-fer" class="wp-block-heading">Le deuxième verrou : le chemin de fer</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le manganèse extrait à Moanda doit rejoindre les infrastructures portuaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://gabon-quotidien.com/pourquoi-gabon-transforme-manganese-sur-place/">Transgabonais</a> joue donc un rôle stratégique dans toute la chaîne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une voie ferrée performante permet de réduire les risques logistiques, d&rsquo;améliorer la régularité des acheminements et de soutenir l&rsquo;augmentation des volumes transportés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernisation du rail devient ainsi une condition de la transformation minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même avec des usines de pointe et des gisements abondants, l&rsquo;ambition industrielle s&rsquo;effondre si le maillon logistique cède. La modernisation du Transgabonais est donc un préalable indispensable.</p>



<h3 id="h-le-veritable-enjeu-les-emplois-et-les-entreprises-gabonaises" class="wp-block-heading">Le véritable enjeu : les emplois et les entreprises gabonaises</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation locale est souvent présentée comme une manière d&rsquo;augmenter la valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des concepts économiques, l&rsquo;impact réel de cette stratégie se mesurera à sa capacité à profiter aux entreprises locales et à créer des emplois qualifiés au Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle industrie peut créer des emplois directs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle peut surtout entraîner une multiplication des <a href="https://gabon-quotidien.com/60-ans-sobraga-gabon-libreville/">activités autour du site industriel</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mécanique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Restauration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ingénierie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fourniture de pièces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Services numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que les PME gabonaises peuvent jouer un rôle déterminant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si elles deviennent fournisseurs des grandes unités industrielles, une partie beaucoup plus importante de la richesse minière circulera dans l&rsquo;économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;inverse, si l&rsquo;essentiel des équipements, services et compétences est importé, l&rsquo;effet d&rsquo;entraînement sur l&rsquo;économie locale sera plus limité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite de la transformation locale devra donc aussi se mesurer à la capacité des entreprises gabonaises à entrer dans la chaîne de valeur.</p>



<h3 id="h-former-les-competences-avant-de-construire-les-usines" class="wp-block-heading">Former les compétences avant de construire les usines</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement industriel pose également une question de ressources humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une industrie moderne a besoin de mécaniciens industriels, d&rsquo;électrotechniciens, d&rsquo;automaticiens, de soudeurs, de chimistes, de logisticiens, de techniciens de maintenance et d&rsquo;ingénieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon devra donc anticiper ces besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://gabon-quotidien.com/enseignement-technique-gabon-metiers-industrialisation/">formation professionnelle et technique</a> doit pouvoir évoluer en fonction des métiers réellement recherchés par les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une condition essentielle pour que la transformation minière ne soit pas seulement une transformation du minerai, mais également <strong>une transformation des compétences disponibles dans le pays</strong>.</p>



<h3 id="h-de-la-tonne-de-manganese-a-la-chaine-de-valeur" class="wp-block-heading">De la tonne de manganèse à la chaîne de valeur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable changement de modèle se trouve finalement ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon ne cherche pas seulement à extraire davantage de manganèse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il cherche à faire en sorte que chaque tonne extraite génère davantage d&rsquo;activité économique sur le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de sous-traitance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d&#8217;emplois qualifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de recettes fiscales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, à terme, davantage d&rsquo;entreprises capables de travailler autour de l&rsquo;industrie minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cette chaîne de valeur qui donnera sa véritable portée à la politique de transformation locale.</p>



<h3 id="h-le-manganese-comme-laboratoire-de-l-industrialisation-gabonaise" class="wp-block-heading">Le manganèse comme laboratoire de l&rsquo;industrialisation gabonaise</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet dépasse donc largement le secteur minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il réussit, il pourrait servir de modèle à d&rsquo;autres filières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon dispose de ressources importantes dans le pétrole, le bois et l&rsquo;agriculture. La même question revient à chaque fois : <strong>combien de valeur peut être créée avant que le produit ne quitte le territoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manganèse offre aujourd&rsquo;hui un terrain particulièrement important pour répondre à cette question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays possède déjà la ressource, une expertise minière, une infrastructure ferroviaire et un opérateur industriel majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste à faire fonctionner tous ces éléments autour d&rsquo;une ambition commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable succès ne sera donc pas simplement de produire davantage de manganèse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sera de pouvoir dire, demain, qu&rsquo;une part beaucoup plus importante de la richesse créée par cette ressource est restée au Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Car transformer le manganèse, ce n&rsquo;est finalement pas seulement transformer un minerai. C&rsquo;est tenter de transformer le modèle économique du pays.</strong></p>
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		<title>Eurobond de 920 millions de dollars : le Gabon retrouve les marchés, mais achète surtout du temps</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/eurobond-gabon-2026-dette-economie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 07:12:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[DETTE PUBLIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Eurobond]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Levée de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés financiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 30 juillet 2026, le Gabon a levé 920 millions de dollars, soit environ 515 milliards de FCFA, sur les marchés internationaux. Une opération qui apporte de l&#8217;oxygène aux finances publiques, mais qui ne règle pas, à elle seule, la question de la dette. Le véritable enjeu sera désormais de transformer ce financement en capacité [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-le-30-juillet-2026-le-gabon-a-leve-920-millions-de-dollars-soit-environ-515-milliards-de-fcfa-sur-les-marches-internationaux-une-operation-qui-apporte-de-l-oxygene-aux-finances-publiques-mais-qui-ne-regle-pas-a-elle-seule-la-question-de-la-dette-le-veritable-enjeu-sera-desormais-de-transformer-ce-financement-en-capacite-durable-a-investir-produire-et-rembourser"><strong>Le 30 juillet 2026, le Gabon a levé 920 millions de dollars, soit environ 515 milliards de FCFA, sur les marchés internationaux. Une opération qui apporte de l&rsquo;oxygène aux finances publiques, mais qui ne règle pas, à elle seule, la question de la dette. Le véritable enjeu sera désormais de transformer ce financement en capacité durable à investir, produire et rembourser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le montant impressionne. <strong>920 millions de dollars</strong>, soit environ 515 milliards de francs CFA. Le 30 juillet 2026, le Gabon a réalisé son retour sur les marchés internationaux avec une nouvelle émission obligataire, dans un contexte où les finances publiques restent soumises à une forte pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;opération intervient après l&rsquo;autorisation donnée par la loi de finances rectificative 2026 de mobiliser jusqu&rsquo;à <strong>1,5 milliard de dollars</strong> sur les marchés internationaux. Pour l&rsquo;État, cette nouvelle enveloppe constitue une bouffée d&rsquo;air. Mais elle ne doit pas être confondue avec une solution définitive au problème de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les 920 millions de dollars se trouve une question beaucoup plus importante : <strong>qu&rsquo;est-ce que le Gabon va faire de ce temps acheté à crédit ?</strong></p>



<h3 id="h-un-emprunt-qui-donne-de-l-oxygene-au-tresor" class="wp-block-heading">Un emprunt qui donne de l&rsquo;oxygène au Trésor</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l&rsquo;enjeu, il faut d&rsquo;abord revenir à la fonction première d&rsquo;un Eurobond. Lorsqu&rsquo;un État émet une obligation sur les marchés internationaux, des investisseurs lui prêtent de l&rsquo;argent. En contrepartie, le pays s&rsquo;engage à rembourser le capital à l&rsquo;échéance et à verser des intérêts pendant la durée de l&#8217;emprunt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;argent obtenu peut notamment permettre de financer les besoins de l&rsquo;État, de refinancer des dettes arrivant à échéance et, selon les conditions de l&rsquo;opération, de soutenir certaines dépenses d&rsquo;investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas du Gabon, cette capacité de refinancement est particulièrement importante. Elle permet de réduire la pression immédiate sur la trésorerie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, l&rsquo;État peut éviter de devoir mobiliser brutalement d&rsquo;autres ressources pour faire face à certaines échéances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que signifie, dans les faits, <strong>« acheter du temps »</strong>. Mais ce temps a un prix : les intérêts et le remboursement futur de l&#8217;emprunt.</p>



<h3 id="h-le-succes-de-l-emission-n-est-pas-encore-celui-de-l-economie" class="wp-block-heading">Le succès de l&rsquo;émission n&rsquo;est pas encore celui de l&rsquo;économie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour du Gabon sur les marchés constitue néanmoins un signal important. Des investisseurs internationaux ont accepté de prêter au pays dans un environnement où les marchés évaluent attentivement la situation budgétaire, la capacité de remboursement et les perspectives économiques des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération traduit donc une capacité du Gabon à accéder de nouveau à des financements internationaux. Mais il faut distinguer deux choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réussir à lever de l&rsquo;argent n&rsquo;est pas la même chose que réussir à utiliser cet argent efficacement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier est un succès financier. Le second sera un succès économique. Et c&rsquo;est ce deuxième rendez-vous qui sera le plus important.</p>



<h3 id="h-le-risque-repousser-le-probleme-plutot-que-le-resoudre" class="wp-block-heading">Le risque : repousser le problème plutôt que le résoudre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un État peut refinancer sa dette sans réduire véritablement son endettement structurel. C&rsquo;est tout le paradoxe de l&rsquo;opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouvel emprunt peut permettre de rembourser une partie des engagements existants ou d&rsquo;étaler la pression financière dans le temps. Mais si, parallèlement, les dépenses restent supérieures aux recettes et que les nouvelles ressources ne permettent pas d&rsquo;améliorer la capacité productive du pays, les besoins de financement réapparaîtront.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon pourrait alors se retrouver, quelques années plus tard, face à la même question : <strong>comment financer les prochaines échéances ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce scénario que la politique budgétaire devra éviter. L&rsquo;Eurobond doit donc être considéré comme un instrument financier, pas comme une nouvelle source permanente de revenus.</p>



<h3 id="h-le-veritable-enjeu-transformer-la-dette-en-capacite-de-production" class="wp-block-heading">Le véritable enjeu : transformer la dette en capacité de production</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question devient alors celle de l&rsquo;utilisation des ressources. Si l&rsquo;argent mobilisé permet de financer des infrastructures indispensables à l&rsquo;activité économique, son impact peut dépasser largement le montant initial emprunté. Une infrastructure ferroviaire mieux entretenue peut réduire les coûts logistiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une production électrique plus fiable peut permettre à une entreprise de fonctionner davantage. Une route stratégique peut désenclaver une zone de production. Une infrastructure portuaire plus performante peut faciliter les exportations. Une industrie de transformation peut créer des emplois et générer de nouvelles recettes fiscales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces cas, la dette peut contribuer à renforcer progressivement la capacité du pays à produire des richesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le raisonnement est alors différent :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>emprunter → investir → produire davantage → créer des revenus → rembourser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème apparaît lorsque la chaîne s&rsquo;arrête au premier maillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Emprunter → dépenser → rembourser → réemprunter.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence entre ces deux modèles déterminera largement la portée réelle de l&rsquo;opération du 30 juillet.</p>



<h3 id="h-le-gabon-doit-maintenant-elargir-sa-base-de-revenus" class="wp-block-heading">Le Gabon doit maintenant élargir sa base de revenus</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question renvoie directement au modèle économique du pays. Le Gabon dispose d&rsquo;importantes ressources naturelles, notamment dans le pétrole, le manganèse et le bois. Mais la transformation locale reste l&rsquo;un des principaux leviers permettant d&rsquo;augmenter la valeur créée sur le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manganèse en fournit une illustration. Si le pays transforme davantage son minerai avant exportation, il peut potentiellement créer davantage d&rsquo;activités industrielles, d&#8217;emplois qualifiés, de sous-traitance et de recettes fiscales. Le même raisonnement s&rsquo;applique à l&rsquo;agriculture, à l&rsquo;énergie, à la logistique et à certaines activités de services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu de la dette est donc intimement lié à celui de la diversification économique. Plus le Gabon dispose de sources de revenus solides et diversifiées, moins il dépendra d&#8217;emprunts successifs pour financer son développement.</p>



<h3 id="h-et-pour-les-menages-gabonais" class="wp-block-heading">Et pour les ménages gabonais ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que l&rsquo;opération peut sembler très éloignée des préoccupations quotidiennes. Un Eurobond ne fait pas directement baisser le prix du riz. Il ne réduit pas automatiquement le coût du transport. Il ne crée pas mécaniquement un emploi. Il ne transforme pas immédiatement le pouvoir d&rsquo;achat des ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son impact est indirect. Si les ressources permettent d&rsquo;améliorer les infrastructures, l&rsquo;énergie, la production ou l&rsquo;environnement des entreprises, elles peuvent contribuer à une activité économique plus dynamique. Mais cette transmission n&rsquo;est jamais automatique. Elle suppose que les investissements soient bien choisis, correctement exécutés et suivis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi les citoyens auront intérêt à regarder non seulement <strong>combien l&rsquo;État a emprunté</strong>, mais surtout <strong>ce que cet emprunt aura permis de construire ou d&rsquo;améliorer</strong>.</p>



<h3 id="h-les-marches-regarderont-la-suite" class="wp-block-heading">Les marchés regarderont la suite</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon vient de franchir une étape importante en réussissant à mobiliser 920 millions de dollars. Mais les investisseurs ne jugeront pas définitivement l&rsquo;opération le jour de son émission. Ils regarderont les prochaines années. L&rsquo;évolution de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La capacité de l&rsquo;État à augmenter ses recettes. La maîtrise des dépenses. La croissance économique. La progression des investissements. La capacité à honorer les échéances. Et surtout, la transformation des ressources naturelles en activités économiques plus diversifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché obligataire fonctionne ainsi : la confiance se gagne au moment de l&rsquo;émission, mais elle se confirme au moment du remboursement.</p>



<h3 id="h-le-vrai-rendez-vous-est-encore-devant-nous" class="wp-block-heading">Le vrai rendez-vous est encore devant nous</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Eurobond de 920 millions de dollars donne donc au Gabon une marge de manœuvre supplémentaire. Il permet de desserrer la pression financière immédiate. Il offre du temps. Mais ce temps devra être utilisé pour corriger les fragilités structurelles qui rendent l&rsquo;État dépendant du financement extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que se situe le véritable enjeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le succès de l&rsquo;Eurobond ne se mesurera pas au montant affiché dans les communiqués. Il se mesurera à ce que le Gabon aura réussi à construire avec cet argent avant de devoir le rembourser.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car emprunter était une opération financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Transformer cet emprunt en richesse durable sera, lui, le véritable test économique du Gabon.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi cette version est, à mon sens, la meilleure pour Gabon Quotidien :</strong> elle ne présente ni l&rsquo;Eurobond comme une victoire absolue, ni comme une mauvaise nouvelle. Elle explique <strong>ce qu&rsquo;est réellement le refinancement</strong>, montre le bénéfice immédiat, expose le risque et donne au lecteur des indicateurs concrets pour juger l&rsquo;opération dans le temps.</p>
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		<title>Les métiers qui recruteront le plus au Gabon d&#8217;ici 2030 : les secteurs sur lesquels mise le gouvernement</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/les-metiers-qui-recruteront-le-plus-au-gabon-dici-2030-les-secteurs-sur-lesquels-mise-le-gouvernement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 08:07:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Avenir]]></category>
		<category><![CDATA[Brice Clotaire Oligui Nguema]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[FORMATION PROFESSIONNELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[GABON QUOTIDIEN]]></category>
		<category><![CDATA[Grandes Assises]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Libreville]]></category>
		<category><![CDATA[Recrutement Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Secteurs porteurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Agriculture, mines, numérique, bâtiment, santé… Le discours sur l&#8217;état de la Nation dessine les contours des métiers appelés à accompagner la transformation économique du Gabon. Quel métier choisir aujourd&#8217;hui pour avoir davantage de chances de trouver un emploi demain ? La question revient régulièrement chez les lycéens, les étudiants, les jeunes diplômés et les personnes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agriculture, mines, numérique, bâtiment, santé… Le discours sur l&rsquo;état de la Nation dessine les contours des métiers appelés à accompagner la transformation économique du Gabon.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel métier choisir aujourd&rsquo;hui pour avoir davantage de chances de trouver un emploi demain ? La question revient régulièrement chez les lycéens, les étudiants, les jeunes diplômés et les personnes en reconversion professionnelle. Dans un contexte marqué par une évolution rapide des besoins économiques, certains secteurs apparaissent désormais comme les principaux moteurs de la création d&#8217;emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son discours sur l&rsquo;état de la Nation, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé la volonté du gouvernement de diversifier l&rsquo;économie gabonaise afin de réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Cette stratégie repose sur plusieurs filières prioritaires qui devraient générer de nouveaux emplois au cours des prochaines années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les jeunes qui construisent leur avenir professionnel, ces orientations offrent une indication précieuse sur les compétences qui seront les plus recherchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;agriculture, un secteur appelé à retrouver une place centrale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, le Gabon a importé une grande partie des produits alimentaires consommés sur son territoire. Cette dépendance représente un coût important pour l&rsquo;économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement souhaite désormais renforcer la production locale afin d&rsquo;améliorer la sécurité alimentaire tout en créant des emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambition ouvre des perspectives dans de nombreux métiers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>technicien agricole ;</li>



<li>conducteur d&rsquo;engins agricoles ;</li>



<li>conseiller agricole ;</li>



<li>spécialiste en irrigation ;</li>



<li>responsable d&rsquo;exploitation ;</li>



<li>transformation agroalimentaire ;</li>



<li>logistique des produits agricoles.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture moderne ne se limite plus au travail des champs. Elle mobilise également des compétences en gestion, en numérique, en mécanique et en commercialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les métiers de la pêche gagnent en importance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 800 kilomètres de façade maritime, le Gabon dispose d&rsquo;un important potentiel halieutique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement entend mieux exploiter cette ressource grâce au programme Gab-Pêche et au développement de la pêche artisanale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie devrait favoriser le recrutement de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>pêcheurs professionnels ;</li>



<li>techniciens de maintenance navale ;</li>



<li>transformateurs de produits halieutiques ;</li>



<li>logisticiens ;</li>



<li>spécialistes de la chaîne du froid ;</li>



<li>commerçants spécialisés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la pêche elle-même, toute une filière économique est appelée à se structurer autour de la transformation et de la commercialisation des produits de la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les mines continueront à recruter</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur minier demeure l&rsquo;un des principaux moteurs de l&rsquo;économie gabonaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exploitation du manganèse, du fer et d&rsquo;autres ressources nécessite des profils variés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises recherchent notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>géologues ;</li>



<li>ingénieurs des mines ;</li>



<li>électromécaniciens ;</li>



<li>conducteurs d&rsquo;engins ;</li>



<li>soudeurs ;</li>



<li>techniciens de maintenance ;</li>



<li>spécialistes en sécurité industrielle.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Avec les nouveaux projets miniers annoncés, ces métiers devraient continuer à offrir des perspectives intéressantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le bâtiment et les travaux publics restent porteurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Routes, ponts, logements, écoles, hôpitaux, réseaux d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité : les investissements publics créent une demande importante en main-d&rsquo;œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les entreprises du BTP recrutent régulièrement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>maçons ;</li>



<li>électriciens ;</li>



<li>plombiers ;</li>



<li>conducteurs de travaux ;</li>



<li>géomètres ;</li>



<li>chefs de chantier ;</li>



<li>ingénieurs en génie civil.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces métiers bénéficient également de la modernisation des infrastructures engagée dans plusieurs régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le numérique devient incontournable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation numérique concerne désormais toutes les activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les administrations, les banques, les commerces et les entreprises recherchent de plus en plus de compétences numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les métiers les plus prometteurs figurent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>développeur informatique ;</li>



<li>administrateur réseaux ;</li>



<li>spécialiste cybersécurité ;</li>



<li>analyste de données ;</li>



<li>technicien informatique ;</li>



<li>gestionnaire de plateformes numériques ;</li>



<li>créateur de contenus digitaux.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de services comme PassEmploi241 illustre cette volonté de numériser progressivement les services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les métiers de la santé restent essentiels</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance démographique et l&rsquo;amélioration de l&rsquo;offre de soins entraînent également des besoins importants dans le secteur de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recrutements concernent notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>médecins ;</li>



<li>infirmiers ;</li>



<li>sages-femmes ;</li>



<li>techniciens de laboratoire ;</li>



<li>manipulateurs en imagerie médicale ;</li>



<li>pharmaciens ;</li>



<li>personnels administratifs des établissements de santé.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement du système sanitaire constitue l&rsquo;une des priorités affichées par les pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;industrie du bois veut monter en gamme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon poursuit sa stratégie de transformation locale du bois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu d&rsquo;exporter uniquement des grumes, le pays encourage désormais la fabrication de produits à plus forte valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution crée des opportunités pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>menuisiers industriels ;</li>



<li>techniciens de production ;</li>



<li>opérateurs de machines ;</li>



<li>designers industriels ;</li>



<li>logisticiens ;</li>



<li>spécialistes qualité.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette filière devrait continuer à se développer avec l&rsquo;augmentation des capacités de transformation locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les compétences seront aussi importantes que les diplômes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours présidentiel insiste sur un point essentiel : les entreprises recherchent avant tout des compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution explique l&rsquo;organisation prochaine des <strong>Grandes Assises de l&rsquo;école des compétences</strong>, destinées à rapprocher davantage les formations des besoins du marché du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les formations techniques, l&rsquo;apprentissage, les certifications professionnelles et la formation continue devraient ainsi occuper une place de plus en plus importante dans les politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Se préparer dès aujourd&rsquo;hui aux emplois de demain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les orientations présentées dans le discours sur l&rsquo;état de la Nation montrent que le marché du travail gabonais évolue rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les secteurs appelés à recruter demain ne seront pas nécessairement ceux qui attiraient le plus de candidats hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les jeunes comme pour les personnes en reconversion, anticiper ces transformations constitue un avantage. Développer des compétences adaptées aux besoins des entreprises, acquérir une expérience pratique et rester ouvert à l&rsquo;entrepreneuriat seront probablement des facteurs déterminants pour réussir son insertion professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que le Gabon poursuit sa diversification économique, les opportunités devraient se multiplier dans les secteurs productifs. Le défi sera désormais de former suffisamment de professionnels capables d&rsquo;accompagner cette transformation.</p>
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		<title>Salaire des fonctionnaires au Gabon : pourquoi la question du pouvoir d’achat reste au cœur du débat</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/salaire-fonctionnaires-gabon-pouvoir-achat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 20:59:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[agents publics]]></category>
		<category><![CDATA[budget de l'État]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre rémunération, primes et coût de la vie, les attentes demeurent fortes au sein de la fonction publique. La question des salaires des fonctionnaires continue d&#8217;occuper une place importante dans le débat public au Gabon. Alors que la fonction publique demeure l&#8217;un des principaux employeurs du pays, les discussions autour du niveau de rémunération, des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-entre-remuneration-primes-et-cout-de-la-vie-les-attentes-demeurent-fortes-au-sein-de-la-fonction-publique"><strong>Entre rémunération, primes et coût de la vie, les attentes demeurent fortes au sein de la fonction publique. La question des salaires des fonctionnaires continue d&rsquo;occuper une place importante dans le débat public au Gabon. Alors que la fonction publique demeure l&rsquo;un des principaux employeurs du pays, les discussions autour du niveau de rémunération, des primes et du pouvoir d&rsquo;achat reviennent régulièrement dans les revendications des agents de l&rsquo;État.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du montant inscrit sur les fiches de paie, le sujet renvoie à des enjeux plus larges liés à l&rsquo;attractivité de la fonction publique, à la qualité des services publics et à l&rsquo;équilibre des finances de l&rsquo;État.</p>



<h5 id="h-comment-est-composee-la-remuneration-d-un-fonctionnaire" class="wp-block-heading">Comment est composée la rémunération d&rsquo;un fonctionnaire ?</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Au Gabon, la rémunération d&rsquo;un agent public ne se limite pas au salaire de base. Selon le Statut général de la fonction publique, elle comprend notamment une solde indiciaire, des primes et des indemnités dont la nature varie selon la fonction occupée et les responsabilités exercées. Les primes peuvent notamment être liées à la responsabilité, au rendement, aux risques ou aux fonctions exercées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation explique pourquoi deux agents appartenant à des administrations différentes peuvent percevoir des rémunérations sensiblement différentes malgré un niveau de qualification comparable.</p>



<h5 id="h-une-grille-salariale-fondee-sur-les-categories-administratives" class="wp-block-heading">Une grille salariale fondée sur les catégories administratives</h5>



<p class="wp-block-paragraph">La fonction publique gabonaise repose sur un système de catégories et de hiérarchies déterminant le niveau de recrutement et la progression de carrière. Les rémunérations évoluent en fonction du grade, de l&rsquo;ancienneté et des responsabilités assumées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines estimations publiées par des observateurs du marché de l&#8217;emploi situent les rémunérations des agents de base à partir d&rsquo;environ 180 000 francs CFA mensuels, tandis que les cadres supérieurs et responsables administratifs peuvent percevoir des rémunérations nettement plus élevées, notamment grâce aux primes et indemnités associées à leurs fonctions.</p>



<h5 id="h-une-masse-salariale-parmi-les-plus-importantes-du-budget-de-l-etat" class="wp-block-heading">Une masse salariale parmi les plus importantes du budget de l’État</h5>



<p class="wp-block-paragraph">La question des salaires des fonctionnaires ne concerne pas seulement les agents publics. Elle représente également un enjeu budgétaire majeur pour l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les prévisions budgétaires pour 2026, les dépenses de personnel de l&rsquo;administration publique devraient atteindre près de 960 milliards de francs CFA. Cette enveloppe comprend les traitements, les primes, les indemnités et diverses charges liées à la rémunération des agents publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents budgétaires indiquent également une forte progression des crédits consacrés aux primes et indemnités, traduisant la volonté des pouvoirs publics de poursuivre certains ajustements de rémunération dans plusieurs secteurs de l&rsquo;administration.</p>



<h5 id="h-le-pouvoir-d-achat-au-centre-des-preoccupations" class="wp-block-heading">Le pouvoir d’achat au centre des préoccupations</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Si la masse salariale publique progresse régulièrement, la question du pouvoir d&rsquo;achat demeure une préoccupation importante pour de nombreux fonctionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;évolution du coût de la vie, des dépenses de logement, de transport, de santé ou encore de scolarité alimente les débats sur l&rsquo;adéquation entre les revenus des agents publics et leurs charges quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs observateurs soulignent que les augmentations enregistrées ces dernières années concernent davantage certaines primes ou régularisations administratives que le salaire de base lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation entretient des attentes récurrentes en matière de revalorisation salariale et d&rsquo;amélioration des conditions de travail dans plusieurs administrations.</p>



<h5 id="h-un-enjeu-d-attractivite-pour-la-fonction-publique" class="wp-block-heading">Un enjeu d’attractivité pour la fonction publique</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la question sociale, la rémunération constitue également un enjeu stratégique pour l&rsquo;administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où le secteur privé concurrence de plus en plus l&rsquo;État pour attirer certaines compétences, notamment dans les domaines techniques, numériques, financiers ou de la santé, la capacité de la fonction publique à recruter et fidéliser les talents dépend en partie des conditions de rémunération proposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu consiste donc à trouver un équilibre entre la maîtrise des finances publiques et la nécessité de disposer d&rsquo;une administration performante capable d&rsquo;accompagner le développement du pays.</p>



<h5 id="h-vers-quel-modele-de-remuneration" class="wp-block-heading">Vers quel modèle de rémunération ?</h5>



<p class="wp-block-paragraph">La question des salaires des fonctionnaires devrait continuer à alimenter les débats dans les années à venir. Entre maîtrise budgétaire, amélioration du pouvoir d&rsquo;achat et modernisation de l&rsquo;administration, les pouvoirs publics sont confrontés à un exercice d&rsquo;équilibre complexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux agents publics, le débat dépasse désormais la seule question du montant du salaire. Il porte également sur la reconnaissance du travail accompli, les perspectives de carrière, les mécanismes de primes et l&rsquo;amélioration globale des conditions d&rsquo;exercice des missions de service public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où la fonction publique demeure un pilier de l&#8217;emploi formel, les choix opérés en matière de rémunération continueront d&rsquo;avoir un impact direct sur les finances publiques, la qualité des services rendus aux citoyens et l&rsquo;attractivité de l&rsquo;administration gabonaise.</p>
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		<title>CEAG : après l&#8217;engouement populaire, le défi de la durabilité</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/centrale-achat-gabon-defis-lutte-vie-chere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 12:29:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[CEAG]]></category>
		<category><![CDATA[Centrale d’Achat du Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Libreville]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[vie chère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son lancement opérationnel en avril 2026, la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) s’impose progressivement comme l’un des principaux outils mis en place pour lutter contre la vie chère. Les opérations commerciales organisées au stade d’Angondjé puis à Nzeng-Ayong ont attiré plusieurs milliers de consommateurs venus acquérir des produits de première nécessité à des tarifs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis son lancement opérationnel en avril 2026, la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) s’impose progressivement comme l’un des principaux outils mis en place pour</strong> <a href="https://gabon-quotidien.com/nzeng-ayong-centrale-achat-gabon-vie-chere/">lutter contre la vie chère</a>. Les <a href="https://gabon-quotidien.com/defi-dictee-sunu-assurances-gabon-angondje-2026/">opérations commerciales organisées au stade d’Angondjé</a> <strong>puis à Nzeng-Ayong ont attiré plusieurs milliers de consommateurs venus acquérir des</strong> <a href="https://gabon-quotidien.com/controles-sanitaires-akanda-inspections-nocturnes/">produits de première nécessité </a><strong>à des tarifs jugés plus accessibles que ceux habituellement pratiqués dans les circuits classiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet engouement populaire témoigne d’une réalité économique bien connue : la pression croissante sur le <a href="https://gabon-quotidien.com/femmes-commercantes-ntoum-maire-zephirine-etotowa/">pouvoir d’achat</a> pousse de nombreux ménages à rechercher des alternatives leur permettant de réduire leurs dépenses quotidiennes. Riz, huile, lait, produits surgelés ou articles d’hygiène figurent parmi les produits les plus sollicités lors des différentes opérations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les populations sont à la recherche de solutions concrètes face à la hausse du coût de la vie</em> », observe un analyste économique interrogé sur les enjeux liés à la consommation des ménages.</p>



<h5 id="h-la-question-de-la-regularite-des-approvisionnements" class="wp-block-heading">La question de la régularité des approvisionnements</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du succès rencontré auprès du public, la principale interrogation concerne désormais la capacité de la CEAG à maintenir cette dynamique dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si une opération ponctuelle peut être soutenue par des stocks importants, la disponibilité régulière des produits représente un défi beaucoup plus complexe. La pérennité de l’initiative dépendra notamment de la capacité de la structure à garantir un approvisionnement continu tout en conservant des prix compétitifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plusieurs observateurs, la stabilité de l’offre constituera un indicateur majeur de la réussite du dispositif.</p>



<h5 id="h-le-defi-de-l-extension-sur-l-ensemble-du-territoire" class="wp-block-heading">Le défi de l’extension sur l’ensemble du territoire</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Autre enjeu de taille : la couverture nationale. Jusqu’à présent, Libreville concentre l’essentiel de la visibilité de l’opération. Cependant, les attentes sont également fortes dans les autres provinces du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extension du réseau de distribution nécessitera d’importants investissements logistiques afin d’assurer l’acheminement des marchandises dans des conditions optimales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La réussite de la Centrale d’Achat passera aussi par sa capacité à toucher les populations de l’intérieur du pays</em> », estiment plusieurs spécialistes du secteur commercial.</p>



<h5 id="h-une-dependance-persistante-aux-importations" class="wp-block-heading">Une dépendance persistante aux importations</h5>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’approvisionnement extérieur demeure également au cœur des préoccupations. Une part importante des produits commercialisés reste importée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, les fluctuations des<a href="https://gabon-quotidien.com/defi-dictee-sunu-assurances-gabon-2026/"> marchés internationaux</a>, la hausse des coûts du transport maritime ou encore les variations monétaires peuvent avoir un impact direct sur les prix proposés aux consommateurs. Cette dépendance constitue donc un facteur de vulnérabilité que la CEAG devra intégrer dans sa stratégie de développement.</p>



<h5 id="h-mesurer-l-impact-reel-sur-le-pouvoir-d-achat" class="wp-block-heading">Mesurer l’impact réel sur le pouvoir d’achat</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’efficacité du dispositif devra être évaluée à travers des indicateurs précis et mesurables. L’évolution des prix sur les marchés, la réduction des dépenses alimentaires des ménages ou encore l’amélioration du pouvoir d’achat permettront d’apprécier l’impact réel de la Centrale d’Achat du Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès populaire observé depuis le lancement de l’initiative apparaît aujourd’hui indéniable. Toutefois, la véritable réussite de la <strong>Centrale d’Achat du Gabon</strong> se mesurera à sa capacité à transformer cet enthousiasme initial en un mécanisme durable, capable d’influencer structurellement les prix et les habitudes de consommation à l’échelle nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Finances publiques : le Gabon sous pression après l’alerte rouge du FMI</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/finances-publiques-le-gabon-sous-pression-apres-lalerte-rouge-du-fmi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pamphile OBIANG]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 02:25:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2026 Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Dette publique du Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Finances publiques gabonaises]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Zone franc CFA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rapport relayé le 19 novembre 2025 par Africa Intelligence et commenté par plusieurs médias gabonais évoque une dette publique atteignant 80 % du PIB et un déficit en devises qui fragilise non seulement le Gabon, mais aussi la zone CEMAC tout entière. Libreville, le 21 novembre 2025 – C’est une note qui a fait [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un rapport relayé le 19 novembre 2025 par Africa Intelligence et commenté par plusieurs médias gabonais évoque une dette publique atteignant 80 % du PIB et un déficit en devises qui fragilise non seulement le Gabon, mais aussi la zone CEMAC tout entière.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Libreville, le 21 novembre 2025 – C’est une note qui a fait l’effet d’un électrochoc dans les milieux économiques de Libreville. Selon des informations publiées par Africa Intelligence et reprises notamment par Gabonreview et Gabon Mail Infos, le niveau d’endettement du Gabon atteindrait désormais près de 80 % du PIB, au-delà du plafond de 70 % fixé par les critères communautaires de la CEMAC. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette trajectoire, combinée à un déficit en devises et à une érosion des réserves de change de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), inquiète le Fonds monétaire international, qui craint un effet de contagion sur les programmes en cours au Tchad et en Centrafrique. Les observateurs parlent d’un « risque systémique » pour la zone franc, tant le Gabon pèse dans l’architecture financière régionale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, Libreville a présenté un budget 2026 en forte hausse par rapport à l’exercice précédent, ce que certains analystes interprètent comme une fuite en avant budgétaire, à rebours des recommandations de consolidation des finances publiques. Le gouvernement, lui, plaide pour un rattrapage nécessaire des investissements publics, tout en assurant que la soutenabilité de la dette reste maîtrisée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette alerte, les prochaines semaines seront cruciales. Des ajustements budgétaires, une meilleure transparence sur le stock de dette et une stratégie claire de priorisation des dépenses seront scrutés par les partenaires techniques et financiers. Pour les Gabonais, habitués aux annonces de grands projets, l’enjeu est simple : que la rigueur financière promise ne se traduise pas uniquement par des sacrifices pour les ménages, mais aussi par un assainissement réel de la gestion publique.</p>
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		<item>
		<title>FACIGA 2025 : Libreville au cœur du nouveau partenariat économique Gabon-Côte d’Ivoire</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/faciga-2025-libreville-au-coeur-du-nouveau-partenariat-economique-gabon-cote-divoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Justin MBATCHI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 02:10:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Agro-industrie]]></category>
		<category><![CDATA[ANPI-Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[CEPICI]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération Sud-Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises gabonaises]]></category>
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		<category><![CDATA[Forum d’affaires Côte d’Ivoire–Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[Investissements privés]]></category>
		<category><![CDATA[Numerique]]></category>
		<category><![CDATA[Partenariat économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 18 et 19 novembre 2025, Libreville a accueilli la première édition du Forum d’affaires Côte d’Ivoire-Gabon (FACIGA 2025). Près de 700 acteurs publics et privés ont travaillé à bâtir des partenariats concrets dans des secteurs clés comme l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures et le numérique. Libreville, le 21 novembre 2025 – Pendant deux jours, l’Hôtel [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les 18 et 19 novembre 2025, Libreville a accueilli la première édition du Forum d’affaires Côte d’Ivoire-Gabon (FACIGA 2025). Près de 700 acteurs publics et privés ont travaillé à bâtir des partenariats concrets dans des secteurs clés comme l’agro-industrie, l’énergie, les infrastructures et le numérique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Libreville, le 21 novembre 2025 – Pendant deux jours, l’Hôtel Le Nomad a pris des allures de mini-sommet économique régional. À l’initiative de l’ANPI-Gabon et du CEPICI côté ivoirien, le Forum d’affaires Côte d’Ivoire–Gabon (FACIGA 2025) a réuni ministres, patrons de grandes entreprises, PME, investisseurs et organisations patronales des deux pays. Objectif affiché : passer d’un discours politique de coopération Sud-Sud à des projets économiques concrets. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisateurs, près de 700 acteurs économiques ont participé aux tables rondes, rencontres B2B et sessions sectorielles, avec un accent mis sur l’agro-industrie, les mines, le bois, l’énergie, les infrastructures et la digitalisation. Pour les autorités gabonaises comme ivoiriennes, FACIGA doit devenir un outil de structuration d’investissements croisés, permettant aux entreprises des deux pays de co-investir et de se positionner ensemble sur des marchés tiers en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce forum, Libreville cherche également à diversifier ses partenaires économiques et à envoyer un signal de stabilité aux investisseurs, dans un contexte de transition politique et de fortes attentes sociales. Côté gabonais, plusieurs projets ont été mis en avant : valorisation locale des ressources agricoles et forestières, développement d’unités de transformation, renforcement des interconnexions portuaires et de la logistique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">FACIGA 2025 devrait aboutir à la signature de mémorandums d’entente et de conventions de partenariat dans les prochaines semaines. Pour Libreville, l’enjeu est de transformer ces annonces en emplois et opportunités réelles pour les jeunes et les entreprises locales. Les prochaines éditions du forum diront si ce pari de coopération économique Sud-Sud tient toutes ses promesses.</p>
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