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	<title>SEM Gabon Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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	<title>SEM Gabon Archives | GABON QUOTIDIEN</title>
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		<title>SEM : comment le Gabon veut faire passer son chiffre d’affaires de 6,3 à 500 milliards FCFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:20:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Belinga]]></category>
		<category><![CDATA[MAYS MOUISSI]]></category>
		<category><![CDATA[Mines Gabon]]></category>
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		<category><![CDATA[Raffinerie Gabonaise de l’Or]]></category>
		<category><![CDATA[SEM Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Société Équatoriale des Mines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplier par 80 le chiffre d'affaires d'une entreprise publique en 5 ans ? C'est le pari vertigineux de la Société Équatoriale des Mines (SEM). Extraction directe, mines d'or à Nkok, carrières et fer de Bélinga : décryptage de la nouvelle doctrine industrielle du Gabon.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-multipliez-par-80-le-chiffre-d-affaires-d-une-entreprise-publique-en-cinq-ans-c-est-l-equation-vertigineuse-imposee-a-la-societe-equatoriale-des-mines-sem-pour-passer-de-6-3-milliards-de-fcfa-a-la-barre-des-500-milliards-d-ici-2030-la-sem-ne-pourra-plus-se-contenter-d-un-role-d-actionnaire-passif-extraction-d-or-carrieres-transformation-locale-et-grands-projets-miniers-le-gabon-veut-transformer-son-bras-arme-geologique-en-un-veritable-geant-industriel"><strong>Multipliez par 80 le chiffre d’affaires d’une entreprise publique en cinq ans : c’est l’équation vertigineuse imposée à la Société Équatoriale des Mines (SEM). Pour passer de 6,3 milliards de FCFA à la barre des 500 milliards d’ici 2030, la SEM ne pourra plus se contenter d&rsquo;un rôle d&rsquo;actionnaire passif. Extraction d&rsquo;or, carrières, transformation locale et grands projets miniers : le Gabon veut transformer son bras armé géologique en un véritable géant industriel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi a été formalisé en novembre 2025 lors de la présentation du plan stratégique 2026-2030 au ministère des Mines. À l&rsquo;époque, le constat était sans appel : le niveau d&rsquo;activité de la SEM ne répondait plus aux ambitions de la nouvelle politique minière nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour le gouvernement, pas question de gonfler artificiellement les bilans par de simples participations financières. L&rsquo;exécutif exige des <strong>résultats opérationnels concrets</strong> sur le terrain. La vraie question économique est donc posée : d’où viendront les 494 milliards de FCFA de différence ?</p>



<h3 id="h-la-fin-de-la-simple-boite-de-gestion" class="wp-block-heading">La fin de la simple « boîte de gestion »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2011, la SEM s&rsquo;est longtemps résumée à un rôle de rentier gérant les parts de l&rsquo;État. Un modèle révolu. Dès 2024, sous l&rsquo;impulsion du ministre de l&rsquo;Économie Mays Mouissi, le cap a été réorienté vers une entreprise minière opératrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La feuille de route se décline en deux temps :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>2026-2030 :</strong> Transformation interne, modernisation des outils et ouverture de nouvelles mines.</li>



<li><strong>2031-2037 :</strong> Expansion régionale et consolidation des acquis.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition ultime est claire : faire de la SEM une référence industrielle à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h3 id="h-levier-1-produire-et-extraire-directement" class="wp-block-heading">Levier 1 : Produire et extraire directement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le pivot majeur de la réforme. Pour créer de la valeur, la <a href="https://gabon-quotidien.com/sem-strategie-aurifere-gabon/">SEM</a> doit extraire la matière première elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, la mutation est déjà visible. À Mebong, dans l&rsquo;Estuaire, l&rsquo;installation récente d&rsquo;un concasseur en partenariat avec <em>Le Roi des Chantiers</em> marque le lancement de la production d&rsquo;agrégats. Si les matériaux de construction semblent bien éloignés de l&rsquo;or ou du manganèse, cette initiative illustre la volonté de répondre immédiatement à la forte demande nationale en BTP. <strong>Produire, transformer, vendre</strong> : telle est la nouvelle doctrine.</p>



<h3 id="h-levier-2-une-offensive-majeure-sur-l-or" class="wp-block-heading">Levier 2 : Une offensive majeure sur l&rsquo;or</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;or constitue le second pilier stratégique. En septembre 2026, la visite de travail à la Raffinerie Gabonaise de l&rsquo;Or de Nkok a scellé le renforcement du <a href="https://gabon-quotidien.com/doctrine-aurifere-gabon-sem/">partenariat entre la SEM et le ministère des Mines</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la levée de la suspension de ses activités suite à un audit du secteur, la SEM a récupéré de nouveaux permis d&rsquo;exploitation — dont le gisement de Mboumba — et signé trois nouvelles conventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la simple extraction, l&rsquo;enjeu réside dans la <strong>traçabilité et la transformation locale à Nkok</strong>. En sécurisant la chaîne d&rsquo;approvisionnement, l&rsquo;État s&rsquo;assure de conserver la valeur ajoutée de précieux métaux qui échappaient autrefois au circuit officiel.</p>



<h3 id="h-levier-3-transformer-la-matiere-sur-place" class="wp-block-heading">Levier 3 : Transformer la matière sur place</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Extraire ne suffit plus ; il faut transformer. La SEM entend conditionner l&rsquo;exploitation du sous-sol à l&rsquo;implantation d&rsquo;unités industrielles sur le sol gabonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équation économique est simple : plus le Gabon avance dans la chaîne de valeur (affinage, découpe, métallurgie), plus il crée d&#8217;emplois locaux et de richesses nationales.</p>



<h3 id="h-les-deux-verrous-majeurs-la-certification-et-les-bras-techniques" class="wp-block-heading">Les deux verrous majeurs : la certification et les bras techniques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réussir cette mutation, la SEM doit faire sauter deux verrous historiques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le manque de certification internationale :</strong> Sans données géologiques certifiées aux normes internationales (<em>NI 43-101</em> ou <em>JORC</em>), impossible de convaincre les investisseurs institutionnels de financer des projets à fort potentiel. La cartographie précise du sous-sol devient donc une priorité absolue.</li>



<li><strong>Le déficit de compétences techniques :</strong> Historiquement structurée pour la gestion administrative, la SEM manque de géologues, d&rsquo;ingénieurs des mines et de métallurgistes. Un partenariat renforcé avec l&rsquo;École des Mines et de la Métallurgie de Moanda a été initié pour former en urgence les cadres techniques indispensables.</li>
</ul>



<h3 id="h-levier-4-optimiser-les-grands-projets-nationaux" class="wp-block-heading">Levier 4 : Optimiser les grands projets nationaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Développer ses propres mines n&#8217;empêche pas la SEM de faire fructifier ses actifs historiques. L&rsquo;entreprise entend faire peser sa voix au sein des méga-projets industriels du pays pour imposer le transfert de technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En août 2026, lors de l&rsquo;Ivindo Economic Forum, la SEM s&rsquo;est affichée aux côtés d&rsquo;Ivindo Iron pour rappeler son rôle central dans le projet de fer de Bélinga. L&rsquo;objectif : faire en sorte que chaque tonne de minerai extraite par des partenaires privés génère des retombées directes pour le Trésor public et l&rsquo;écosystème local.</p>



<h3 id="h-une-equation-financiere-vertigineuse" class="wp-block-heading">Une équation financière vertigineuse</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Afficher 140 % de croissance annuelle moyenne sur cinq ans relève d&rsquo;un défi sans précédent. Si aucun échéancier officiel intermédiaire n&rsquo;a encore été publié, la faisabilité de ce plan dépendra de la capacité de la SEM à faire monter en puissance ses projets de manière simultanée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Redressement de l&rsquo;orpaillage artisanal, développement des carrières, partenariats industriels et valorisation des gisements : les fondations posées en 2026 montrent une volonté politique réelle. Reste désormais l&rsquo;épreuve des faits : convertir rapidement ces ambitions politiques en résultats d&rsquo;exploitation et en recettes sonnantes et trébuchantes pour l&rsquo;économie gabonaise. </p>
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