Bangui, 14 mars 2026. Dans une démarche qui allie dialogue institutionnel et engagement concret en faveur de l’égalité, le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a reçu ce samedi au cabinet, Sephora Kodjo, présidente du Réseau Africain des Femmes Leaders, accompagnée de Portia Deya-Abazene, présidente de la Fédération des Associations Féminines Entrepreneurs de Centrafrique (FAFECA). Cette rencontre a offert un cadre privilégié pour réfléchir aux stratégies visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes dans le pays.
Les discussions ont mis en lumière la nécessité d’une approche intégrée, combinant accès au financement, formation entrepreneuriale et accompagnement à l’innovation. Ces priorités s’inscrivent dans la vision du Plan National de Développement (PND) et dans la stratégie nationale d’autonomisation des femmes, qui considèrent la participation féminine non seulement comme un impératif de justice sociale, mais aussi comme un levier essentiel de croissance durable et de stabilité socio-économique.
Madame Kodjo a rappelé le rôle central de la Fondation SEPHIS, active depuis plus d’une décennie dans l’accompagnement des femmes entrepreneures. Selon elle, structurer les activités économiques, faciliter l’accès aux marchés et soutenir l’innovation locale permet de transformer les initiatives individuelles en véritables moteurs de développement pour les communautés. « L’autonomisation économique des femmes est un investissement dans la résilience et la prospérité du pays », a-t-elle souligné.
Le ministre Hervé Ndoba a pour sa part réaffirmé l’engagement du gouvernement centrafricain à créer un environnement propice au développement des initiatives féminines. Il a salué le travail du Réseau Africain des Femmes Leaders et de la Fondation SEPHIS, rappelant que la collaboration entre institutions publiques et acteurs de la société civile est essentielle pour accélérer l’inclusion économique et sociale des femmes.
Cette audience illustre une approche pragmatique de l’autonomisation : au-delà des discours et des engagements politiques, il s’agit d’identifier des outils concrets pour permettre aux femmes de participer pleinement à l’économie nationale, d’innover et de renforcer leur résilience face aux défis économiques. Elle témoigne également de la volonté du gouvernement de considérer l’inclusion des femmes comme une priorité stratégique pour le développement durable.
Au terme de cette rencontre, un constat se dégage : la Centrafrique avance vers un modèle où les femmes ne sont plus seulement bénéficiaires de politiques publiques, mais actrices à part entière du progrès économique et social. L’inclusion économique féminine, désormais au cœur des échanges institutionnels, devient un indicateur clé de la transformation nationale.













