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Première session ordinaire du CESEC : Guy Bertrand Mapangou installe une magistrature d’influence

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Libreville, 17 février 2026. En ouvrant la première session ordinaire du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), son président, Guy Bertrand Mapangou, n’a pas seulement lancé un cycle de travaux de 21 jours. Il a posé les fondements d’une méthode : faire de l’institution un espace d’anticipation stratégique au service de la décision publique.

Organisée au siège du Conseil, en présence du Vice-Président du Gouvernement et de plusieurs personnalités de la République, cette session inaugure une mandature placée sous le signe du dialogue structuré entre l’État et la société.

Une institution au carrefour de l’État et des territoires

Dans son allocution d’ouverture, le président du CESEC a rappelé la vocation première de l’institution : éclairer l’Exécutif et le Parlement par des avis argumentés, fondés sur l’analyse rigoureuse des réalités économiques, sociales, environnementales et culturelles.

Au-delà de la fonction consultative, le CESEC se veut un dispositif de veille stratégique capable d’anticiper les déséquilibres et de proposer des mécanismes de régulation en amont des crises. « Porter la voix de la société réelle », celle des territoires, des acteurs économiques, des organisations sociales et des communautés culturelles constitue, selon lui, l’une des responsabilités majeures de la nouvelle mandature.

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a souhaité renforcer la représentativité de l’institution à travers sa récente réforme. ONG, confessions religieuses, autorités traditionnelles, diaspora, collectivités locales et acteurs économiques composent désormais une architecture organique élargie, pensée comme un miroir des réalités nationales.

La trêve sociale comme levier d’apaisement

Au cœur des travaux figure un appel solennel à une trêve sociale, dans un contexte marqué par des tensions persistantes, notamment dans le secteur de l’éducation et le monde du travail.

Sans nier la profondeur structurelle de certaines revendications, le CESEC défend une approche pragmatique : créer les conditions d’un apaisement temporaire afin de restaurer un climat propice aux négociations durables. L’appel n’est pas présenté comme un renoncement, mais comme un instrument de stabilisation dans une phase de relance économique.

Dans un environnement où la croissance et le redressement économique constituent des priorités nationales, la paix sociale est érigée en condition préalable à toute réforme efficace. Le Conseil entend ainsi jouer un rôle d’interface, en facilitant la recherche d’équilibres entre impératifs budgétaires, attentes salariales et soutenabilité des politiques publiques.

Sécurité et cohésion nationale : ouvrir un débat sans tabou

Autre thème majeur : la recrudescence des crimes crapuleux de sang. Le CESEC propose d’ouvrir un débat national approfondi sur l’efficacité de l’arsenal répressif et préventif face à ces violences.

L’institution se garde de toute posture émotionnelle. Elle appelle à une réflexion équilibrée, conciliant humanisme et fermeté, protection des citoyens et respect des principes fondamentaux. Les pistes envisagées dépassent le seul champ pénal : prévention, éducation, renforcement du lien social, coordination sécuritaire et adaptation du cadre législatif constituent les axes d’une approche globale.

En se positionnant comme « vigile républicaine », le Conseil affirme sa mission d’alerte, tout en privilégiant la concertation et l’analyse sur la réaction immédiate.

L’Iboga : patrimoine culturel et enjeu stratégique

Le second grand dossier de la session concerne l’Iboga (Eboghè), plante endogène à forte portée symbolique et scientifique. Le CESEC entend examiner les conditions d’une structuration responsable de cette filière, à la croisée de la recherche médicale, de la valorisation économique et de la protection des savoirs traditionnels.

Dans un contexte international marqué par les risques de biopiraterie et d’appropriation illégitime des ressources génétiques, le Conseil plaide pour un encadrement juridique et éthique renforcé. L’enjeu dépasse la seule exploitation commerciale : il touche à la souveraineté scientifique, à la diversification économique et au rayonnement culturel du Gabon.

Installer une culture de l’avis utile

Au fil de son intervention, Guy Bertrand Mapangou a insisté sur la responsabilité collective des conseillers : produire des recommandations réalistes, méthodiques et orientées vers l’impact concret sur la vie quotidienne des citoyens.

Après une session de septembre 2025 saluée pour la densité de ses travaux, cette nouvelle étape vise à consolider la crédibilité du CESEC comme institution d’influence et de médiation.

En filigrane, une conviction s’impose : dans un contexte de mutation économique et sociale, la qualité du débat public devient un actif stratégique.

À travers cette première session ordinaire de sa mandature, le Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel entend démontrer que l’écoute structurée de la société peut devenir un levier décisif de stabilité et de projection pour le Gabon.

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