KINSHASA – La levée du permis de culte en République démocratique du Congo a été saluée le mardi 10 mars 2026 par les responsables des églises de réveil charismatiques et autres communautés religieuses. Une délégation conduite par le pasteur Godé Mpoy, représentant légal du Haut Conseil des Églises de Réveil, s’est rendue au ministère de la Justice pour exprimer sa gratitude au ministre d’État et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
La mesure, imposée sous une précédente administration, suscitait depuis plusieurs années des interrogations et inquiétudes au sein des communautés religieuses. Son abrogation constitue selon les représentants des églises une étape majeure pour la consolidation de la liberté de culte et la simplification des démarches administratives.
« Aujourd’hui, l’église est en paix », a déclaré le pasteur Mpoy, rappelant l’engagement de son organisation dans la contestation de cette mesure et saluant la décision du ministre. La délégation a également souligné la disponibilité et l’écoute dont le ministre a fait preuve tout au long du processus.
Pour le ministère de la Justice, cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de respect des droits constitutionnels et d’amélioration du climat institutionnel. La suppression du permis de culte permet non seulement d’alléger les contraintes administratives pour les communautés religieuses, mais aussi de renforcer la confiance entre l’État et la société civile.
Les observateurs notent que cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres démarches visant à simplifier la réglementation administrative dans des domaines sensibles, tout en consolidant les principes de liberté individuelle et de dialogue institutionnel.
En RDC, où la diversité religieuse est un élément central du tissu social, l’abrogation du permis de culte apparaît comme un signal positif de reconnaissance et de respect des droits des citoyens, et ouvre la voie à un dialogue renforcé entre pouvoirs publics et acteurs de la société civile.













