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RDC : vers un tournant opérationnel dans la lutte contre la fraude minière

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À Kinshasa, la lutte contre la fraude minière entre dans une phase plus structurée. Réunie le 24 février 2026 autour du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, la Commission de lutte contre la fraude minière a procédé à une évaluation approfondie de la feuille de route adoptée à la fin de l’année dernière.

À ses côtés, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, ainsi que l’Inspecteur Général des Mines récemment nommé par le Chef de l’État, ont passé en revue l’état d’avancement des mesures engagées sur le terrain.

Des avancées concrètes, mais un chantier encore ouvert

L’exercice n’était pas seulement administratif. Il s’agissait de mesurer l’impact réel des décisions prises et d’identifier les zones de vulnérabilité persistantes.

Parmi les progrès relevés figurent :

  • l’identification d’entités de traitement ne répondant pas aux normes réglementaires et dont les sources d’approvisionnement restent opaques ;
  • la fermeture effective de structures non conformes ;
  • le recensement des coopératives minières et des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) auxquelles elles sont rattachées.

Ces actions traduisent une volonté de reprise en main progressive d’un secteur stratégique pour l’économie nationale. Elles témoignent également d’une coordination accrue entre les services compétents.

Clarifier la frontière entre artisanat et fraude organisée

Au cœur des échanges, une question sensible : celle des exploitations illégales opérant sous couvert d’artisanat minier. L’envahissement de sites concédés et l’utilisation d’engins lourds en violation du cadre légal constituent des dérives qui fragilisent à la fois l’État et les opérateurs réguliers.

La Commission a insisté sur la nécessité de ne pas confondre ces pratiques frauduleuses avec l’activité des exploitants artisanaux légalement établis. Ces derniers, souvent issus des communautés locales, représentent un maillon essentiel de l’économie de subsistance et doivent être protégés, encadrés et accompagnés vers davantage de formalisation.

Cette distinction apparaît désormais comme un axe central de la stratégie gouvernementale : sanctionner les réseaux organisés tout en sécurisant les acteurs réguliers.

Restaurer l’autorité publique dans un secteur stratégique

Au terme de la réunion, un plan d’action offensif et coordonné a été arrêté. L’objectif affiché est clair : restaurer l’autorité de l’État sur les sites miniers, sécuriser les opérateurs légaux et renforcer durablement la lutte contre la fraude.

Au-delà des mesures techniques, cette dynamique renvoie à un enjeu plus large : consolider la gouvernance d’un secteur clé pour la République démocratique du Congo, garantir la traçabilité des ressources et rétablir la confiance des partenaires économiques.

Si les défis demeurent importants, la séquence engagée laisse entrevoir une volonté politique de passer du diagnostic à l’action, avec une approche plus ferme mais aussi plus différenciée, attentive à la réalité des acteurs de terrain.

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