Le 20 février 2026, loin des salles de réunion et des discours protocolaires, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme KOSSY, a choisi le terrain. Direction : la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG), acteur public clé dans la stratégie nationale de production agricole et animale.
Une visite pour voir, écouter et comprendre
Depuis sa prise de fonctions en janvier, le membre du gouvernement multiplie les déplacements. Objectif affiché : confronter les orientations politiques aux réalités opérationnelles. À la SAEG, la démarche s’est voulue méthodique. Accueilli par le directeur général, Aubert NDJILA, le ministre a d’abord pris connaissance d’un état des lieux détaillé : niveau de production, organisation interne, contraintes logistiques, besoins en équipements, situation des ressources humaines.
Au-delà des chiffres, la visite des installations a permis de mesurer concrètement les conditions de travail des équipes et l’ampleur des défis. Entre ambitions nationales et contraintes quotidiennes, la société évolue dans un environnement où chaque amélioration structurelle peut avoir un effet démultiplicateur sur la chaîne alimentaire.
Une entreprise stratégique au cœur des priorités nationales
La SAEG n’est pas une structure ordinaire. Elle s’inscrit dans une équation plus large : celle de la souveraineté alimentaire du Gabon. Dans un contexte international marqué par les tensions sur les marchés agricoles et la volatilité des approvisionnements, la question de la production locale prend une dimension stratégique.
À l’issue de la séance de travail, le ministre a identifié des besoins prioritaires et évalué les marges de progression. Modernisation des équipements, optimisation des filières, montée en compétences des équipes : autant de leviers considérés comme essentiels pour faire de l’entreprise un outil plus performant au service de l’économie nationale.
Une impulsion politique assumée
Dans son échange avec les agents, Pacôme KOSSY a voulu conjuguer fermeté institutionnelle et message de confiance. Il a assuré que les préoccupations exprimées seraient examinées avec attention, tout en appelant chacun à s’inscrire dans la dynamique impulsée au sommet de l’État par le président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.
Trois priorités ont été clairement réaffirmées :
renforcer la souveraineté alimentaire nationale ;
faire du système alimentaire un pilier structurant de la croissance économique ;
accroître significativement l’emploi dans les filières agricoles et d’élevage.
Entre volontarisme et réalités structurelles
Derrière ces objectifs, un enjeu transversal se dessine : transformer durablement le modèle productif. La création d’emplois, notamment pour les jeunes, la réduction des importations alimentaires et la valorisation des ressources locales constituent des attentes fortes, tant économiques que sociales.
La visite à la SAEG apparaît ainsi comme un signal politique, mais aussi comme un test de cohérence entre stratégie nationale et capacité d’exécution. Pour le gouvernement, la réussite passera par un suivi rigoureux, des investissements ciblés et une mobilisation continue des équipes sur le terrain.
En choisissant de commencer par l’écoute et l’observation, le ministre pose les bases d’une gouvernance de proximité. Reste désormais à transformer cette impulsion en résultats tangibles, au bénéfice de l’agriculture gabonaise et de l’ensemble du pays.













