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SETRAG : la gestion du risque comme moteur du renouveau ferroviaire

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Il est des visites qui dépassent le cadre protocolaire. Celle effectuée par le Vice-Président en charge des Risques du Groupe Banque mondiale au cœur des installations ferroviaires d’Owendo s’inscrit dans cette catégorie. Plus qu’un simple déplacement institutionnel, il s’agissait d’une immersion stratégique au centre d’un enjeu majeur pour le Gabon : la modernisation et la sécurisation du Transgabonais.

Avec un financement de 150 milliards de francs CFA accordé à la SETRAG dans le cadre du Plan de Modernisation et de Sécurisation de la voie, le partenariat avec le Groupe Banque mondiale traduit une ambition claire : renforcer durablement une infrastructure vitale pour l’économie nationale. Transport de minerais, mobilité des populations, continuité logistique, le rail demeure un pilier stratégique.

Une culture du risque assumée et structurée

La mission conduite par Dennis Albert McLaughlin avait un objectif précis : évaluer les dispositifs de maîtrise des risques associés aux projets financés. Une démarche conforme aux standards internationaux, mais qui, sur le terrain, prend une dimension très concrète.

Dès son arrivée, la délégation s’est soumise aux consignes de sécurité obligatoires. Un geste symbolique mais révélateur : ici, la sécurité n’est pas un discours, c’est une pratique. Cette exigence irrigue l’ensemble du dispositif opérationnel présenté par les équipes, du pilotage stratégique jusqu’aux interventions quotidiennes sur la voie.

La présentation institutionnelle et technique a mis en lumière les défis spécifiques du tronçon PK2 – PK17, segment névralgique situé dans une zone à forte pression urbaine. Sur cette portion, la performance ferroviaire ne se mesure pas uniquement en kilomètres de rails rénovés, mais aussi en capacité d’anticipation, de prévention et de dialogue territorial.

Entre performance opérationnelle et responsabilité sociale

L’immersion sur le terrain a permis d’observer une réalité complexe : l’occupation illégale du domaine ferroviaire expose riverains et opérations à des risques significatifs. Dans cet environnement contraint, la gestion du risque devient un exercice d’équilibre permanent entre continuité d’exploitation, sécurité des populations et concertation avec les autorités compétentes.

Les équipes de la SETRAG ont détaillé les mesures mises en œuvre : renforcement de la surveillance, dispositifs de sécurisation, prévention des incidents, coordination institutionnelle. Autant d’actions qui traduisent une approche structurée et évolutive face à des défis mouvants.

Cette séquence terrain a surtout révélé la dimension humaine du projet. Derrière les investissements et les standards techniques, ce sont des femmes et des hommes mobilisés au quotidien pour maintenir un haut niveau d’exigence opérationnelle.

Un partenariat fondé sur la confiance et la durabilité

Au terme de la visite, Dennis Albert McLaughlin a salué « le professionnalisme et l’engagement des équipes », soulignant la nécessité de poursuivre « une approche organisée et dynamique » afin de garantir la solidité des infrastructures financées dans le temps.

Au-delà de l’évaluation technique, cette mission illustre la maturité d’un partenariat. Entre la SETRAG et le Groupe Banque mondiale, la relation repose sur trois piliers : rigueur de gestion, transparence et vision de long terme.

Dans un contexte où les infrastructures structurantes conditionnent la compétitivité et l’attractivité des économies africaines, le cas du Transgabonais rappelle une évidence : moderniser un réseau ferroviaire, ce n’est pas seulement investir dans le rail. C’est investir dans la gouvernance, dans la maîtrise des risques et, surtout, dans la confiance.

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