La mise en œuvre de la loi n°016/2025 du 27 juin 2025 relative aux partis politiques en République gabonaise marque une étape importante dans la réorganisation du paysage politique national. C’est dans ce contexte que le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a réuni, le mercredi 21 janvier 2026, les responsables des partis politiques légalement reconnus à l’auditorium de l’immeuble Arambo, pour une séance d’information consacrée aux implications concrètes de ce nouveau dispositif juridique.
Cette rencontre visait à rappeler les principales dispositions de la loi et à clarifier les obligations auxquelles sont désormais soumis les partis politiques, notamment en matière d’organisation interne, de fonctionnement administratif et de conformité légale. À travers cette démarche, les autorités entendent renforcer la transparence, la crédibilité et la structuration des formations politiques, dans un environnement institutionnel en pleine recomposition.
Dans la continuité de cette réunion collective, le Ministre de l’Intérieur a accordé, le jeudi 22 janvier 2026, une audience au Secrétaire général de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), Mays Mouissi. Celui-ci était accompagné de plusieurs membres du Directoire, dont le Secrétaire général adjoint chargé des Élections, Mesmin Ngabikoumou Wada, la Secrétaire générale adjointe chargée de l’Administration, Raïssa Nana épouse Ghogho, ainsi que d’autres responsables du parti.
Selon les informations communiquées à l’issue de cette audience, les échanges ont porté sur les modalités d’application pratiques de la loi du 27 juin 2025, en particulier pour les formations politiques créées après sa promulgation. Le Secrétaire général de l’UDB a rappelé que son parti, récemment constitué, a engagé l’ensemble des démarches requises par la réglementation en vigueur, ce qui a conduit à sa légalisation dans le respect des critères définis par la loi.
Cette séquence institutionnelle met en lumière un enjeu central : l’adaptation des partis politiques à un cadre juridique plus exigeant. Pour les autorités, il s’agit de garantir un environnement politique mieux organisé, capable de favoriser la stabilité et la lisibilité de l’action publique. Pour les formations politiques, notamment les plus récentes, le défi consiste à concilier dynamique militante et rigueur administrative.
L’UDB se présente ainsi comme un cas d’école dans l’application immédiate des nouvelles dispositions légales. Si cette conformité est mise en avant par ses dirigeants, elle s’inscrit surtout dans une logique plus large de normalisation du champ politique, où le respect des règles devient un préalable à toute ambition nationale.
Au-delà du cas spécifique de l’UDB, la démarche engagée par le ministère de l’Intérieur traduit la volonté des pouvoirs publics d’instaurer une relation plus structurée avec les partis politiques, fondée sur le droit, la responsabilité et la transparence. Une évolution qui pourrait, à terme, redéfinir les pratiques politiques et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.













