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Biodiversité, rail et souveraineté écologique : un changement de méthode assumé

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En signant, le 15 janvier 2026 à Libreville, deux accords structurants avec la Setrag, la Comilog et l’ONG Conservation Justice, l’État gabonais ne s’est pas contenté d’annoncer de nouvelles conventions techniques. Il a surtout envoyé un signal politique fort : celui d’un changement de méthode dans la gestion des enjeux environnementaux liés aux infrastructures stratégiques et à l’exploitation industrielle.

Longtemps abordée de manière sectorielle, la question de la protection de la faune et de la biodiversité s’inscrit désormais dans une approche intégrée, où sécurité, justice, innovation technologique et responsabilité des entreprises avancent de concert. Les accords signés traduisent cette volonté de rupture.

Le premier enjeu est celui de la criminalité environnementale, qui continue de fragiliser les écosystèmes et de menacer des espèces protégées. Le corridor ferroviaire, axe vital pour l’économie nationale, est aussi un point de passage convoité par les réseaux de trafic de produits fauniques. En structurant une collaboration renforcée entre le ministère des Eaux et Forêts, la Setrag et Conservation Justice, l’État mise sur la mutualisation des moyens humains, techniques et logistiques pour gagner en efficacité. Mais au-delà du contrôle, c’est une logique de responsabilisation collective qui est recherchée, à travers la sensibilisation des usagers et des communautés riveraines.

Le second accord aborde un défi tout aussi emblématique : la coexistence entre grandes infrastructures et faune sauvage. Les collisions entre trains et animaux, notamment les éléphants, ne sont pas seulement des incidents techniques ; elles posent des questions de sécurité, d’image et de durabilité. Le projet pilote lancé avec la Setrag et la Comilog repose sur des solutions scientifiques et technologiques innovantes, illustrant une volonté claire d’adapter les infrastructures aux réalités écologiques du territoire. Ici, la modernisation ne se fait pas contre la nature, mais avec elle.

Ces initiatives s’inscrivent pleinement dans la vision portée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. La souveraineté écologique, désormais assumée comme un pilier du développement national, ne relève plus du discours, mais de l’action. Les accords signés sont cohérents avec les orientations du Programme National de Croissance et de Développement, qui promeut une économie productive, responsable et ancrée dans la préservation du patrimoine naturel.

Pour les entreprises partenaires, la Setrag et la Comilog, ces engagements traduisent une évolution profonde de la responsabilité sociétale et environnementale. La performance industrielle ne se mesure plus uniquement en volumes ou en résultats financiers, mais aussi à la capacité d’anticiper les risques, de réduire les impacts et de contribuer à l’intérêt général. En s’alignant sur les priorités de l’État, elles affirment leur rôle d’acteurs du développement durable.

Au final, ces accords illustrent une conviction désormais partagée : développement économique et protection de l’environnement ne sont pas antagonistes. Ils peuvent, lorsqu’ils sont pensés ensemble, renforcer la crédibilité du Gabon sur la scène internationale et consolider un modèle de croissance respectueux de ses ressources naturelles. Plus qu’une signature, c’est une orientation stratégique qui se dessine.

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