Libreville, le 27 décembre 2025. Dans un communiqué officiel, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, a rappelé aux candidats ayant pris part aux dernières élections législatives, locales et sénatoriales leurs obligations légales en matière de dépôt des comptes de campagne. Cette communication s’inscrit dans la volonté des autorités de consolider la transparence et la crédibilité du processus électoral en République gabonaise.
S’appuyant sur les articles 368 et 369 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral, le ministre précise que chaque candidat est tenu de déposer, dans les délais impartis, l’ensemble des documents relatifs au financement de sa campagne. Ces dispositions légales encadrent strictement les ressources mobilisées et les dépenses engagées, afin de garantir l’équité entre les acteurs politiques et le respect des règles démocratiques.
Conformément à la réglementation en vigueur, les comptes de campagne doivent être déposés soit auprès de la Cour des Comptes, soit auprès de la Chambre Provinciale des Comptes territorialement compétente. Les dossiers doivent comprendre un état détaillé des sources de financement, un état exhaustif des dépenses effectuées ainsi que toutes les pièces justificatives nécessaires à leur vérification. Cette exigence vise à permettre un contrôle rigoureux et impartial par les juridictions financières compétentes.
Le communiqué signé par Hermann Immongault précise que le dépôt des documents s’effectue tous les jours ouvrables, de 08 heures à 16 heures, au Greffe de la Cour des Comptes ou de la Chambre Provinciale des Comptes du ressort concerné. Le délai légal est fixé à soixante (60) jours au plus tard après la proclamation des résultats définitifs par les juridictions compétentes, soulignant ainsi le caractère obligatoire et non dérogatoire de cette démarche.
Au-delà de son aspect administratif, le dépôt des comptes de campagne constitue une étape déterminante du processus électoral. Il participe à la prévention des pratiques illégales, à la lutte contre le financement opaque de la vie politique et au renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions issues des urnes. À travers cette obligation, l’État gabonais affirme son attachement aux principes de bonne gouvernance et de reddition des comptes.
Pour les candidats, se conformer à cette exigence légale représente un acte de responsabilité et de respect des lois de la République. C’est également un signal adressé à l’opinion publique quant à leur engagement en faveur d’une pratique politique transparente et éthique.
Par ce rappel officiel, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann Immongault, réaffirme le rôle central de son département dans l’encadrement du processus électoral et dans la consolidation de l’État de droit, où la transparence financière demeure un pilier fondamental de la démocratie gabonaise.













