Les chiffres rendus publics par le ministère de l’Éducation nationale traduisent une évolution significative dans la gestion des ressources humaines du secteur éducatif. Au-delà de l’annonce administrative, ils mettent en lumière une dynamique de régularisation et de sécurisation des parcours professionnels des enseignants, longtemps confrontés à l’instabilité statutaire.
Pour la période 2024–2025, ce sont 2 219 enseignants qui ont bénéficié d’actes de titularisation, d’avancement ou de reclassement après stage. Ces décisions administratives, attendues par de nombreux agents, viennent consolider leur situation professionnelle et renforcer la continuité du service public de l’éducation.
Parallèlement, l’effort engagé en matière d’intégration et de pré-salaires illustre une volonté d’anticipation des besoins du système éducatif. Sur la période 2024–2025, 726 agents ont été concernés, tandis que l’année 2026 prévoit un volume nettement plus important, avec 2 958 bénéficiaires. Cette projection inclut aussi bien les sortants des écoles de formation Écoles normales supérieures, ENSET, ENI que des profils spécialisés tels que les conseillers d’orientation psychologues et les professeurs de sciences.
Un élément notable de cette programmation réside dans l’intégration progressive de 1 810 postulants à la fonction enseignante, anciennement bénévoles. Cette catégorie, longtemps en marge du statut officiel, représente un enjeu social et pédagogique majeur. Leur prise en compte marque une étape dans la réduction de la précarité et la reconnaissance de l’apport de ces acteurs au fonctionnement quotidien des établissements scolaires.
La publication de ces données s’inscrit dans les engagements pris par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, lors de la présentation du bilan à mi-parcours du Comité technique de suivi-évaluation de la Commission interministérielle. Elle traduit une volonté de transparence et de redevabilité vis-à-vis de la communauté éducative.
Les perspectives annoncées pour 2026 confirment cette orientation. Le ministère prévoit de rendre publique, à l’issue des travaux du Comité technique de suivi-évaluation de la Commission tripartite Éducation–Fonction publique–Budget, la liste de 4 000 agents programmés pour cette échéance. Une démarche qui vise à mieux planifier les effectifs et à répondre aux besoins croissants du système éducatif.
À terme, le traitement complet des dossiers de l’exercice 2026 portera le nombre total de bénéficiaires à 9 903 agents. Ce volume illustre l’ampleur de l’effort consenti par l’État pour structurer durablement le corps enseignant, améliorer les conditions de travail et renforcer la qualité de l’enseignement.
À travers ces mesures, le ministère de l’Éducation nationale poursuit un objectif central : bâtir une école portée par des enseignants mieux encadrés, reconnus et sécurisés dans leur parcours, condition essentielle à la réussite des réformes éducatives et à l’amélioration des performances du système scolaire.













