La République démocratique du Congo entend franchir un nouveau cap dans la gouvernance de son secteur minier. Le mercredi 28 janvier 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a officiellement ouvert à Kinshasa les assises sur la transparence et la bonne gouvernance minière, organisées par l’Institut Républicain International (IRI). Prévue sur deux jours, cette rencontre réunit institutions publiques, opérateurs privés, société civile et partenaires techniques et financiers autour d’un enjeu central : faire du potentiel minier congolais un levier de développement crédible et durable.
Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique, l’industrialisation accélérée et la demande croissante en minerais stratégiques, la RDC occupe une position clé au sein des chaînes de valeur internationales. Mais cette place stratégique s’accompagne d’une exigence accrue en matière de transparence, de traçabilité et de redevabilité. C’est à cette réalité que le ministre des Mines a fait écho, soulignant que la performance du secteur ne peut plus être dissociée de la qualité de sa gouvernance.
S’inscrivant dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Gouvernement affiche une ambition claire : moderniser la gouvernance minière afin d’en faire un pilier de la souveraineté économique nationale. Cette ambition repose notamment sur une meilleure coordination institutionnelle, la clarification des règles du jeu, un dialogue renforcé avec les opérateurs économiques et une prise en compte accrue des attentes des communautés locales.
Au cours de son intervention, Louis Watum Kabamba a appelé les participants à rompre avec les approches purement déclaratives. Pour lui, ces assises doivent se distinguer par leur capacité à produire des engagements concrets et opérationnels, capables de répondre aux dysfonctionnements persistants du secteur. Le renforcement de la traçabilité des flux miniers et de la redevabilité des acteurs a été présenté comme un impératif, tant pour restaurer la confiance que pour garantir une meilleure redistribution des retombées économiques.
Au-delà des enjeux techniques, ces travaux posent la question de la stabilité sociale et de la transformation industrielle du pays. Le Gouvernement entend faire du secteur minier non seulement un moteur de croissance, mais aussi un facteur d’équilibre et de cohésion, dans un environnement où les ressources naturelles sont au cœur des dynamiques économiques et géopolitiques.
En rappelant qu’« une gouvernance exigeante est la condition du développement », le ministre des Mines a donné le ton de ces assises, appelées à traduire les ambitions politiques en actions mesurables. Pour la RDC, l’enjeu est désormais clair : transformer son immense richesse minérale en un véritable capital de développement, à la hauteur des attentes nationales et internationales.













