Par décret présidentiel du 29 décembre 2025, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a nommé Guy-Bertrand Mapangou à la tête du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Cette nomination marque une étape importante dans la redynamisation de cette institution consultative stratégique, appelée à jouer un rôle accru dans l’orientation, l’évaluation et l’anticipation des politiques publiques.
Instance constitutionnelle de dialogue et de conseil, le CESEC occupe une position singulière dans l’architecture institutionnelle gabonaise. Il constitue un espace de concertation entre l’État et les forces vives de la Nation acteurs économiques, sociaux, environnementaux et culturels avec pour mission d’éclairer les décisions publiques et d’évaluer leur impact sur la société.
Un connaisseur des rouages de l’État
Ancien Haut Représentant personnel du président de la République, Brice Clotaire Oligui NGUEMA et ex-directeur de cabinet du président du Conseil économique et social, Guy-Bertrand Mapangou connaît en profondeur les mécanismes internes du CESEC et les enjeux liés à son repositionnement. Cette expérience institutionnelle, combinée à un parcours dense au sommet de l’État, constitue un atout majeur pour conduire la transformation attendue de l’institution.
Discret, rigoureux et reconnu pour son sens de l’État, il s’est forgé une réputation de travailleur méthodique, attaché au respect des règles républicaines et à la loyauté envers les institutions. Sa capacité à concilier exigence administrative, gestion des ressources humaines et culture du résultat répond aux défis actuels du CESEC, dans un contexte de fortes attentes sociales et de réformes structurelles.
Un parcours politique et institutionnel dense
Formé au journalisme à Lille, en France, Guy-Bertrand Mapangou débute sa carrière comme journaliste à Africa Nº.1 avant d’intégrer les cercles décisionnels de l’État dans les années 1990, notamment comme directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale et haut-commissaire au ministère de la Justice.
Il occupe par la suite plusieurs fonctions clés sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba, notamment celles de secrétaire général adjoint et porte-parole de la Présidence, ministre délégué à la Réforme de l’État, puis ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Immigration. Il sera également ministre des Eaux et Forêts. Ce parcours lui confère une connaissance approfondie des questions de gouvernance, de sécurité et d’administration publique.
En 2024, dans un contexte de transition politique, il démissionne du Parti démocratique gabonais pour des raisons éthiques et fonde le mouvement « Le Rassemblement », avant d’être nommé Haut Représentant personnel du Président de la Transition. Ce repositionnement illustre sa capacité d’adaptation aux mutations politiques du pays.
Un CESEC appelé à jouer pleinement son rôle
Longtemps perçu comme un organe essentiellement technique, le CESEC est désormais appelé à devenir un véritable laboratoire d’idées, un espace de propositions et d’alertes au service de l’intérêt général. La vision portée par le Chef de l’État est claire : faire de cette institution un outil utile aux populations, fidèle au principe de gouvernance consistant à « mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».
Avec Guy-Bertrand Mapangou à sa tête, le CESEC entre dans une nouvelle phase de son histoire. Une phase où crédibilité, anticipation et utilité sociale devront guider son action, afin d’accompagner durablement l’État gabonais dans la construction de politiques publiques inclusives, équilibrées et tournées vers l’avenir.













