À la suite des fortes pluies enregistrées dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026, plusieurs quartiers du Grand Libreville ont été durement touchés par des inondations, révélant une fois de plus la vulnérabilité de certaines zones urbaines face aux aléas climatiques. Le mercredi 28 janvier, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, s’est rendu sur le terrain pour évaluer la situation, notamment dans le quartier Belle Vue 2, situé dans les troisième et quatrième arrondissements de la capitale.
Cette descente gouvernementale, menée en compagnie des ministres en charge des Affaires sociales, de la Pêche et de la Mer ainsi que des Travaux publics, visait à apprécier l’ampleur des dégâts, mais surtout à identifier les causes structurelles de la récurrence des inondations dans cette zone densément habitée. Les autorités ont ainsi parcouru rues et pistes afin de mieux comprendre les dysfonctionnements liés à l’écoulement des eaux et à l’occupation de l’espace urbain.
La présence du maire de la commune de Libreville ainsi que des maires des arrondissements concernés a renforcé la dimension concertée de cette mission, inscrite dans une logique de coordination entre l’État central et les collectivités locales. Sous la supervision du ministre des Travaux publics, les membres du Gouvernement, dépêchés sur instruction du Vice-président du Gouvernement, ont été appelés à proposer des réponses à la hauteur des enjeux, dans un contexte marqué par l’imminence de la grande saison des pluies.
Au-delà de l’urgence humanitaire, cette visite met en lumière une problématique plus large : celle de l’urbanisation non maîtrisée et de l’occupation persistante des zones non édificandi. Les autorités ont souligné la nécessité d’envisager des solutions radicales et durables, combinant aménagements structurants, gestion des bassins versants et respect strict des règles d’urbanisme.
Dans cette perspective, des campagnes de sensibilisation citoyenne apparaissent indispensables pour lutter contre l’obstruction des passages d’eau, préserver les ouvrages de drainage et décourager l’installation dans les zones à risque. La prévention, la responsabilité collective et l’anticipation s’imposent désormais comme des leviers essentiels pour réduire l’impact des catastrophes naturelles et renforcer la résilience urbaine de Libreville.
Cette mobilisation gouvernementale traduit ainsi une volonté affirmée de dépasser la gestion ponctuelle des crises pour inscrire l’action publique dans une approche durable de protection civile et de sécurité des populations.













