Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a récemment suscité des interrogations autour de produits présentés comme de l’huile Cuisin’Or. Face à cette situation, Olam Palm Gabon a rappelé les différents dispositifs de sécurité et de traçabilité présents sur ses emballages. Voici les principaux éléments que les consommateurs peuvent vérifier.
Comment savoir si une bouteille d’huile Cuisin’Or est authentique ? La question se pose désormais chez certains consommateurs après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant un stock de produits parmi lesquels apparaissent des emballages présentés comme ceux de la marque.
Dans un communiqué publié le 22 juillet 2026, Olam Palm Gabon a réagi à cette séquence en annonçant avoir décidé de déposer plainte et d’engager les procédures judiciaires nécessaires afin que les faits soient établis.
L’entreprise a également rappelé que ses huiles Cuisin’Or sont commercialisées dans plusieurs formats et que chaque emballage comporte des dispositifs destinés à garantir son intégrité et à faciliter l’identification du produit.
Voici ce que les consommateurs doivent savoir.
1. Le format 900 ml : plusieurs éléments à contrôler
Pour la bouteille de 900 ml, Olam Palm Gabon indique que plusieurs éléments peuvent être vérifiés.
Le premier concerne le bouchon et sa bague d’inviolabilité. Selon l’entreprise, cette bague est de couleur jaune et blanche et porte l’inscription « Cuisin’Or » sur son pourtour.
Le consommateur peut également vérifier :
- la présence de l’étiquette officielle Cuisin’Or ;
- les informations de traçabilité présentes sur l’emballage ;
- la date de production ;
- la date de péremption.
L’objectif de ces différents éléments est de permettre au consommateur de repérer une éventuelle anomalie sur l’emballage avant l’achat ou la consommation.
2. Le format 2 litres : attention au bouchon et à la bague d’inviolabilité
Le format de 2 litres dispose également de caractéristiques spécifiques.
Olam Palm Gabon indique que le bouchon et sa bague d’inviolabilité sont de couleur jaune. Les indications relatives à la fermeture et à l’ouverture figurent sur la tête du bouchon.
Le consommateur doit également retrouver :
- l’étiquetage officiel de la marque ;
- les éléments d’identification permettant d’assurer la traçabilité ;
- la date de production ;
- la date de péremption.
Une anomalie sur l’un de ces éléments doit inciter à la prudence et conduire le consommateur à demander des informations complémentaires avant d’utiliser le produit.
3. Les formats 5 et 20 litres : plusieurs dispositifs de sécurité
Les formats de 5 litres et 20 litres présentent d’autres caractéristiques d’identification.
Selon Olam Palm Gabon, le consommateur doit notamment vérifier la présence :
- d’un bouchon portant le logo Olam ;
- d’un collier de sécurité garantissant la première ouverture ;
- d’un opercule d’étanchéité de couleur blanche ;
- d’un dispositif de non-falsification portant le logo Olam ;
- de la date de production et de la date de péremption.
Ces différents éléments ont pour objectif de rendre visible toute tentative d’ouverture ou de manipulation du conditionnement.
4. La traçabilité : un autre élément à vérifier
Au-delà du bouchon et des dispositifs de sécurité, Olam Palm Gabon indique que les emballages de ses produits comportent également des informations permettant leur traçabilité.
Il s’agit notamment d’informations relatives :
- à l’origine du produit ;
- au code-barres ;
- au format de l’emballage.
Pour le consommateur, ces informations constituent des éléments supplémentaires à examiner lors de l’achat.
Mais attention : la présence d’un code-barres ou d’une date sur un emballage ne suffit pas, à elle seule, à garantir son authenticité. En cas de doute sérieux, seule une vérification auprès du fabricant ou des autorités compétentes peut permettre d’établir la conformité ou la contrefaçon d’un produit.
5. Une anomalie ne signifie pas automatiquement « contrefaçon »
C’est probablement le point le plus important à retenir.
Un bouchon endommagé, une étiquette inhabituelle ou un emballage présentant une anomalie doit constituer un signal de vigilance. Mais cela ne permet pas, à lui seul, de conclure qu’il s’agit d’un produit contrefait.
Plusieurs explications peuvent exister : problème de conditionnement, emballage détérioré pendant le transport, mauvaise conservation ou manipulation du produit.
La qualification de contrefaçon relève d’une procédure de vérification et, le cas échéant, d’une enquête menée par les autorités compétentes.
Le consommateur doit donc éviter de diffuser une accusation comme une certitude sur la base d’une simple observation.
6. Que faire en cas de doute sur une bouteille Cuisin’Or ?
Face à un produit qui semble présenter une anomalie, plusieurs précautions peuvent être prises.
Première règle : ne pas consommer le produit si son intégrité semble compromise.
Le consommateur peut ensuite :
- conserver l’emballage et le produit concerné ;
- prendre des photographies du bouchon, de l’étiquette et des informations de traçabilité ;
- noter le lieu et la date d’achat ;
- conserver, si possible, le ticket de caisse ;
- signaler le problème au vendeur ou au distributeur ;
- contacter les services compétents pour effectuer un signalement.
Dans son communiqué, Olam Palm Gabon indique notamment collaborer avec la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) ainsi qu’avec l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) sur les questions liées à la conformité des produits et à la sécurité alimentaire.
Cuisin’Or : une huile produite et raffinée au Gabon
Cette polémique intervient alors que Cuisin’Or occupe une place dans la chaîne de transformation de l’huile de palme au Gabon.
Olam Palm Gabon indique exploiter au Gabon des plantations de palmiers à huile, trois huileries et une unité de concassage des noix de palmiste. Le groupe précise également disposer d’une raffinerie d’huile alimentaire destinée notamment à produire son huile raffinée Cuisin’Or pour le marché gabonais.
La question de l’authenticité des produits commercialisés sous cette marque dépasse donc la seule question du packaging. Elle touche également à la confiance des consommateurs et à la protection d’une chaîne de production et de distribution développée localement.
Ce qu’il faut retenir
Pour vérifier une bouteille d’huile Cuisin’Or, le consommateur peut commencer par examiner l’intégrité de l’emballage, le bouchon, la bague d’inviolabilité, l’étiquette, les dispositifs de sécurité, les informations de traçabilité ainsi que les dates de production et de péremption.
Mais une observation visuelle ne permet pas nécessairement de déterminer avec certitude qu’un produit est authentique ou contrefait.
En cas de doute, le bon réflexe est de ne pas consommer le produit et de le signaler aux services compétents.
La vigilance des consommateurs est importante, mais elle doit s’accompagner d’une démarche responsable : observer, vérifier, signaler et laisser les autorités compétentes établir les faits.




