Au moment où s’ouvre une nouvelle séquence institutionnelle avec l’installation de la 5ᵉ République, le Sénat entend poser les bases d’un fonctionnement renforcé. C’est dans cette perspective que la Présidente de la Chambre haute, Huguette Yvonne Nyana-Ekoume, épouse Awori Onanga, a reçu Nicholas Matatu, représentant au Gabon de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA).
La rencontre, à la fois protocolaire et stratégique, s’inscrit dans la continuité de la coopération engagée durant la période de transition. Elle marque aussi la volonté d’inscrire la première législature de la 5ᵉ République dans un cadre d’accompagnement technique structuré.
Capitaliser sur l’expérience de la transition
Au cours des échanges, le représentant de l’IDEA a salué l’élection des nouveaux sénateurs ainsi que l’accession de la nouvelle Présidente du Sénat. Il a rappelé les actions menées aux côtés de la Chambre haute pendant la transition, période au cours de laquelle l’expertise de l’institution internationale a contribué à soutenir les processus institutionnels.
L’enjeu, désormais, est de transformer cette collaboration en un appui durable, adapté aux exigences d’une législature appelée à évoluer dans un nouveau contexte constitutionnel.
Renforcement des capacités : priorité à l’efficacité parlementaire
L’un des axes centraux de la coopération porte sur le renforcement des capacités des sénateurs. Formations techniques, appui méthodologique, accompagnement sur les procédures parlementaires : l’objectif affiché est de doter les élus des outils nécessaires pour exercer pleinement leurs missions de législation, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques.
Dans un environnement institutionnel renouvelé, la montée en compétence des parlementaires apparaît comme un levier essentiel de crédibilité et d’efficacité. L’IDEA a exprimé sa disponibilité pour fournir une assistance multiforme afin d’accompagner sereinement la prochaine rentrée parlementaire.
Leadership féminin et consolidation démocratique
Les discussions ont également mis en lumière un axe particulier : la promotion du leadership féminin. Sous la présidence de Madame Nyana-Ekoume, cette question prend une résonance spécifique. La responsable du Sénat a manifesté son intérêt pour toute initiative susceptible de renforcer la participation et la visibilité des femmes dans la vie politique et institutionnelle.
Au-delà des aspects techniques, la coopération envisagée s’inscrit dans une ambition plus large : consolider les fondements démocratiques du pays. En s’ouvrant à l’expertise internationale tout en affirmant ses priorités nationales, le Sénat cherche à conjuguer ancrage institutionnel et modernisation de ses pratiques.
À l’aube de la 5ᵉ République, cette démarche traduit une volonté de structuration et d’anticipation. Reste désormais à traduire ces engagements en actions concrètes, pour que la nouvelle législature s’inscrive durablement dans une dynamique de performance et de confiance citoyenne.













