Au Palais Léon Mba, dans la salle Pierre Claver Divoungui, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a reçu ce matin une délégation de l’Ordre des Avocats du Gabon. La délégation était conduite par le Bâtonnier, Maître Raymond Obame Sima. Cette rencontre protocolaire a surtout porté sur un enjeu majeur : renforcer la place des avocats dans l’élaboration des lois. Les échanges ont mis en avant la nécessité d’une coopération durable entre institutions publiques et praticiens du droit.
La rencontre s’est tenue dans un climat constructif. D’abord, elle a permis la présentation du nouveau bureau de l’Ordre des Avocats du Gabon. Ensuite, elle a ouvert un dialogue sur la qualité de la production législative.
Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur un point central. Selon lui, les lois doivent être claires, applicables et durables. Ainsi, leur rédaction exige une concertation élargie.
Dans cette logique, il a salué le rôle « républicain » de l’Ordre des Avocats. En effet, cette institution participe au bon fonctionnement de la justice. Elle contribue aussi à la défense des libertés et au respect du droit.
Pourquoi associer les avocats à l’élaboration des lois ?
Les avocats disposent d’une expertise pratique du droit. Chaque jour, ils interprètent les textes et les appliquent devant les juridictions. Par conséquent, leur expérience peut enrichir le travail législatif.
Le président de l’Assemblée nationale a souligné cet aspect. Il estime qu’un lien étroit entre législateurs et praticiens améliore la qualité des normes adoptées.
De plus, cette approche permet de prévenir certaines lacunes juridiques. Trop souvent, des textes doivent être corrigés rapidement après leur adoption. Or, une consultation en amont pourrait limiter ces situations.
Ainsi, intégrer les avocats plus tôt dans le processus renforcerait la cohérence de l’arsenal législatif. Cela favoriserait aussi une meilleure sécurité juridique.
L’Ordre des Avocats du Gabon veut un dialogue renforcé
Le Bâtonnier Raymond Obame Sima a rappelé la mission de l’Ordre des Avocats du Gabon. Selon lui, cette institution ne se limite pas au contentieux. Elle constitue également un partenaire de la République.
Il a exprimé les attentes de la profession. Notamment, il souhaite une consultation plus systématique avant l’adoption de certains textes majeurs.
Cette demande repose sur une idée simple. Les avocats connaissent les réalités judiciaires du terrain. Dès lors, leur participation dès la conception des lois apporterait une valeur concrète.
Le Bâtonnier a défendu une vision pragmatique. Des lois pensées avec les professionnels du droit seraient plus efficaces. Elles seraient aussi mieux adaptées aux besoins des citoyens et des juridictions
Une volonté commune de structurer la coopération
À l’issue des échanges, les deux parties ont affiché une orientation commune. Elles souhaitent organiser une coopération plus régulière et plus encadrée.
D’un côté, cette dynamique vise à mieux valoriser la profession d’avocat. De l’autre, elle cherche à améliorer la méthode de production des lois.
Cette volonté traduit une évolution importante. Les institutions veulent davantage de concertation. Elles recherchent aussi plus de rigueur dans la fabrication normative.
Par ailleurs, une telle coopération pourrait renforcer la confiance des citoyens. En effet, des lois plus lisibles inspirent davantage de crédibilité.
Un enjeu central pour l’État de droit au Gabon
Dans un contexte de consolidation institutionnelle, la qualité des lois reste essentielle. Des textes précis réduisent les interprétations contradictoires. Ils facilitent également leur application.
Le dialogue entre l’Assemblée nationale et l’Ordre des Avocats du Gabon s’inscrit donc dans une logique d’État de droit. Il montre que la concertation devient un outil de gouvernance moderne.
En outre, cette démarche rapproche les décideurs des réalités du terrain judiciaire. Elle permet aussi d’anticiper certains blocages avant l’entrée en vigueur des textes.
Ainsi, la coopération entre pouvoirs publics et acteurs du droit pourrait devenir un levier durable de stabilité juridique.
Une audience au-delà du protocole
Cette rencontre dépasse le simple cadre institutionnel. Elle révèle une ambition plus large : construire un cadre législatif plus solide et plus compréhensible.
Le message est clair. Les lois gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur l’écoute, l’expertise et la concertation.
En réunissant l’Assemblée nationale et l’Ordre des Avocats du Gabon, cette audience ouvre donc une perspective nouvelle. Celle d’un travail commun au service de la justice, de la sécurité juridique et de l’intérêt général.




