Les entreprises extractives sont souvent mises en cause sur leur impact environnemental. Au Gabon, une expérimentation conduite par Comilog, filiale du groupe Eramet, apporte un contrepoint plus mesurable.
Menée entre septembre et décembre 2025 avec les start-ups Mozaic Earth et Gentian, l’initiative s’est déployée à Bakoumba et Moanda, sur plusieurs parcelles totalisant plusieurs dizaines d’hectares. Certaines zones étaient naturelles, d’autres en cours de régénération ou déjà réhabilitées.
Le protocole combine images satellites haute résolution, relevés par drones et inventaires scientifiques de terrain, représentant plusieurs centaines d’observations. L’ensemble des données est ensuite traité par des algorithmes capables d’identifier les espèces, d’évaluer la qualité des habitats et de suivre l’évolution de la biodiversité.
Le projet s’appuie également sur des expertises locales, notamment celles de la Fondation Lékédi, financée par COMILOG, qui intervient sur les enjeux de connaissance et de préservation des écosystèmes.
Les résultats sont centralisés dans une plateforme numérique permettant de visualiser les dynamiques écologiques, de comparer les indicateurs et d’orienter les actions de restauration, notamment face aux risques d’espèces invasives.
Si elle devait être confirmée, cette approche pourrait contribuer à structurer de nouveaux standards de suivi environnemental dans le secteur minier, en s’appuyant davantage sur la donnée et la traçabilité que sur des déclarations d’intention.




