Libreville, mars 2024. La Coordination des Églises de Réveil est montée au créneau ce mardi à Libreville pour dénoncer des dysfonctionnements dans l’organisation des récentes assises nationales des Églises pentecôtistes et assimilées.
Dans une déclaration officielle, l’Archevêque Jean Grégoire Meba M’Ondo est revenu sur l’Assemblée générale du 18 mars 2024, tenue au siège de l’Église Chapelle de Vie Internationale, située à Plein Ciel, dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville.
Une volonté de structuration du Corps de Christ
Selon la Coordination, cette rencontre visait à poser les bases d’une organisation structurée et inclusive :
« Préparer avec dignité de véritables assises de l’enseignement du Corps de Christ, tant au Grand Libreville qu’à l’intérieur du pays. »
L’objectif affiché était de fédérer l’ensemble des composantes : confédérations, fédérations, pastorales et plateformes.
Rejet des assises de mars 2024
La Coordination affirme ne pas se reconnaître dans les conclusions des assises nationales organisées du 15 au 17 mars 2024 dans les locaux des Assemblées de Dieu à Sibang.
Elle dénonce notamment l’initiative de certains acteurs qu’elle qualifie de « pseudos leaders » :
« La Coordination ne se retrouve pas dans les assises nationales […] qui ont abouti à la mise en place d’un bureau fantoche. »
Une appropriation contestée du projet
Au cœur de la contestation, la paternité du projet de création d’un Haut Conseil des Églises.
L’Archevêque Jean Grégoire Meba M’Ondo exprime sa surprise :
« Le Comité Ad-hoc s’est approprié l’idée majeure d’organiser les assises en excluant les composantes essentielles. »
Selon lui, cette démarche s’est faite sans concertation, marginalisant plusieurs structures représentatives.
Un appel aux autorités de la transition
Face à cette situation, la Coordination interpelle les autorités nationales, notamment le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions et le ministère de l’Intérieur.
Elle appelle à une prise en compte de sa position dans un contexte jugé « capital » pour l’organisation du culte au Gabon.
« La Coordination demeure attentive aux recommandations des plus hautes autorités du CTRI. »
Un climat de tensions religieuses
Cette sortie publique met en lumière des divisions internes au sein des Églises de Réveil au Gabon.
Entre enjeux de représentation, légitimité des instances et organisation du culte, la situation traduit une recomposition du paysage religieux.
La Coordination insiste toutefois sur la nécessité de préserver l’unité et d’organiser des assises inclusives, capables de refléter l’ensemble des sensibilités du mouvement.




