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Festival International Cinéma et Liberté de Libreville : une 3e édition placée sous le signe de l’insalubrité urbaine

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Le Festival International Cinéma et Liberté de Libreville lance sa 3e édition du 22 au 28 juin

Le Festival International Cinéma et Liberté de Libreville (FICL) revient du 22 au 28 juin 2026 avec une troisième édition placée sous le thème de l’insalubrité. L’annonce a été faite le 17 juin dernier à la Baie des Rois à l’occasion d’une conférence de presse réunissant les organisateurs, les partenaires institutionnels et plusieurs acteurs du secteur culturel.

Pour les promoteurs de l’événement, le cinéma doit être un espace de réflexion sur les enjeux qui traversent la société gabonaise. Cette année, le festival a choisi d’interroger la question de la salubrité urbaine, devenue une préoccupation récurrente pour de nombreux habitants de Libreville.

Un festival qui associe cinéma et engagement citoyen

Prenant la parole lors de la conférence de presse, le coordinateur du festival, Pr Noël Bertrand Boundzanga, a rappelé que le Festival International Cinéma et Liberté de Libreville est né de la volonté de rapprocher le cinéma de la société civile.

Selon lui, cette manifestation culturelle vise à promouvoir l’éducation à l’image, les droits humains, la bonne gouvernance et la liberté d’expression à travers des projections de films, des ateliers de formation et des espaces de débat.

« Le festival entend s’inscrire durablement parmi les grands rendez-vous culturels du Gabon », a-t-il souligné.

L’insalubrité au cœur de la programmation 2026

Cette année, les organisateurs ont décidé de consacrer une partie importante de la programmation à la problématique de la gestion des déchets et de la propreté urbaine.

Pour les responsables du festival, le sujet concerne autant les pouvoirs publics que les citoyens. À travers plusieurs documentaires et œuvres sélectionnées, le public sera invité à réfléchir à son rapport à la ville, à l’environnement urbain et aux comportements individuels qui contribuent à la préservation du cadre de vie.

Les organisateurs estiment que le cinéma possède la capacité de sensibiliser et de susciter le débat sur des questions qui touchent directement le quotidien des populations.

Plus d’une dizaine de films projetés à la Baie des Rois

Durant toute la semaine du festival, des projections gratuites seront organisées chaque soir à partir de 18h30 à la Baie des Rois.

Selon les organisateurs, plus d’une dizaine de films gabonais, africains et internationaux seront proposés au public. Plusieurs productions primées dans des festivals internationaux figurent également dans la sélection officielle.

Des surprises sont également annoncées lors des cérémonies d’ouverture et de clôture.

Le festival prévoit par ailleurs une soirée spéciale consacrée à l’hommage de grandes figures du cinéma gabonais et africain.

Des masterclasses pour renforcer les compétences

Au-delà des projections, le Festival International Cinéma et Liberté de Libreville entend contribuer au développement des compétences dans le secteur audiovisuel.

Cinq masterclasses seront animées par des professionnels venus du Gabon, de Côte d’Ivoire, d’Allemagne et d’autres pays partenaires.

Les participants pourront notamment échanger autour de la réalisation de séries, du montage, de la direction photographique, du son au cinéma, des réseaux sociaux ou encore des enjeux de la coproduction audiovisuelle.

Pour les organisateurs, ces rencontres constituent un moyen de favoriser la transmission des savoirs et de renforcer les capacités des jeunes professionnels du secteur.

Un soutien institutionnel renforcé

La conférence de presse a également permis de mettre en avant l’implication de plusieurs partenaires institutionnels.

Le 6e adjoint au maire de Libreville, Félix Makindey Nze Nguema, a salué une initiative qui contribue à la sensibilisation citoyenne tout en renforçant l’attractivité culturelle de la capitale.

De son côté, Raymond Nguema Ndong, représentant de l’Institut Gabonais de l’Image et du Son (IGIS), a réaffirmé l’importance du développement de l’industrie audiovisuelle nationale et de la professionnalisation des métiers du cinéma.

Louise Lucas, chargée de mission au Centre Culturel Français, a quant à elle insisté sur l’importance des coopérations culturelles et des échanges professionnels dans le développement des industries créatives en Afrique centrale.

Un rendez-vous qui veut grandir

Malgré des contraintes budgétaires importantes, les organisateurs souhaitent poursuivre le développement du festival grâce à l’appui de nouveaux partenaires et mécènes.

Mobilisant près d’une trentaine de bénévoles, le Festival International Cinéma et Liberté de Libreville ambitionne de devenir un espace permanent de rencontres entre créateurs, citoyens et institutions.

À travers cette troisième édition, les promoteurs du festival entendent démontrer que le cinéma peut être à la fois un outil culturel, éducatif et citoyen au service du débat public et du développement social.

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