OYEM, Woleu-Ntem. À l’école Methui d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, la transformation est déjà engagée. Les travaux de réhabilitation financés par la Fondation Airtel Africa affichent aujourd’hui un taux d’exécution d’environ 75 %, avec un investissement annoncé de plus de 70 millions de FCFA. Mais derrière ce chantier se joue un enjeu plus large : celui de l’évolution du modèle éducatif gabonais, où l’amélioration des infrastructures doit désormais s’accompagner d’un accès accru au numérique.
Retenue dans le cadre du programme continental Adopt a School, l’école Methui fait partie des deux établissements gabonais sélectionnés par la Fondation Airtel Africa pour bénéficier d’une réhabilitation destinée à améliorer durablement les conditions d’apprentissage des élèves et du personnel enseignant.
Au-delà de la rénovation des bâtiments scolaires, l’ambition affichée est de contribuer à créer un environnement plus adapté aux exigences actuelles de l’éducation : des salles mieux équipées, un cadre plus sécurisé et des conditions favorables à l’épanouissement des enfants.
Une école rénovée comme point de départ d’une transformation plus large
La réhabilitation de l’école Methui intervient dans un contexte où les systèmes éducatifs africains sont confrontés à un double défi : améliorer les infrastructures existantes tout en intégrant les outils numériques dans les pratiques d’apprentissage.
C’est précisément sur cette complémentarité que mise Airtel Gabon à travers ses différents programmes sociaux. Pour l’entreprise, construire l’école de demain ne consiste plus uniquement à rénover les bâtiments, mais également à permettre aux élèves et aux enseignants d’accéder aux ressources pédagogiques numériques.
Cette approche se retrouve dans le programme Reimagine Education, développé en partenariat avec l’UNICEF et le ministère gabonais de l’Éducation nationale. L’objectif : accompagner la transformation numérique de l’enseignement à travers la connexion des établissements scolaires, l’accès aux contenus pédagogiques numériques et le renforcement des compétences des enseignants.
Près de 200 écoles progressivement connectées au numérique
Au Gabon, cette stratégie commence déjà à produire des résultats annoncés par Airtel. Selon les données communiquées par l’entreprise, près de 200 écoles primaires sont progressivement connectées au numérique, plus de 500 tablettes ont été mises à disposition des établissements bénéficiaires et environ 500 enseignants ont été accompagnés dans le développement de leurs compétences digitales.
Ces équipements permettent notamment aux élèves d’accéder à des contenus éducatifs via la plateforme Learning Passport, développée pour faciliter l’accès à des ressources pédagogiques adaptées.
L’enjeu dépasse donc la simple distribution de matériel. Il s’agit de créer les conditions permettant aux enseignants d’intégrer progressivement les outils numériques dans leurs méthodes pédagogiques et aux élèves de bénéficier de nouvelles sources d’apprentissage.
Adopt a School : une initiative continentale déclinée au Gabon
L’école Methui d’Oyem s’inscrit dans le programme Adopt a School porté par la Fondation Airtel Africa dans plusieurs pays du continent.
Pour l’exercice 2025-2026, la Fondation indique avoir consacré près de 3 millions de dollars à cette initiative et engagé la rénovation de plus de 50 écoles africaines.
Au Gabon, ce programme traduit une volonté d’intervenir sur des besoins concrets du système éducatif : améliorer le cadre physique des établissements tout en accompagnant leur adaptation aux nouveaux enjeux liés à l’éducation.
Cette logique rejoint une tendance observée dans plusieurs pays africains : les investissements dans l’éducation ne portent plus seulement sur la construction d’infrastructures, mais également sur la réduction de la fracture numérique qui peut accentuer les écarts entre les territoires.
Investir dans le capital humain comme levier de développement
Pour Thomas Herbert Gutjahr, Directeur Général d’Airtel Gabon, l’éducation constitue un pilier essentiel du développement durable.
« L’accès à une éducation de qualité est l’un des fondements du développement durable de notre pays », souligne-t-il, rappelant que la réhabilitation des écoles et leur connexion au numérique participent à offrir davantage d’opportunités aux jeunes générations.
Cette vision place l’éducation au cœur d’une stratégie plus large d’investissement dans le capital humain. En améliorant les conditions d’apprentissage, en développant les compétences numériques et en accompagnant les enseignants, les programmes portés par Airtel visent à répondre à un défi majeur : préparer les jeunes aux compétences nécessaires dans une économie de plus en plus numérique.
Une démarche RSE inscrite dans la durée
L’engagement d’Airtel Gabon dans le domaine éducatif ne se limite pas au projet de l’école Methui. L’entreprise rappelle également plusieurs initiatives développées au fil des années, parmi lesquelles Train My Generation, consacré au renforcement des compétences des jeunes, Airtel Chez Vous, destiné à rapprocher certains services des populations, ou encore Airtel Jeunes Talents, qui accompagne la valorisation des jeunes talents gabonais.
À travers ces différents programmes, l’opérateur entend inscrire son action dans une démarche de long terme autour de plusieurs axes : éducation, inclusion numérique, autonomisation des jeunes et soutien aux communautés.
Oyem, un symbole du défi éducatif gabonais
La future école Methui rénovée constituera ainsi un exemple concret de cette évolution : une école où l’amélioration du cadre physique devra se conjuguer avec de nouvelles pratiques pédagogiques.
La prochaine étape sera celle de la finalisation des travaux puis de l’appropriation du nouvel environnement par les élèves et les enseignants. Car au-delà des bâtiments et des équipements, la réussite d’un tel projet dépendra de son utilisation quotidienne et de sa capacité à produire un impact durable sur les apprentissages.
À Oyem, l’enjeu est donc plus large qu’une simple réhabilitation scolaire. Il s’agit de montrer comment les infrastructures, la technologie et le développement des compétences peuvent se combiner pour construire une école gabonaise davantage préparée aux défis du XXIᵉ siècle.




