Libreville. Au-delà d’une simple convention de partenariat, le projet « Épicerie 241 » ambitionne d’expérimenter une nouvelle façon de soutenir l’entrepreneuriat au Gabon. En associant financement bancaire, formation entrepreneuriale, accompagnement technique et expertise commerciale, la Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon (SOBRAGA), la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) et le Programme National de Promotion de l’Emploi (PNPE) souhaitent créer les conditions nécessaires à la réussite de jeunes entrepreneurs.
La convention tripartite signée le 4 août 2026 marque le lancement officiel de cette initiative développée dans le cadre du 60e anniversaire de la SOBRAGA.
Un dispositif qui dépasse le simple financement
L’une des difficultés les plus souvent rencontrées par les créateurs d’entreprise est de bénéficier d’un accompagnement sur la durée. Beaucoup de projets obtiennent un financement initial mais peinent ensuite à assurer leur gestion quotidienne, à développer leur clientèle ou à maintenir leur activité.
Le projet Épicerie 241 cherche précisément à répondre à cette problématique.
Chaque partenaire intervient selon son domaine de compétence :
- la BCEG facilite l’accès au financement des projets ;
- le PNPE assure la sélection, la formation et l’accompagnement des bénéficiaires ;
- la SOBRAGA apporte son expertise commerciale, logistique et opérationnelle acquise au fil de plusieurs décennies de distribution sur l’ensemble du territoire.
L’objectif est de proposer un accompagnement global plutôt qu’un simple soutien financier.
Dix premiers entrepreneurs pour une phase pilote
La première phase du programme concerne dix jeunes Gabonais, répartis équitablement entre cinq femmes et cinq hommes, âgés de 25 à 45 ans et résidant dans le Grand Libreville.
Les promoteurs du projet annoncent également qu’une attention particulière sera accordée à l’inclusion des personnes à mobilité réduite, afin d’élargir les opportunités entrepreneuriales à un public souvent confronté à des obstacles supplémentaires.
Cette phase pilote permettra d’évaluer l’efficacité du modèle avant un éventuel déploiement à une plus grande échelle.
Miser sur le commerce de proximité
Le choix de l’épicerie de quartier n’est pas anodin.
Au Gabon, les commerces de proximité constituent un maillon essentiel de la distribution alimentaire et de l’économie locale. Ils créent des emplois, assurent l’approvisionnement quotidien des populations et participent à la vitalité économique des quartiers.
En soutenant la création de nouvelles épiceries, les partenaires souhaitent favoriser l’émergence de très petites entreprises capables de générer des revenus durables tout en renforçant le tissu économique local.
Un suivi après l’ouverture des commerces
L’une des particularités du projet réside dans le suivi post-installation prévu après l’ouverture des commerces.
Contrairement à de nombreux dispositifs qui s’arrêtent une fois le financement accordé, les bénéficiaires continueront à être accompagnés afin d’améliorer la pérennité de leur activité.
Ce suivi devrait notamment permettre d’apporter des conseils de gestion, d’organisation commerciale et de développement des ventes, afin d’augmenter les chances de réussite des nouvelles entreprises.
Une réponse aux priorités nationales
Le projet s’inscrit dans les politiques publiques visant à encourager l’auto-emploi, l’entrepreneuriat des jeunes et le développement des très petites entreprises.
En facilitant l’accès au financement tout en renforçant les compétences entrepreneuriales, les trois partenaires entendent contribuer à la création d’activités génératrices de revenus et à l’autonomisation économique des jeunes et des femmes.
Si les résultats de cette première cohorte sont concluants, Épicerie 241 pourrait servir de modèle pour de futurs programmes de soutien à l’entrepreneuriat dans d’autres régions du pays.




