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« Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir » : à Moanda, la location-vente veut favoriser l’autonomie économique

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Remise de taxis à Moanda dans le cadre du programme Un Taxi Un Emploi Un Avenir.

À Moanda, 20 nouveaux bénéficiaires issus des communautés riveraines ont reçu des taxis dans le cadre de la deuxième phase du programme « Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir ». Soutenu par Eramet-Comilog et développé avec le PNPE, le dispositif repose sur une formule de location-vente sur trois ans, accompagnée de formations en gestion, entrepreneuriat et maintenance.

À Moanda, l’accès à l’emploi passe aussi par la possibilité de devenir propriétaire de son propre outil de travail. C’est le principe du programme « Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir », dont la deuxième phase vient de franchir une nouvelle étape avec la remise de 20 véhicules à des bénéficiaires issus des communautés riveraines.

L’initiative, développée en partenariat avec le Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE), s’inscrit dans une stratégie plus large visant à favoriser l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat local.

Avec cette deuxième phase, le programme cherche à répondre à une problématique concrète : comment transformer l’accès à un véhicule professionnel en une véritable opportunité d’autonomisation économique ?

20 nouveaux taxis remis aux bénéficiaires

La deuxième phase du programme a permis la remise de 20 nouveaux taxis à des bénéficiaires issus des communautés riveraines de Moanda.

Parmi eux figurent 17 hommes et 3 femmes.

L’opération représente un investissement de 200 millions de FCFA consacré à l’acquisition des véhicules.

Au-delà de la remise des taxis, le programme annonce la création de 20 emplois supplémentaires.

Depuis son lancement, le dispositif aurait ainsi généré 41 emplois au total.

Cette nouvelle phase permet donc de poursuivre une initiative qui cherche à créer des opportunités professionnelles directement liées aux besoins économiques du territoire.

Une formule de location-vente sur trois ans

La particularité du programme réside dans son mécanisme de financement.

Les bénéficiaires ne reçoivent pas simplement un véhicule sans contrepartie. Le dispositif repose sur un système de location-vente sur trois ans, avec pour objectif de permettre aux bénéficiaires de devenir progressivement propriétaires de leur outil de travail.

Cette formule introduit une dimension patrimoniale dans le programme.

Le taxi devient ainsi plus qu’un simple moyen de transport : il constitue un actif professionnel permettant au bénéficiaire de développer une activité économique et, à terme, de disposer de son propre outil de travail.

Le mécanisme vise donc à créer un lien entre emploi immédiat et autonomie économique à plus long terme.

De l’accès à l’emploi à l’autonomisation

Le choix de la location-vente traduit une volonté de dépasser une logique de soutien ponctuel.

L’objectif est de permettre au bénéficiaire de développer progressivement une activité qui puisse devenir durable.

Le dispositif repose ainsi sur plusieurs étapes :

Un véhicule pour accéder à l’activité ;

Une activité professionnelle pour générer des revenus ;

Un mécanisme de location-vente pour progresser vers la propriété ;

Des formations pour renforcer les compétences nécessaires à la gestion de l’activité.

Cette logique rapproche le programme d’une démarche d’entrepreneuriat et d’insertion professionnelle.

L’enjeu est de permettre aux bénéficiaires de ne pas être uniquement des utilisateurs d’un outil mis à leur disposition, mais de devenir progressivement des acteurs économiques autonomes.

La formation comme condition de réussite

Le programme prévoit également un accompagnement des bénéficiaires à travers des formations en gestion, entrepreneuriat et maintenance.

Cette composante est essentielle dans la mesure où l’accès à un véhicule ne garantit pas, à lui seul, la pérennité d’une activité professionnelle.

La formation en gestion doit permettre aux bénéficiaires de mieux maîtriser leur activité et d’en assurer le suivi économique.

L’entrepreneuriat vise à renforcer leur capacité à développer et gérer une activité génératrice de revenus.

La maintenance, enfin, doit contribuer à préserver la valeur et la disponibilité de l’outil de travail.

Le programme associe ainsi le financement de l’équipement et le développement des compétences.

Le PNPE au cœur de l’insertion professionnelle

Le partenariat avec le Pôle National de Promotion de l’Emploi inscrit le dispositif dans une logique plus large d’insertion professionnelle.

Le programme ne se limite donc pas à une initiative portée uniquement par l’entreprise.

Il s’inscrit dans une démarche associant les acteurs publics et privés autour d’un objectif commun : favoriser l’accès à l’activité économique.

Cette articulation entre Eramet-Comilog et le PNPE permet également de rapprocher le dispositif des politiques nationales en matière d’emploi et d’entrepreneuriat.

Une priorité donnée aux communautés riveraines

Le choix de bénéficiaires issus des communautés riveraines de Moanda constitue un autre élément important.

Il permet de concentrer directement les retombées du programme sur les populations vivant dans le territoire où Eramet-Comilog exerce son activité minière.

Cette orientation rejoint la logique du Fonds RSE État gabonais-Eramet-Comilog, qui vise notamment à financer des initiatives bénéficiant aux communautés locales.

La deuxième phase du programme illustre ainsi une approche dans laquelle la responsabilité sociétale se traduit par des opportunités économiques concrètes pour les populations du territoire.

Trois femmes parmi les 20 bénéficiaires

La présence de 3 femmes parmi les 20 bénéficiaires représente également un élément à relever.

Même si elles restent minoritaires dans cette deuxième phase, leur participation montre que le programme n’est pas exclusivement destiné aux hommes.

Cette dimension pourrait prendre davantage d’importance dans les prochaines phases, notamment si le dispositif cherche à renforcer la participation des femmes à l’entrepreneuriat et aux activités économiques locales.

Pour l’heure, les 20 bénéficiaires constituent une nouvelle promotion appelée à transformer cet outil de travail en activité économique durable.

41 emplois générés depuis le lancement du programme

Avec les 20 nouveaux emplois annoncés, le programme atteint 41 emplois générés depuis son lancement.

Ce chiffre permet de mesurer la progression du dispositif dans le temps.

La deuxième phase représente donc plus de la moitié du nombre total d’emplois annoncés depuis le démarrage du programme.

Cette progression traduit la volonté de poursuivre le mécanisme et d’élargir progressivement le nombre de bénéficiaires.

Mais l’indicateur le plus important sera désormais la capacité de ces emplois à se maintenir dans la durée.

Le véritable défi : réussir le passage vers la propriété

Le modèle de location-vente repose sur une condition essentielle : permettre effectivement aux bénéficiaires d’arriver au terme des trois années prévues et de devenir propriétaires de leur véhicule.

La réussite du programme pourra donc être mesurée à travers plusieurs indicateurs :

  • le nombre de bénéficiaires ayant achevé leur parcours de location-vente ;
  • le nombre de véhicules effectivement devenus la propriété des bénéficiaires ;
  • la pérennité des emplois créés ;
  • la rentabilité des activités ;
  • la capacité des bénéficiaires à entretenir leurs véhicules ;
  • la stabilité des revenus générés.

Ces éléments permettront de déterminer si le dispositif produit véritablement une autonomie économique durable.

Un modèle qui pourrait dépasser le secteur du transport

L’expérience menée à Moanda soulève également une question plus large.

Si la combinaison outil de travail + location-vente + formation + accompagnement permet aux bénéficiaires de devenir durablement autonomes, ce modèle pourrait potentiellement inspirer d’autres dispositifs d’insertion professionnelle.

L’intérêt du mécanisme réside précisément dans cette articulation.

L’aide ne se limite pas à financer un équipement. Elle cherche à créer les conditions permettant à une personne de transformer cet équipement en activité économique, puis en patrimoine professionnel.

C’est cette dimension qui donne au programme « Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir » une portée qui dépasse la simple remise de véhicules.

À Moanda, l’emploi devient un outil d’autonomisation

Avec 20 nouveaux taxis, 20 emplois supplémentaires et un investissement de 200 millions de FCFA, la deuxième phase du programme renforce une stratégie axée sur l’accès à l’activité économique.

Le dispositif associe désormais plusieurs leviers : un outil de travail, un mécanisme d’accès progressif à la propriété et un accompagnement par la formation.

À Moanda, l’enjeu sera maintenant de transformer ces 20 opportunités professionnelles en autant de parcours économiques durables.

Car au-delà du nombre de véhicules distribués, la véritable réussite du programme se mesurera à la capacité des bénéficiaires à vivre de leur activité, à rembourser leur location-vente et à devenir effectivement propriétaires de leur outil de travail.

C’est à cette condition que le principe « Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir » pourra pleinement prendre son sens.

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