On a trop tendance à croire qu’un grand chantier se résume à des millions de francs CFA jetés dans le béton et des coups de pioche sous les flashs des caméras. Erreur de débutant. Entre les retards de livraison, les pannes de machines sur des pistes improbables et les imprévus climatiques, la vraie partie se joue bien avant le premier coup de pelleteuse. C’est le constat implacable qu’a dressé SUNU Assurances Gabon lors du récent Salon Africain des Infrastructures (SAIL), qui s’est tenu du 1er au 3 octobre 2026 à la Baie des Rois.
Loin des discours aseptisés sur le « financement magique », les professionnels de l’assurance sont venus rappeler une vérité terre à terre : bâtir, c’est d’abord courir des risques. Et au Gabon, où les ambitions en matière d’infrastructures ne cessent de croître, blinder ses arrières n’est plus une option, c’est une question de survie financière.
Des chantiers sous haute tension de bout en bout
Un projet d’envergure, ce n’est pas seulement un alignement de chiffres sur un tableur Excel. C’est un ballet logistique permanent où le moindre grain de sable peut tout enrayer. Un équipement lourd endommagé en pleine brousse, un conteneur qui prend l’eau sur un axe secondaire ou une grue qui lâche, et c’est toute la trésorerie qui prend un coup de chaud d’autant plus sur le Transgabonais, où les défis logistiques exigent une couverture de risques irréprochable.
Comme l’a souligné Martin Ondo Ovono, chef de département commercial à SUNU Assurances Vie Gabon, la couverture des risques doit s’envisager comme un marathon et non comme un sprint. Les besoins d’un chantier en phase de terrassement n’ont rien à voir avec ceux d’une usine déjà en ordre de marche. C’est toute la subtilité des solutions proposées sur le terrain, qu’il s’agisse de la couverture « Tous Risques Chantiers » pour parer aux dégâts matériels immédiats, de l’assurance transport pour sécuriser l’acheminement des pièces maîtresses, ou encore de la protection contre le bris de machines qui évite l’asphyxie en cas de panne critique.
L’humain, ce maillon trop souvent oublié
Mais à quoi bon bétonner les fondations si l’on oublie les cerveaux qui pilotent la machine ? C’est l’angle mort de beaucoup de porteurs de projets : miser sur le matériel en oubliant l’homme clé. Dans une entreprise de BTP ou un bureau d’études, la disparition soudaine ou l’indisponibilité prolongée d’un ingénieur hors pair ou d’un directeur technique peut paralyser un dossier du jour au lendemain.
En mettant en avant l’Assurance Homme Clé, les acteurs du secteur rappellent que la pérennité d’un investissement passe aussi par la sécurisation des compétences. Parce qu’un carnet de commandes bien rempli ne pèse pas lourd face à un vide managérial non anticipé.
Changer de logiciel dès l’amont
En clair, le message lancé depuis Libreville résonne comme un avertissement amical mais ferme aux entrepreneurs et maîtres d’ouvrage : l’assurance ne doit plus être perçue comme une ligne de dépense subie en fin de parcours, mais comme le pilier central de la stratégie d’investissement. Dans un pays en plein chantier, la véritable performance n’est pas seulement de lancer les grands travaux, c’est surtout d’avoir les reins assez solides pour aller jusqu’au bout, quoi qu’il arrive.




