Le constat est difficile à contourner : l’engagement des femmes au sein de Union pour la Démocratie et le Bien-être ne se traduit pas encore à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées. Malgré une mobilisation constante avant, pendant et après les échéances électorales, leur présence dans les instances décisionnelles reste limitée.
L’exemple de Laurence Ndong illustre ce décalage. Figure active dans la promotion du projet politique du parti, y compris à l’international, elle incarne une compétence stratégique reconnue. Pourtant, cette expertise ne semble pas encore pleinement reflétée dans l’attribution des postes de responsabilité.
Owendo : un déséquilibre révélateur
La situation observée à Owendo met en lumière un problème plus large. Une candidate initialement retenue sur la liste officielle aurait été écartée sans explication formelle. Résultat : aucune femme ne siège aujourd’hui dans la coordination communale, pourtant stratégique dans le Grand Libreville.
Cette absence soulève des interrogations fondamentales. Qui porte désormais la voix des femmes dans ces instances ? Et comment renforcer la confiance des électrices si leur représentation reste marginalisée ?
Vers une refondation des pratiques politiques
Au-delà des cas individuels, la question renvoie à une problématique structurelle. La refondation des institutions passe aussi par une transformation des pratiques internes des partis politiques.
Valoriser les compétences féminines implique des choix concrets : accès équitable aux responsabilités, reconnaissance des parcours et intégration réelle dans les sphères de décision.
Les femmes engagées au sein de Union pour la Démocratie et le Bien-être ont démontré leur capacité à structurer, mobiliser et porter des projets politiques. Reste à savoir si l’appareil partisan est prêt à traduire cet engagement en responsabilités effectives.




