En marge du Mining Indaba 2026, lors du dîner des ministres des Mines organisé par l’Afrique du Sud, le ministre gabonais des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguéma Nguéma, a présenté les orientations actuelles de la politique minière du Gabon, en présence de plusieurs responsables gouvernementaux et acteurs du secteur.
Deuxième producteur mondial de manganèse, le Gabon entend désormais renforcer la transformation locale de ses ressources. Le gouvernement a ainsi annoncé l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter de 2029. Cette mesure vise à favoriser l’implantation d’unités industrielles sur le territoire national et à accroître la valeur ajoutée générée par le secteur extractif.
Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification et de structuration de l’économie nationale. Pays d’Afrique centrale comptant plus de deux millions d’habitants et couvert à 87 % de forêts, le Gabon dispose d’importantes ressources minières, pétrolières et gazières. Les autorités souhaitent faire du secteur minier un levier accru de développement industriel.
Le ministre a également mis en avant l’importance des partenariats Sud-Sud, citant l’Afrique du Sud comme partenaire stratégique en matière de transformation et de savoir-faire industriel. Des perspectives de coopération ont été évoquées dans les domaines de la recherche géologique, notamment pour l’or et les terres rares, ainsi que dans le développement d’infrastructures structurantes telles que le transport ferroviaire et les installations portuaires.
Sosthène Nguéma Nguéma a par ailleurs souligné la stabilité politique et institutionnelle du pays, dans un contexte de réformes engagées par les nouvelles autorités. Il a rappelé que la notion de minerais critiques doit être appréciée à l’aune des priorités nationales, le manganèse occupant à cet égard une place stratégique pour l’économie gabonaise.
La participation du Gabon au Mining Indaba 2026 intervient dans un environnement international marqué par une attention accrue portée aux chaînes d’approvisionnement responsables et à la valorisation locale des ressources naturelles. Les orientations présentées traduisent la volonté des autorités de positionner le pays dans cette évolution du secteur minier africain.













