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	<title>GABON QUOTIDIEN</title>
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	<title>GABON QUOTIDIEN</title>
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	<item>
		<title>SEM : comment le Gabon veut faire passer son chiffre d’affaires de 6,3 à 500 milliards FCFA</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/sem-comment-le-gabon-veut-faire-passer-son-chiffre-daffaires-de-63-a-500-milliards-fcfa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:20:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Belinga]]></category>
		<category><![CDATA[MAYS MOUISSI]]></category>
		<category><![CDATA[Mines Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[or Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Raffinerie Gabonaise de l’Or]]></category>
		<category><![CDATA[SEM Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Société Équatoriale des Mines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplier par 80 le chiffre d'affaires d'une entreprise publique en 5 ans ? C'est le pari vertigineux de la Société Équatoriale des Mines (SEM). Extraction directe, mines d'or à Nkok, carrières et fer de Bélinga : décryptage de la nouvelle doctrine industrielle du Gabon.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-multipliez-par-80-le-chiffre-d-affaires-d-une-entreprise-publique-en-cinq-ans-c-est-l-equation-vertigineuse-imposee-a-la-societe-equatoriale-des-mines-sem-pour-passer-de-6-3-milliards-de-fcfa-a-la-barre-des-500-milliards-d-ici-2030-la-sem-ne-pourra-plus-se-contenter-d-un-role-d-actionnaire-passif-extraction-d-or-carrieres-transformation-locale-et-grands-projets-miniers-le-gabon-veut-transformer-son-bras-arme-geologique-en-un-veritable-geant-industriel"><strong>Multipliez par 80 le chiffre d’affaires d’une entreprise publique en cinq ans : c’est l’équation vertigineuse imposée à la Société Équatoriale des Mines (SEM). Pour passer de 6,3 milliards de FCFA à la barre des 500 milliards d’ici 2030, la SEM ne pourra plus se contenter d&rsquo;un rôle d&rsquo;actionnaire passif. Extraction d&rsquo;or, carrières, transformation locale et grands projets miniers : le Gabon veut transformer son bras armé géologique en un véritable géant industriel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi a été formalisé en novembre 2025 lors de la présentation du plan stratégique 2026-2030 au ministère des Mines. À l&rsquo;époque, le constat était sans appel : le niveau d&rsquo;activité de la SEM ne répondait plus aux ambitions de la nouvelle politique minière nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour le gouvernement, pas question de gonfler artificiellement les bilans par de simples participations financières. L&rsquo;exécutif exige des <strong>résultats opérationnels concrets</strong> sur le terrain. La vraie question économique est donc posée : d’où viendront les 494 milliards de FCFA de différence ?</p>



<h3 id="h-la-fin-de-la-simple-boite-de-gestion" class="wp-block-heading">La fin de la simple « boîte de gestion »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2011, la SEM s&rsquo;est longtemps résumée à un rôle de rentier gérant les parts de l&rsquo;État. Un modèle révolu. Dès 2024, sous l&rsquo;impulsion du ministre de l&rsquo;Économie Mays Mouissi, le cap a été réorienté vers une entreprise minière opératrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La feuille de route se décline en deux temps :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>2026-2030 :</strong> Transformation interne, modernisation des outils et ouverture de nouvelles mines.</li>



<li><strong>2031-2037 :</strong> Expansion régionale et consolidation des acquis.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition ultime est claire : faire de la SEM une référence industrielle à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h3 id="h-levier-1-produire-et-extraire-directement" class="wp-block-heading">Levier 1 : Produire et extraire directement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le pivot majeur de la réforme. Pour créer de la valeur, la <a href="https://gabon-quotidien.com/sem-strategie-aurifere-gabon/">SEM</a> doit extraire la matière première elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, la mutation est déjà visible. À Mebong, dans l&rsquo;Estuaire, l&rsquo;installation récente d&rsquo;un concasseur en partenariat avec <em>Le Roi des Chantiers</em> marque le lancement de la production d&rsquo;agrégats. Si les matériaux de construction semblent bien éloignés de l&rsquo;or ou du manganèse, cette initiative illustre la volonté de répondre immédiatement à la forte demande nationale en BTP. <strong>Produire, transformer, vendre</strong> : telle est la nouvelle doctrine.</p>



<h3 id="h-levier-2-une-offensive-majeure-sur-l-or" class="wp-block-heading">Levier 2 : Une offensive majeure sur l&rsquo;or</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;or constitue le second pilier stratégique. En septembre 2026, la visite de travail à la Raffinerie Gabonaise de l&rsquo;Or de Nkok a scellé le renforcement du <a href="https://gabon-quotidien.com/doctrine-aurifere-gabon-sem/">partenariat entre la SEM et le ministère des Mines</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la levée de la suspension de ses activités suite à un audit du secteur, la SEM a récupéré de nouveaux permis d&rsquo;exploitation — dont le gisement de Mboumba — et signé trois nouvelles conventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la simple extraction, l&rsquo;enjeu réside dans la <strong>traçabilité et la transformation locale à Nkok</strong>. En sécurisant la chaîne d&rsquo;approvisionnement, l&rsquo;État s&rsquo;assure de conserver la valeur ajoutée de précieux métaux qui échappaient autrefois au circuit officiel.</p>



<h3 id="h-levier-3-transformer-la-matiere-sur-place" class="wp-block-heading">Levier 3 : Transformer la matière sur place</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Extraire ne suffit plus ; il faut transformer. La SEM entend conditionner l&rsquo;exploitation du sous-sol à l&rsquo;implantation d&rsquo;unités industrielles sur le sol gabonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équation économique est simple : plus le Gabon avance dans la chaîne de valeur (affinage, découpe, métallurgie), plus il crée d&#8217;emplois locaux et de richesses nationales.</p>



<h3 id="h-les-deux-verrous-majeurs-la-certification-et-les-bras-techniques" class="wp-block-heading">Les deux verrous majeurs : la certification et les bras techniques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réussir cette mutation, la SEM doit faire sauter deux verrous historiques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le manque de certification internationale :</strong> Sans données géologiques certifiées aux normes internationales (<em>NI 43-101</em> ou <em>JORC</em>), impossible de convaincre les investisseurs institutionnels de financer des projets à fort potentiel. La cartographie précise du sous-sol devient donc une priorité absolue.</li>



<li><strong>Le déficit de compétences techniques :</strong> Historiquement structurée pour la gestion administrative, la SEM manque de géologues, d&rsquo;ingénieurs des mines et de métallurgistes. Un partenariat renforcé avec l&rsquo;École des Mines et de la Métallurgie de Moanda a été initié pour former en urgence les cadres techniques indispensables.</li>
</ul>



<h3 id="h-levier-4-optimiser-les-grands-projets-nationaux" class="wp-block-heading">Levier 4 : Optimiser les grands projets nationaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Développer ses propres mines n&#8217;empêche pas la SEM de faire fructifier ses actifs historiques. L&rsquo;entreprise entend faire peser sa voix au sein des méga-projets industriels du pays pour imposer le transfert de technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En août 2026, lors de l&rsquo;Ivindo Economic Forum, la SEM s&rsquo;est affichée aux côtés d&rsquo;Ivindo Iron pour rappeler son rôle central dans le projet de fer de Bélinga. L&rsquo;objectif : faire en sorte que chaque tonne de minerai extraite par des partenaires privés génère des retombées directes pour le Trésor public et l&rsquo;écosystème local.</p>



<h3 id="h-une-equation-financiere-vertigineuse" class="wp-block-heading">Une équation financière vertigineuse</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Afficher 140 % de croissance annuelle moyenne sur cinq ans relève d&rsquo;un défi sans précédent. Si aucun échéancier officiel intermédiaire n&rsquo;a encore été publié, la faisabilité de ce plan dépendra de la capacité de la SEM à faire monter en puissance ses projets de manière simultanée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Redressement de l&rsquo;orpaillage artisanal, développement des carrières, partenariats industriels et valorisation des gisements : les fondations posées en 2026 montrent une volonté politique réelle. Reste désormais l&rsquo;épreuve des faits : convertir rapidement ces ambitions politiques en résultats d&rsquo;exploitation et en recettes sonnantes et trébuchantes pour l&rsquo;économie gabonaise. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tourisme intérieur : pourquoi le patrimoine gabonais reste-t-il méconnu de ses propres citoyens ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/tourisme-interieur-pourquoi-le-patrimoine-gabonais-reste-t-il-meconnu-de-ses-propres-citoyens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 07:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Caravane touristique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[écotourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Lambaréné]]></category>
		<category><![CDATA[Mayumba]]></category>
		<category><![CDATA[Parcs nationaux Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine gabonais]]></category>
		<category><![CDATA[Sette Cama]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage Gabon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des plages de Mayumba aux grottes de Lébamba, le Gabon regorge de trésors méconnus. Pourquoi si peu de Gabonais visitent-ils leur propre pays ? Plongée dans les défis et le potentiel du tourisme intérieur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-des-plages-immaculees-de-mayumba-aux-etendues-sauvages-de-sette-cama-en-passant-par-les-grottes-mystiques-de-lebamba-ou-les-batisses-chargees-d-histoire-du-docteur-schweitzer-a-lambarene-le-gabon-abrite-un-patrimoine-d-une-richesse-exceptionnelle-pourtant-un-constat-s-impose-combien-de-gabonais-ont-veritablement-eu-l-occasion-de-parcourir-leur-propre-pays"><strong>Des plages immaculées de Mayumba aux étendues sauvages de Sette Cama, en passant par les grottes mystiques de Lébamba ou les bâtisses chargées d’histoire du Docteur Schweitzer à Lambaréné, le Gabon abrite un patrimoine d’une richesse exceptionnelle. Pourtant, un constat s&rsquo;impose :</strong> <strong>combien de Gabonais ont véritablement eu l’occasion de parcourir leur propre pays ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offre touristique nationale dépasse largement le cliché d’une simple destination de safari animalier. La véritable question ne réside donc pas seulement dans l’attractivité du Gabon auprès des visiteurs étrangers, mais dans sa capacité à bâtir <strong>un tourisme intérieur accessible, structuré et désirable pour les populations locales</strong>.</p>



<h3 id="h-le-paradoxe-d-un-patrimoine-invisible" class="wp-block-heading">Le paradoxe d’un patrimoine invisible</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre de sites gabonais jouissent d&rsquo;une belle notoriété auprès des spécialistes, mais demeurent déserts sur le plan de la fréquentation nationale. Ce décalage s&rsquo;explique facilement : dans un pays aux distances imposantes, voyager exige du temps, des moyens financiers et une logistique bien huilée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, savoir qu’un site existe ne suffit pas à déclencher un voyage. Comment s’y rendre ? Où loger ? Quels sont les coûts réels et les activités proposées ? <strong>Un potentiel naturel, aussi sublime soit-il, ne fait pas à lui seul une destination.</strong> Sans infrastructures, sans signalétique et sans offre lisible, le patrimoine reste une promesse non tenue.</p>



<h3 id="h-bien-plus-que-des-parcs-nationaux-une-experience-globale" class="wp-block-heading">Bien plus que des parcs nationaux : une expérience globale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si la réputation du Gabon s’est construite sur sa biodiversité et ses parcs nationaux, le potentiel du territoire est bien plus diversifié. Le patrimoine historique et culturel constitue un levier majeur encore sous-exploité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Lambaréné, par exemple, la mémoire médicale et coloniale offre une plongée saisissante dans l’histoire moderne du pays. Ailleurs, ce sont des missions religieuses, des écomusées ou des traditions orales qui demandent à être valorisés. En combinant <strong>nature, mémoire, gastronomie, artisanat et découvertes économiques</strong>, le Gabon peut proposer des séjours variés, adaptés à tous les publics et à toutes les saisons.</p>



<h3 id="h-l-impulsion-des-initiatives-de-terrain" class="wp-block-heading">L&rsquo;impulsion des initiatives de terrain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des projets récents prouvent pourtant qu&rsquo;il existe une réelle appétence locale pour la découverte du pays. Lors de la 3ᵉ édition de la Caravane touristique en 2026, des enfants de collaborateurs d’Eramet Comilog ainsi que de futurs retraités ont sillonné le Sud-Ouest gabonais. Leur parcours mêlait découvertes naturelles, lieux de mémoire et visites d&rsquo;entreprises locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type d&rsquo;initiative démontre qu&rsquo;un voyage bien pensé transforme un simple déplacement en une aventure immersive. Le défi consiste désormais à <strong>dépasser le cadre des voyages d&rsquo;entreprise ou des colonies de vacances</strong> pour inscrire cette dynamique dans le quotidien des familles.</p>



<h3 id="h-le-nerf-de-la-guerre-transports-et-hebergements" class="wp-block-heading">Le nerf de la guerre : transports et hébergements</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour démocratiser le tourisme local, la première barrière reste très pragmatique : la mobilité. Le coût et la durée des trajets pèsent lourdement sur le budget des ménages. Un site exceptionnel mais enclavé, sans desserte régulière ou avec des routes dégradées, demeure hors de portée du grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute la question des équipements sur place : hébergements abordables, restauration locale, sanitaires propres, guides formés. Adapter ces infrastructures bénéficie autant aux visiteurs internationaux qu&rsquo;aux nationaux.</p>



<h3 id="h-penser-des-offres-adaptees-au-pouvoir-d-achat" class="wp-block-heading">Penser des offres adaptées au pouvoir d&rsquo;achat</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement du tourisme domestique impose d&rsquo;ajuster l&rsquo;offre au portefeuille des Gabonais. Le coût cumulé du voyage, du logement et des repas peut rapidement s&rsquo;avérer prohibitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour inverser la tendance, le secteur doit concevoir des <strong>formules adaptées au marché local</strong> : forfaits familiaux, escapades le temps d&rsquo;un week-end, tarifs préférentiels ou résidences secondaires accessibles. Il s&rsquo;agit de structurer de véritables « produits touristiques » pensés pour la population résidente.</p>



<h3 id="h-une-economie-circulaire-pour-les-territoires" class="wp-block-heading">Une économie circulaire pour les territoires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du dépaysement, le tourisme intérieur représente un formidable moteur de développement local. Un voyageur qui consomme sur place fait vivre une chaîne d&rsquo;acteurs : transporteurs, hôteliers, cuisiniers, artisans, guides et agriculteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les retombées financières profitent directement aux communautés hôtes, le tourisme devient un levier d&rsquo;émancipation pour des régions parfois isolées. L&rsquo;enjeu est donc d&rsquo;intégrer les savoir-faire ruraux et artisanaux au cœur des circuits pour proposer une rencontre authentique avec ceux qui font vivre la terre gabonaise.</p>



<h3 id="h-faire-des-gabonais-les-premiers-ambassadeurs-de-leur-pays" class="wp-block-heading">Faire des Gabonais les premiers ambassadeurs de leur pays</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette problématique interroge directement les orientations de la politique publique : <strong>le Gabon doit-il concevoir son tourisme uniquement pour l&rsquo;exportation, ou d&rsquo;abord pour ses propres citoyens ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux ambitions se renforcent mutuellement. Un réseau routier praticable, des sites documentés et des professionnels formés profitent à tous. De plus, un marché intérieur fort offre aux acteurs du secteur une activité régulière, prémunissant l&rsquo;économie touristique contre les aléas du marché international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la feuille de route présentée par le ministère du Tourisme durable et de l’Artisanat marque une prise de conscience salutaire. Mais pour que le potentiel se transforme en réalité économique, le Gabon doit franchir un cap : rendre l&rsquo;information accessible en ligne, clarifier les prix et simplifier la réservation. Car la promesse d&rsquo;un voyage commence toujours par une étape simple : <strong>savoir où l&rsquo;on va et comment s&rsquo;y rendre.</strong></p>
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		<title>Eramet Comilog emmène 70 enfants et futurs retraités à la découverte du Gabon</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/eramet-comilog-caravane-touristique-gabon-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 07:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Caravane touristique]]></category>
		<category><![CDATA[Eramet Comilog]]></category>
		<category><![CDATA[GABON QUOTIDIEN]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère du Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine gabonais]]></category>
		<category><![CDATA[politique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme Gabon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Libreville à Mayumba, Eramet Comilog a réuni 41 enfants de collaborateurs et 29 futurs retraités pour la 3e édition de la Caravane touristique. Un voyage d'exploration au cœur du patrimoine culturel et naturel gabonais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-eramet-comilog-a-participe-a-la-3ᵉ-edition-de-la-caravane-touristique-en-associant-a-l-initiative-41-enfants-de-son-personnel-et-29-futurs-retraites-pendant-plusieurs-semaines-les-participants-ont-sillonne-le-sud-ouest-du-gabon-a-la-decouverte-de-sites-naturels-historiques-culturels-et-economiques"><strong>Eramet Comilog a participé à la 3ᵉ édition de la Caravane touristique en associant à l’initiative 41 enfants de son personnel et 29 futurs retraités. Pendant plusieurs semaines, les participants ont sillonné le Sud-Ouest du Gabon à la découverte de sites naturels, historiques, culturels et économiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Caravane touristique 2026 a aussi été l’occasion pour Eramet Comilog de faire découvrir une partie du patrimoine gabonais à ses collaborateurs et à leurs familles. Organisée par le ministère du Tourisme durable et de l’Artisanat, cette troisième édition s’est déroulée du 17 juillet au 6 septembre à travers plusieurs circuits touristiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’entreprise minière, la participation s’est déroulée en deux temps. Du <strong>1er au 16 août</strong>, 41 enfants du personnel ont pris part à la caravane dans le cadre de leur colonie de vacances. Puis, du <strong>26 août au 6 septembre</strong>, 29 futurs retraités ont rejoint l’initiative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, <strong>70 participants</strong> liés à Eramet Comilog ont ainsi pris part à cette édition.</p>



<h3 id="h-du-grand-libreville-au-sud-ouest" class="wp-block-heading">Du Grand Libreville au Sud-Ouest</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours proposé aux participants a permis de découvrir plusieurs facettes du patrimoine gabonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Libreville, les enfants et futurs retraités ont notamment visité la <strong>zone économique de Nkok</strong> ainsi que l’<strong><a href="https://gabon-quotidien.com/arboretum-raponda-walker-rehabilitation-cafi3/">Arboretum Raponda Walker</a></strong>. Le circuit s’est ensuite poursuivi vers le Moyen-Ogooué, la Ngounié et la Nyanga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À <strong>Lambaréné</strong>, le programme comprenait notamment la Mission Ngomo, l’Hôpital Albert Schweitzer et son musée. À <strong>Sindara</strong>, les participants ont découvert la Mission Notre-Dame des Trois-Épis, avant de poursuivre vers <strong>Tsamba-Magotsi à Fougamou</strong> et le <strong>Lac Bleu à Mouila</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours s’est ensuite prolongé vers <strong>Tchibanga</strong>, avec notamment la découverte de la riziculture de Nyali, exploitée par un Gabonais, du <strong>parc national de Moukalaba-Doudou</strong> et du gisement de marbre de Doussala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À <strong>Lébamba</strong>, les participants ont découvert les grottes abritant une faune cavernicole, tandis que l’étape de Bongolo a notamment permis de visiter l’hôpital de la localité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le voyage s’est achevé plus au sud, avec la <strong>Mission Sainte-Odile de Mayumba</strong>, les plages de la ville et l’<strong>écomusée de Sette Cama</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce parcours correspond à l’un des trois grands axes de la Caravane touristique 2026, l’édition ayant été organisée autour de circuits destinés à mieux faire découvrir les destinations gabonaises. Le ministère du Tourisme avait notamment présenté cette édition comme un outil de promotion du tourisme intérieur et de valorisation du patrimoine naturel et culturel.</p>



<h3 id="h-une-initiative-a-dimension-sociale" class="wp-block-heading">Une initiative à dimension sociale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la découverte touristique, Eramet Comilog inscrit cette participation dans sa <a href="https://gabon-quotidien.com/olam-palm-gabon-et-olam-rubber-gabon-honorent-969-collaborateurs/">politique sociale.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les enfants, cette expérience s&rsquo;intègre au programme de <a href="https://gabon-quotidien.com/kiff-tes-vacances-2026-sunu-assurances-gabo/">colonie de vacances </a>de l’entreprise. Pour les 29 futurs retraités, elle prend une dimension différente : leur participation est présentée par Eramet Comilog comme une marque de reconnaissance envers des collaborateurs ayant consacré plusieurs années au développement de l’entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s’inscrit, selon l’entreprise, dans une tradition sociale qui se perpétue depuis <strong>plus de cinq décennies</strong>.</p>



<h3 id="h-valoriser-les-territoires-au-dela-des-paysages" class="wp-block-heading">Valoriser les territoires au-delà des paysages</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours choisi a également permis aux participants de découvrir des réalités très différentes d’un territoire à l’autre : patrimoine historique et religieux, sites naturels, activités agricoles, infrastructures économiques, tourisme balnéaire ou encore initiatives locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De Nkok à Sette Cama, en passant par Lambaréné, Fougamou, Mouila, Lébamba et Tchibanga, le voyage aura ainsi donné à voir une partie des ressources sur lesquelles repose l’attractivité touristique du Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Eramet Comilog, cette participation constitue un soutien aux initiatives de valorisation du patrimoine touristique national et au dynamisme économique des territoires visités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième édition de la Caravane touristique s’inscrit elle-même dans une volonté affichée par les pouvoirs publics de faire du tourisme intérieur un levier de diversification économique et de valorisation des richesses naturelles et culturelles du Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Eramet Comilog, l’édition 2026 aura donc associé <strong>transmission, découverte du patrimoine national et reconnaissance envers ses collaborateurs</strong>, dans le cadre d’une initiative touristique portée à l’échelle nationale.</p>
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		<title>Gare de Franceville : une réhabilitation intégrée au plan de modernisation du Transgabonais</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/renovation-gare-franceville-modernisation-transgabonais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 06:29:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Franceville]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[GABON QUOTIDIEN]]></category>
		<category><![CDATA[Gare de Franceville]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[réhabilitation ferroviaire]]></category>
		<category><![CDATA[Setrag]]></category>
		<category><![CDATA[TRANSGABONAIS]]></category>
		<category><![CDATA[Transport Ferroviaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux réactions suscitees par les récentes images de la gare de Franceville, décryptage du plan de modernisation du Transgabonais : comment la SETRAG et l'État prévoient la rénovation progressive des gares ferroviaires.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-largement-relayees-sur-les-reseaux-sociaux-de-recentes-images-de-la-gare-de-franceville-ont-vivement-fait-reagir-sur-l-etat-des-infrastructures-ferroviaires-nationales-sols-degrades-equipements-vieillissants-et-conditions-d-accueil-jugees-precaires-le-temoignage-d-un-usager-a-remis-au-centre-du-debat-une-question-que-les-voyageurs-connaissent-bien-que-prevoit-reellement-la-modernisation-du-transgabonais-pour-la-gare-de-franceville"><strong>Largement relayées sur les réseaux sociaux, de récentes images de la gare de Franceville ont vivement fait réagir sur l’état des infrastructures ferroviaires nationales. Sols dégradés, équipements vieillissants et conditions d’accueil jugées précaires : le témoignage d’un usager a remis au centre du débat une question que les voyageurs connaissent bien. Que prévoit réellement la modernisation du Transgabonais pour la gare de Franceville ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mise au point s’impose : la rénovation des gares fait partie du programme plus large de modernisation des infrastructures ferroviaires engagé par l’État gabonais et la SETRAG. Franceville n’est donc pas laissée en dehors de cette dynamique. Sa gare figure parmi les infrastructures appelées à évoluer dans le cadre de la transformation progressive du réseau.</p>



<h3 id="h-franceville-au-coeur-d-un-programme-qui-transforme-progressivement-le-reseau" class="wp-block-heading">Franceville au cœur d’un programme qui transforme progressivement le réseau</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-ou-en-est-la-modernisation-de-la-ligne-strategique-du-gabon/">Programme de Modernisation et de Sécurisation (PMS) du Transgabonais</a>, signé en novembre 2025 avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne, constitue l’une des principales étapes de cette modernisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme vise à poursuivre la réhabilitation et la sécurisation de la ligne ferroviaire entre Owendo et Franceville, tout en améliorant progressivement les conditions d’exploitation et de transport des voyageurs et des marchandises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernisation des gares fait partie de cette feuille de route. Elle s’inscrit aux côtés des travaux portant sur la voie ferrée, les ouvrages et les différents équipements nécessaires au fonctionnement du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gare de Franceville ne constitue donc pas un sujet extérieur au programme. Son état actuel ne correspond pas à la configuration définitive recherchée dans le cadre de cette transformation.</p>



<h3 id="h-lastourville-un-premier-exemple-concret" class="wp-block-heading">Lastourville, un premier exemple concret</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer ce que cette modernisation peut changer, il suffit de regarder certaines gares déjà concernées par les programmes de réhabilitation du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Lastourville, la transformation de la gare voyageurs illustre concrètement cette volonté de moderniser les infrastructures d’accueil. Le bâtiment a fait l’objet d&rsquo;une reconstruction dans le cadre des <a href="https://gabon-quotidien.com/setrag-fmi-transgabonais-modernisation/">investissements engagés sur le Transgabonais</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution donne un aperçu de la logique poursuivie : il ne s’agit pas seulement de procéder à quelques réparations ponctuelles, mais de faire progressivement évoluer les infrastructures ferroviaires pour les adapter aux exigences actuelles du transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moanda s’inscrit dans la même dynamique. Le projet de nouvelle gare voyageurs fait partie des opérations prévues pour poursuivre la modernisation du réseau dans cette importante ville minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réalisations et projets permettent de mieux comprendre la situation de Franceville : <strong>le fait qu’une gare présente encore aujourd’hui un état ancien ne signifie pas qu’aucune transformation n’est prévue pour elle.</strong></p>



<h3 id="h-franceville-et-owendo-appelees-a-evoluer-a-leur-tour" class="wp-block-heading">Franceville et Owendo appelées à évoluer à leur tour</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La modernisation des infrastructures voyageurs concerne également les gares de Franceville et d’Owendo, avec des projets de rénovation et de reconstruction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution doit toutefois être replacée dans le calendrier général du chantier ferroviaire. Toutes les infrastructures ne peuvent pas être transformées au même moment. Les travaux sont programmés progressivement, en fonction des opérations à conduire sur le réseau et de leur articulation avec les différents programmes d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui explique aujourd’hui le contraste entre certaines gares déjà modernisées et d’autres qui conservent encore leur configuration actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Franceville se trouve précisément dans cette période de transition : <strong>l’infrastructure que les voyageurs voient aujourd’hui n’est pas nécessairement celle qui sera conservée à terme.</strong></p>



<h3 id="h-un-chantier-qui-ne-concerne-pas-uniquement-les-gares" class="wp-block-heading">Un chantier qui ne concerne pas uniquement les gares</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La rénovation des bâtiments voyageurs ne constitue qu’une partie de la transformation engagée sur le Transgabonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La<a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-le-poumon-ferroviaire-de-leconomie-gabonaise/"> ligne reliant Owendo à Franceville</a> s’étend sur près de 648 kilomètres. Sa modernisation concerne également la voie ferrée, les ouvrages, la sécurisation des zones critiques et les équipements nécessaires à une exploitation plus fiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le PMS doit ainsi permettre de poursuivre la remise à niveau du réseau et d’améliorer progressivement ses capacités. L’objectif affiché est notamment de renforcer la sécurité et la fiabilité du transport ferroviaire, aussi bien pour les voyageurs que pour le fret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres investissements viennent également prolonger cet effort de modernisation de la voie et des infrastructures ferroviaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le chantier est beaucoup plus large que la seule question de l’état d’un bâtiment voyageurs.</p>



<h3 id="h-ce-que-les-images-de-franceville-montrent-et-ce-qu-elles-ne-montrent-pas" class="wp-block-heading">Ce que les images de Franceville montrent… et ce qu’elles ne montrent pas</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une réalité que personne ne peut ignorer : l’état actuel de la gare de Franceville soulève des questions légitimes sur les conditions d’accueil des voyageurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elles ne montrent qu’une partie de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer l’ensemble des programmes engagés sur le réseau ni les projets prévus pour les infrastructures concernées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas de Franceville, la rénovation de la gare s’inscrit bien dans la dynamique de modernisation du Transgabonais. Lastourville en fournit déjà une illustration concrète et Moanda doit également connaître une évolution de son infrastructure voyageurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose désormais est donc moins celle de l’existence d’un projet que celle de <strong>son calendrier de réalisation</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand les travaux seront-ils engagés ? Quelle sera leur ampleur ? Et surtout, quand les voyageurs de Franceville pourront-ils constater concrètement le changement annoncé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur ces questions que l’information doit désormais se poursuivre, en se rapprochant des acteurs chargés de ces infrastructures et de l’État, afin de documenter précisément les différentes étapes des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car pour les usagers, au-delà des programmes et des annonces, c’est le résultat visible qui compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La gare de Franceville n’est donc pas oubliée dans la modernisation du Transgabonais. Elle s’inscrit dans un chantier progressif de transformation du réseau, dont Lastourville offre déjà un premier aperçu et dont Moanda constitue une nouvelle étape.</strong></p>
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		<title>Ecobank Gabon et les PME : jusqu’où la banque veut-elle accompagner les entreprises locales ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/ecobank-gabon-et-les-pme-jusquou-la-banque-veut-elle-accompagner-les-entreprises-locales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 13:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Ecobank Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Financement]]></category>
		<category><![CDATA[GABON QUOTIDIEN]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[secteur bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[trésorerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les PME gabonaises, obtenir un financement ne se résume pas à décrocher un prêt. Trésorerie, gestion des encaissements ou partenariats stratégiques : décryptage de la stratégie d'Ecobank Gabon auprès du tissu entrepreneurial local.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-pour-les-pme-gabonaises-obtenir-un-financement-ne-se-resume-pas-toujours-a-decrocher-un-pret-besoin-de-tresorerie-reglement-des-fournisseurs-financement-d-un-contrat-gestion-des-encaissements-ou-developpement-d-une-activite-ecobank-gabon-cherche-a-positionner-son-offre-sur-plusieurs-etapes-du-cycle-de-l-entreprise-reste-une-question-centrale-jusqu-ou-cette-strategie-permet-elle-reellement-de-repondre-au-besoin-de-financement-du-tissu-entrepreneurial-local"><strong>Pour les PME gabonaises, obtenir un financement ne se résume pas toujours à décrocher un prêt. Besoin de trésorerie, règlement des fournisseurs, financement d’un contrat, gestion des encaissements ou développement d’une activité : Ecobank Gabon cherche à positionner son offre sur plusieurs étapes du cycle de l’entreprise. Reste une question centrale : jusqu’où cette stratégie permet-elle réellement de répondre au besoin de financement du tissu entrepreneurial local ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement des petites et moyennes entreprises reste un sujet sensible au Gabon. Pour une entreprise, le problème ne se limite pas à trouver de l&rsquo;argent pour investir. Il peut aussi s&rsquo;agir de tenir quelques mois entre une commande et son règlement, d&rsquo;acheter des stocks, de payer les fournisseurs ou de mobiliser des créances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur cette réalité qu&rsquo;Ecobank Gabon dit avoir construit une partie de son approche auprès des PME et PMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien publié en juin 2025, son directeur général Gaétan J.K. Patrick Egounlety indiquait que l&rsquo;accompagnement des PME gabonaises reposait notamment sur des <strong>financements de trésorerie à court terme de 90 à 120 jours</strong>, associés à des outils numériques pour les encaissements, les paiements et la gestion quotidienne. La banque ciblait alors des secteurs comme les mines, la santé, le pétrole et le bois.</p>



<h3 id="h-le-besoin-n-est-pas-toujours-celui-d-un-investissement-a-long-terme" class="wp-block-heading">Le besoin n&rsquo;est pas toujours celui d&rsquo;un investissement à long terme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une PME, le financement bancaire peut intervenir à plusieurs moments de son activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise qui reçoit une commande importante peut avoir besoin de liquidités avant d&rsquo;être payée. Une autre doit financer ses stocks avant de les écouler. Une société qui travaille sur contrat peut avoir des dépenses à engager alors que le règlement du donneur d&rsquo;ordre interviendra plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces situations, le besoin porte moins sur l&rsquo;achat d&rsquo;un nouvel immeuble ou d&rsquo;une machine que sur le <strong>fonds de roulement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ecobank présente justement des solutions destinées à ce type de besoin. Son offre commerciale prévoit notamment des financements à court terme du fonds de roulement, ainsi que des mécanismes liés aux stocks, aux distributeurs, aux fournisseurs, aux créances et aux contrats. Pour certains produits de financement du fonds de roulement, la banque indique pouvoir financer jusqu&rsquo;à 70 à 80 % de la valeur d&rsquo;un contrat, d&rsquo;un bon de commande ou de certaines créances acceptées, selon les conditions applicables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est importante pour comprendre la stratégie <a href="https://gabon-quotidien.com/bgfibank-gabon-financement-economie/">bancaire</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Financer une PME ne signifie pas uniquement lui accorder un crédit d&rsquo;investissement. Cela peut aussi consister à lui donner suffisamment d&rsquo;oxygène pour que son activité puisse continuer à tourner.</p>



<h3 id="h-la-tresorerie-devient-un-outil-de-croissance" class="wp-block-heading">La trésorerie devient un outil de croissance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des points les plus importants dans la relation entre une banque et une PME.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise peut être rentable sur le papier et pourtant manquer de liquidités. Un décalage entre les dépenses et les encaissements peut suffire à créer une tension financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement du fonds de roulement permet alors de réduire ce décalage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas d&rsquo;Ecobank Gabon, la direction indiquait en 2025 privilégier pour les PME des financements de trésorerie à court terme, sur des périodes de 90 à 120 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche correspond à une réalité particulière des petites entreprises : leur capacité à absorber un retard de paiement ou une hausse temporaire des charges est souvent plus limitée que celle d&rsquo;une grande société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le crédit devient donc un instrument de continuité d&rsquo;activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette logique suppose aussi une sélection rigoureuse des dossiers. La banque doit pouvoir apprécier la capacité de l&rsquo;entreprise à rembourser, la solidité de ses contrats, la régularité de ses encaissements et la qualité de sa gestion.</p>



<h3 id="h-ecobank-ne-mise-pas-uniquement-sur-le-credit" class="wp-block-heading">Ecobank ne mise pas uniquement sur le crédit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre particularité de l&rsquo;approche affichée par Ecobank Gabon tient à l&rsquo;association entre financement et services bancaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son directeur général, l&rsquo;accompagnement des PME repose également sur des <a href="https://gabon-quotidien.com/ecobank-gabon-digitalisation-banque-mobile/">solutions digitales</a> destinées aux encaissements, aux paiements et à la gestion quotidienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce lien est important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque peut financer une entreprise, mais elle peut aussi chercher à mieux suivre les flux financiers qui résultent de son activité. Les paiements reçus, les factures réglées, les dépenses et les opérations courantes constituent autant d&rsquo;informations permettant à l&rsquo;entreprise de mieux piloter sa trésorerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du groupe, Ecobank propose notamment des solutions de gestion de trésorerie, d&rsquo;encaissement, de paiement et de chaîne d&rsquo;approvisionnement. Sa plateforme eFSC vise par exemple à connecter entreprises, fournisseurs et distributeurs afin d&rsquo;améliorer la visibilité sur les flux et le fonds de roulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement s&rsquo;inscrit donc dans un ensemble plus large : <strong>crédit + gestion des flux + financement du commerce + accompagnement numérique</strong>.</p>



<h3 id="h-le-financement-peut-aussi-passer-par-la-chaine-de-valeur" class="wp-block-heading">Le financement peut aussi passer par la chaîne de valeur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un aspect moins visible mais particulièrement intéressant pour les PME.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une petite entreprise ne travaille presque jamais seule. Elle dépend de fournisseurs, de clients, de distributeurs ou de grands donneurs d&rsquo;ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;une grande entreprise confirme une commande ou une facture, cette relation commerciale peut constituer un élément permettant de financer le fournisseur ou le prestataire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ecobank présente ainsi des solutions de financement des fournisseurs et des distributeurs, ainsi que des mécanismes liés aux créances et aux contrats. Le principe consiste à utiliser les relations commerciales existantes pour faciliter la circulation des liquidités dans la chaîne d&rsquo;approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une PME locale, l&rsquo;enjeu peut être considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n&rsquo;a pas nécessairement besoin de disposer seule d&rsquo;un niveau élevé de fonds propres pour répondre à une commande. Si la solidité du contrat et de la relation commerciale permet de sécuriser le financement, elle peut disposer de liquidités pour produire, acheter ou livrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une manière différente de regarder le crédit : non plus seulement à travers le bilan de la PME, mais aussi à travers <strong>l&rsquo;activité économique dans laquelle elle s&rsquo;insère</strong>.</p>



<h3 id="h-le-partenariat-avec-l-etat-financer-mais-aussi-preparer-les-pme" class="wp-block-heading">Le partenariat avec l&rsquo;État : financer, mais aussi préparer les PME</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique d&rsquo;accompagnement n&rsquo;est pas nouvelle chez Ecobank Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2024, la banque a signé avec le ministère chargé des PME une convention destinée à accompagner financièrement certaines entreprises gabonaises. Le dispositif devait cibler des PME présentes dans le fichier du ministère, disposant de l&rsquo;agrément PME et jugées solvables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif prévoyait également une formation préalable en éducation financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce détail est révélateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème du financement des PME ne relève pas uniquement de la disponibilité du crédit. La capacité à présenter des comptes fiables, à gérer une trésorerie, à respecter les échéances ou à structurer correctement son activité compte également dans la relation avec une banque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>le financement commence parfois avant la demande de crédit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la banque, la formation peut réduire certains risques. Pour l&rsquo;entreprise, elle peut améliorer la capacité à gérer les ressources obtenues.</p>



<h3 id="h-une-strategie-qui-s-etend-aux-entreprises-du-secteur-petrolier" class="wp-block-heading">Une stratégie qui s&rsquo;étend aux entreprises du secteur pétrolier</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;approche s&rsquo;est encore illustrée récemment avec le partenariat annoncé entre Ecobank Gabon et la <strong>Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon (CEPAG)</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Ecobank Gabon, cette collaboration doit permettre aux entreprises membres de la CEPAG de bénéficier de solutions bancaires adaptées et d&rsquo;un accompagnement destiné à faciliter leur accès au financement et à soutenir leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intérêt de ce partenariat tient moins à l&rsquo;annonce elle-même qu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle révèle sur le positionnement de la banque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement des entreprises locales est progressivement associé à leur insertion dans des secteurs structurants de l&rsquo;économie gabonaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le pétrole comme dans d&rsquo;autres secteurs, une PME peut être fournisseur, sous-traitant, prestataire ou distributeur. Son accès au financement peut alors dépendre en partie de sa capacité à démontrer la réalité et la régularité de ses contrats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement entre banque et chaîne de valeur prend ici tout son sens.</p>



<h3 id="h-mais-l-acces-au-financement-reste-conditionne" class="wp-block-heading">Mais l&rsquo;accès au financement reste conditionné</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois trompeur de présenter ces solutions comme un accès automatique au crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif de 2024 avec le ministère des PME prévoyait déjà que les entreprises bénéficiaires soient agréées et jugées solvables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La banque doit en effet gérer son propre risque. Elle doit vérifier la capacité de remboursement, la qualité des garanties lorsqu&rsquo;elles sont nécessaires, la réalité des contrats et la solidité financière de l&rsquo;entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contrainte explique aussi pourquoi les outils de financement du fonds de roulement, des créances ou de la chaîne d&rsquo;approvisionnement peuvent être intéressants : ils permettent de rattacher le financement à des opérations économiques identifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les PME, le défi consiste donc à transformer leur activité en dossier bancaire suffisamment lisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela passe par une comptabilité fiable, des flux bancarisés, des contrats documentés et une gestion suffisamment structurée pour démontrer la capacité de remboursement.</p>



<h3 id="h-le-veritable-enjeu-transformer-le-financement-en-developpement-local" class="wp-block-heading">Le véritable enjeu : transformer le financement en développement local</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale pour l&rsquo;économie gabonaise n&rsquo;est finalement pas de savoir si Ecobank dispose de produits destinés aux PME. Les offres existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est plutôt de savoir <strong>combien d&rsquo;entreprises locales peuvent effectivement y accéder, pour quels montants, dans quels secteurs et avec quels résultats sur leur activité</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les informations publiques disponibles permettent de documenter l&rsquo;existence de plusieurs dispositifs, mais elles ne permettent pas, à ce stade, d&rsquo;établir précisément le montant total des crédits accordés par Ecobank Gabon aux PME, ni le nombre d&rsquo;entreprises bénéficiaires de chacune de ces solutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une offre bancaire peut être large sur le papier. Son impact économique se mesure ensuite dans son utilisation réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les PME gabonaises, l&rsquo;enjeu est concret : obtenir suffisamment de liquidités pour honorer une commande, financer un stock, payer un fournisseur, attendre le règlement d&rsquo;une facture ou investir lorsque l&rsquo;activité le permet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ecobank Gabon, le défi est différent mais complémentaire : financer davantage d&rsquo;entreprises tout en maîtrisant le risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans cet équilibre que se trouve la vraie question du financement des PME.</p>



<h3 id="h-apres-la-transformation-de-la-banque-celle-de-ses-clients" class="wp-block-heading">Après la transformation de la banque, celle de ses clients</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier Ecobank Gabon permet ainsi de déplacer progressivement le regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers indicateurs ont montré la <a href="https://gabon-quotidien.com/ecobank-gabon-transformation-resultats-2025/">progression de la banque et la transformation de son modèle</a>. Le sujet des PME permet désormais de poser une question plus directement liée à l&rsquo;économie réelle : <strong>comment cette croissance bancaire se traduit-elle pour les entreprises qui produisent, investissent, sous-traitent et créent des emplois au Gabon ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ecobank Gabon dispose d&rsquo;un éventail de solutions qui couvre la trésorerie, le financement du commerce, les flux de paiement et certains besoins liés aux chaînes d&rsquo;approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;étape suivante sera de mesurer les résultats : combien de PME financées, combien de projets accompagnés, quels montants mobilisés et quels secteurs bénéficient le plus de ces financements ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ces données que pourra véritablement se juger la place d&rsquo;Ecobank Gabon dans le financement du tissu entrepreneurial local.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Makokou : Pourquoi Rita Estelle Milagolo est-elle la cible d&#8217;intrigues politiques ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/rita-estelle-milagolo-makokou-intrigues-politiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 21:33:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Brice Clotaire Oligui Nguema]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie de Makokou]]></category>
		<category><![CDATA[MAKOKOU]]></category>
		<category><![CDATA[politique Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Rita Estelle Milagolo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49820</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visée par des attaques ciblées sur les réseaux sociaux après la réussite de la Fête de la Libération à Makokou, la mairesse Rita Estelle Milagolo fait face à des jalousies politiques et des révélations financières. Décryptage d'une offensive contre la gestion locale.</p>
<p>The post <a href="https://gabon-quotidien.com/rita-estelle-milagolo-makokou-intrigues-politiques/">Makokou : Pourquoi Rita Estelle Milagolo est-elle la cible d&rsquo;intrigues politiques ?</a> appeared first on <a href="https://gabon-quotidien.com">GABON QUOTIDIEN</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après la réussite de la <a href="https://gabon-quotidien.com/fete-liberation-makokou-30-aout-2026/">fête de la libération</a> à Makokou, la mairesse Rita Estelle Milagolo fait face à des attaques ciblées sur les réseaux sociaux. Entre jalousies politiques et révélations financières, décryptage d&rsquo;une offensive contre la gestion locale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Makokou a brillé. Durant la fête de la libération, le 30 août dernier, le Gabon entier avait les yeux rivés sur le Nord-Est du pays. Une organisation parfaitement réussie en présence du chef de l&rsquo;État, une ville transformée<sup></sup> et une image retrouvée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de cette réussite : Rita Estelle Milagolo, unique femme élue maire central à la tête d&rsquo;une des grandes mairies du Gabon.<sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son tort ? Avoir réussi là où beaucoup d&rsquo;hommes, avec plus de moyens avant elle, ont échoué. Depuis lors, la machine à dénigrer l&rsquo;excellence s&rsquo;est mise en marche.<sup></sup></p>



<h3 id="h-des-attaques-orchestrees-dans-l-ombre" class="wp-block-heading">Des attaques orchestrées dans l&rsquo;ombre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources concordantes, des lobbies politiques locaux, frustrés et sexistes, ont activé leurs réseaux sur les médias sociaux pour « abattre » la mairesse. Faux comptes, ragots et attaques personnelles : la panoplie classique pour tenter de détruire ceux qui servent l&rsquo;intérêt général avec loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi tant d&rsquo;acharnement ? À leurs yeux, Rita Estelle Milagolo aurait commis deux faits « impardonnables » :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>La transformation et le rayonnement de la ville :</strong> Par sa rigueur et son exigence dans le suivi des chantiers, elle a redonné fierté et visibilité à la capitale ogivine. Elle a ainsi gagné la confiance du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui voit en elle une élue de terrain.</li>



<li><strong>La mise au jour d&rsquo;irrégularités financières :</strong> En révélant de graves anomalies héritées de l&rsquo;ancienne gestion, elle a renforcé la crédibilité de son action. Un dossier explosif, aujourd&rsquo;hui suivi de près par la presse judiciaire gabonaise.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« On ne vole pas tranquille quand une femme intègre est aux commandes de la mairie »</em>, s&rsquo;indignent les partisans de l&rsquo;édile.</p>



<h3 id="h-le-modele-de-la-veme-republique-en-jeu" class="wp-block-heading">Le modèle de la Vème République en jeu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Makokou est propre et désormais en chantier visible ; la fête de la libération en a été la démonstration. Ceux qui complotent contre la mairesse ne combattent pas seulement une femme : ils s&rsquo;attaquent au modèle prôné sous la Vème République, fondé sur la compétence, la transparence et le travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Laisser faire ces intrigues, c&rsquo;est envoyer un message désastreux à toutes les Gabonaise qui souhaitent servir leur pays avec loyauté »</em>, soulignent plusieurs habitants venus apporter leur soutien à l&rsquo;action municipale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rita Estelle Milagolo ne tombera pas. Parce que <a href="https://gabon-quotidien.com/makokou-cnss-services-sociaux-medicaux/">Makokou</a> a vu, et Makokou n&rsquo;oubliera pas.</p>
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		<title>SEM : quel rôle pour l’opérateur minier national dans la nouvelle stratégie aurifère du Gabon ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/sem-strategie-aurifere-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 10:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère des Mines]]></category>
		<category><![CDATA[MISCO]]></category>
		<category><![CDATA[or Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[RGO]]></category>
		<category><![CDATA[SEM]]></category>
		<category><![CDATA[Société Équatoriale des Mines]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie aurifère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez le rôle de la Société Équatoriale des Mines (SEM) dans la nouvelle stratégie aurifère du Gabon : extraction, traçabilité et affinage local.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-prospection-extraction-raffinage-la-societe-equatoriale-des-mines-prend-la-main-sur-l-or-gabonais-bien-plus-qu-un-simple-gestionnaire-d-actifs-publics-l-operateur-s-appuie-sur-le-nouveau-cadre-legal-et-sa-feuille-de-route-2026-2030-pour-verrouiller-directement-la-filiere-du-gisement-jusqu-au-lingot"><strong>Prospection, extraction, raffinage : la Société Équatoriale des Mines prend la main sur l&rsquo;or gabonais. Bien plus qu&rsquo;un simple gestionnaire d&rsquo;actifs publics, l&rsquo;opérateur s&rsquo;appuie sur le nouveau cadre légal et sa feuille de route 2026-2030 pour verrouiller directement la filière, du gisement jusqu&rsquo;au lingot.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’or occupe une place à part dans la souveraineté minière du Gabon. Classé comme ressource stratégique par le décret de 2023, le métal jaune fait l’objet d’une volonté ferme du gouvernement : reprendre en main la production, garantir une traçabilité sans faille, imposer la transformation locale et<sup></sup> maîtriser la commercialisati<sup></sup>on. <sup></sup>Au milieu de cette vaste réorganisation, un acteur public prend toute la place : la Société Équatoriale des Mines (SEM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en août 2011 avec pour cap la sauvegarde du patrimoine minier national, la structure franchit un palier décisif. Le plan 2026-2030 casse en effet les anciens codes : loin du rôle d&rsquo;investisseur passif cantonné aux bureaux, la SEM descend sur le terrain pour devenir un exploitant direct, présent au cœur des chantiers d&rsquo;extraction et des usines de traitement.</p>



<h3 id="h-au-bras-arme-des-ambitions-minieres-nationales" class="wp-block-heading">Au bras armé des ambitions minières nationales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée par décret présidentiel, la SEM a pour vocation première de garantir à la puissance publique la pleine maîtrise de ses ressources sous-solaires. Son action repose sur trois piliers clés : développer les compétences nationales dan<sup></sup>s le secteur, optimiser la captation des rentes minières et défendre les intérêts souverains sur les gisements priorit<sup></sup>aires.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette feuille de route prend tout son sens dans la filière aurifère. Le texte réglementaire de 2023 relatif aux activités minières sur l’or désigne explicitement la SEM comme « <a href="https://gabon-quotidien.com/doctrine-aurifere-gabon-sem/">l’opérateur national</a> » de référence. Par ce biais, l’État se dote d’un instrument opérationnel pour intervenir directement sur le marché plutôt que de simple régulateur.</p>



<h3 id="h-de-la-participation-aux-projets-a-l-action-sur-le-terrain" class="wp-block-heading">De la participation aux projets à l’action sur le terrain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code minier offre à l&rsquo;État des instruments juridiques précis pour capter directement la valeur issue de son sous-sol. Sur les grands chantiers industriels, le régime réservé aux substances souveraines attribue d&rsquo;office à la puissance publique 35 % de parts gratuites et non diluables, une quotité stratégique confiée en gestion à la SEM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;or, les prérogatives légales vont encore plus loin. La société nationale possède un droit de préemption prioritaire en cas de restitution ou d&rsquo;annulation d&rsquo;un titre minier. Par ailleurs, si un périmètre artisanal révèle un potentiel d&rsquo;envergure, la SEM a toute latitude pour former un partenariat stratégique et en prendre le pilotage. L&rsquo;entreprise poursuit ainsi un double objectif : <strong>sécuriser la part de la Rente qui revient à la Nation et bâtir son propre outil industriel d&rsquo;extraction.</strong></p>



<h3 id="h-un-cap-industriel-affirme-vers-2030" class="wp-block-heading">Un cap industriel affirmé vers 2030</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dévoilé en novembre 2025 devant la tutelle ministérielle, le plan quinquennal de la SEM vise une trajectoire financière très agressive : franchir la barre des 500 milliards de FCFA de chiffre d&rsquo;affaires annuel d&rsquo;ici 2030, là où le dernier exercice clôturé s&rsquo;établissait à 6,3 milliards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réussir cette conversion d&rsquo;échelle, la direction déploie une stratégie en deux temps. La séquence 2026-2030 se concentre sur la restructuration interne du groupe et le démarrage de nouveaux gisements. La phase suivante (2031-2037) marquera l&rsquo;accélération industrielle et la montée en puissance du portefeuille. Le Ministère des Mines a fixé le cadre sans ambiguïté : la croissance de la SEM ne doit plus provenir du simple dividende passif, mais de la production effective sur le terrain.</p>



<h3 id="h-un-maillage-deja-operationnel-sur-l-ensemble-de-la-chaine" class="wp-block-heading">Un maillage déjà opérationnel sur l&rsquo;ensemble de la chaîne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce virage vers l&rsquo;exploitation directe s&rsquo;appuie sur une structure d&rsquo;entreprises déjà en place :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Prospection et extraction :</strong> filiale à 100 %, MISCO prend en charge l&rsquo;exploration, les études de faisabilité et l&rsquo;exploitation des sites à petite échelle.</li>



<li><strong>Canal de collecte :</strong> le Comptoir Gabonais de Collecte de l&rsquo;Or centralise<a href="https://gabon-quotidien.com/filiere-aurifere-au-gabon-le-parcours-complet-de-la-mine-au-lingot/"> le rachat </a>et le regroupement des apports, en particulier ceux des orpailleurs.</li>



<li><strong>Affinage :</strong> opérationnelle depuis 2022, la Raffinerie Gabonaise d&rsquo;Or (RGO) fournit une capacité de traitement local de 7 à 10 tonnes par an.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écosystème permet aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;opérateur public d&rsquo;intervenir simultanément sur <strong>l&rsquo;extraction, le rachat, la transformation et l&rsquo;exportation.</strong></p>



<h3 id="h-securiser-la-tracabilite-pour-nettoyer-le-marche" class="wp-block-heading">Sécuriser la traçabilité pour nettoyer le marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des volumes extraits, le défi crucial réside dans le contrôle des circuits financiers et matériels : <strong>savoir d&rsquo;où vient chaque gramme, qui l&rsquo;extrait et par où il circule.</strong> Lancé en 2025, un vaste inventaire des acteurs du secteur (artisans, collecteurs, comptoirs et bijoutiers) vise à éradiquer la fraude et le marché noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la continuité des accords bilatéraux signés avec les Émirats arabes unis début 2026, un dispositif d&rsquo;estampillage par QR code gravé au laser sur les lingots est déployé. Dans cette chaîne étanche, la SEM sert d&rsquo;organe de contrôle pour certifier la légalité des flux.</p>



<h3 id="h-valoriser-le-minerai-sur-le-sol-national" class="wp-block-heading">Valoriser le minerai sur le sol national</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation sur place constitue le cœur de la réforme réglementaire. Le décret de 2023 rend en effet obligatoire l&rsquo;affinage local de l&rsquo;or avant toute sortie du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce virage rompt avec l&rsquo;ancienne logique d&rsquo;<a href="https://gabon-quotidien.com/or-au-gabon-letat-va-interdire-lexportation-de-lor-non-raffine/">exportation brute</a> pour retenir la valeur ajoutée au Gabon. S&rsquo;appuyer sur une raffinerie publique donne également à l&rsquo;État l&rsquo;outil nécessaire pour constituer ses propres réserves d&rsquo;or stratégiques et garantir au marché international un métal certifié et éthique.</p>



<h3 id="h-un-partenariat-structurant-avec-le-secteur-prive" class="wp-block-heading">Un partenariat structurant avec le secteur privé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le déploiement de la SEM ne vise pas à fermer la porte aux investisseurs privés, mais à fixer les règles d&rsquo;une cohabitation équilibrée. La société se positionne comme <strong>le partenaire local obligatoire, garant de l&rsquo;intérêt public tout en sécurisant les investissements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une illustration concrète a été donnée en 2024, lorsque la SEM a réuni les titulaires de permis à petite échelle pour clarifier les conventions de partage de production et cadrer la sous-traitance. Face à l&rsquo;arrivée de nouveaux acteurs attirés par le potentiel géologique du pays, l&rsquo;entreprise assurera le rôle de co-investisseur et de tiers de confiance.</p>



<h3 id="h-le-verrou-des-normes-geologiques-et-des-ressources-humaines" class="wp-block-heading">Le verrou des normes géologiques et des ressources humaines</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation de la SEM se heurte toutefois à deux obstacles majeurs : la certification des réserves et la disponibilité des talents. Le manque de données géologiques certifiées selon les standards internationaux (normes JORC ou NI 43-101) handicape encore la bancabilité des dossiers auprès des bailleurs de fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de capital humain, la pénurie d&rsquo;ingénieurs et de techniciens spécialisés soulignée par la tutelle impose un effort immédiat. Pour combler ce déficit, la SEM renforce ses liens avec les structures de formation locale, au premier rang desquelles l&rsquo;École des Mines et de la Métallurgie de Moanda (EMMM).</p>



<h3 id="h-un-nouveau-role-d-entrainement-pour-l-economie" class="wp-block-heading">Un nouveau rôle d&rsquo;entraînement pour l&rsquo;économie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En modifiant sa feuille de route, la SEM réinvente sa position :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>En amont :</strong> implication accrue dans la géologie et l&rsquo;évaluation des gisements.</li>



<li><strong>À l&rsquo;extraction :</strong> conduite directe des chantiers ou montages en co-entreprise.</li>



<li><strong>À la collecte :</strong> canalisation des flux de l&rsquo;orpaillage traditionnel.</li>



<li><strong>Au traitement :</strong> affinage local au service de la valeur ajoutée.</li>



<li><strong>À la vente :</strong> traçabilité sans faille et recettes fiscales préservées.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;organisation passe ainsi d&rsquo;une logique de holding boursière à celle d&rsquo;un <strong>moteur d&rsquo;industrialisation minière.</strong></p>



<h3 id="h-transformer-le-potentiel-geologique-en-realite-industrielle" class="wp-block-heading">Transformer le potentiel géologique en réalité industrielle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si la richesse du sous-sol gabonais est incontestée, l&rsquo;enjeu réside dans la capacité à bâtir une industrie rentable, transparente et génératrice d&#8217;emplois locaux. Le succès de cette transition ne reposera pas sur la seule SEM, mais sur une coordination étroite entre la tutelle ministérielle, le cadastre, les opérateurs privés et le <a href="https://gabon-quotidien.com/local-content-comilog-gabon-developpement/">secteur </a>artisanal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que la SEM porte la responsabilité d&rsquo;impulser cette dynamique. Si sa conversion en exploitant direct se concrétise sur le terrain, le plan 2026-2030 posera les bases durables de la souveraineté aurifère du Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ambition finale est claire : sortir définitivement de l&rsquo;exportation brute pour maîtriser toute la chaîne, du gisement jusqu&rsquo;au lingot raffiné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fer de Belinga : combien le projet peut-il réellement rapporter à l’économie gabonaise ?</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/fer-de-belinga-retombees-economiques-gabon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 20:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie gabonaise]]></category>
		<category><![CDATA[fer de Belinga]]></category>
		<category><![CDATA[Fortescue]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[IVINDO IRON]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Ogooué-ivindo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du sous-sol aux caisses de l’État, en passant par l'emploi, les infrastructures et la transformation locale : analyse complète de ce que le gisement de fer de Belinga peut réellement rapporter au Gabon.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-du-sous-sol-aux-caisses-de-l-etat-en-passant-par-les-creations-d-emplois-le-rail-les-ports-et-la-transformation-locale-le-veritable-enjeu-de-belinga-va-bien-au-dela-de-la-valeur-brute-du-minerai-pour-le-gabon-toute-la-question-est-de-savoir-quelle-part-reelle-de-cette-manne-financiere-s-ancrera-durablement-dans-l-economie-nationale"><strong>Du sous-sol aux caisses de l’État, en passant par les créations d&#8217;emplois, le rail, les ports et la transformation locale : le véritable enjeu de Belinga va bien au-delà de la valeur brute du minerai. Pour le Gabon, toute la question est de savoir quelle part réelle de cette manne financière s&rsquo;ancrera durablement dans l&rsquo;économie nationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le débat public, le gisement de fer de Belinga est quasi systématiquement présenté comme le futur poumon financier du pays. Si le potentiel sous terre est indiscutable, une nuance fondamentale s&rsquo;impose : la valeur d&rsquo;une ressource enterrée ne correspond jamais à l&rsquo;argent liquide qui finit par irriguer le budget public, les entreprises locales et les foyers gabonais.<sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026<sup></sup>, le projet n’a pas encore franchi le cap de l’exploitation industrielle massive. Les équipes de Fortescue Belinga et les autorité<sup></sup>s gèrent encore le dossier comme un chantier d<sup></sup>e préparation avancée, rythmé par des études techniques, environnementales et financières. Aucun document public ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;affirmer avec certitude que Belinga versera tel ou tel montant annuel dans les caisses de l&rsquo;État. En revanche, les circuits d&rsquo;impact économique sont déjà parfaitement identifiables<sup></sup>.<sup></sup></p>



<h3 id="h-un-potentiel-geologique-impressionnant-mais-pas-encore-une-rente-gar-antie" class="wp-block-heading">Un potentiel géologique impressionnant, mais pas encore une rente gar<sup></sup>antie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;écart entre les chiffres annoncés au fil des ans est saisissant. En juin 2026, lors de son adresse à la Nation, l&rsquo;exécutif tablait sur un gisement de <strong>7,5 milliards de tonnes</strong>, titrant autour de <strong>65 % de fer</strong>. Un bond spectaculaire par rapport aux anciennes études, qui se montraient plus prudentes avec une estimation à environ 1 milliard de tonnes pour une qualité similaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de géologie minière, la nuance est de taille : <strong>trouver du minerai sous terre ne signifie pas qu&rsquo;on saura le vendre avec du profit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de crier victoire, plusieurs verrous doivent sauter :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Confirmer le volume exact qui peut être extrait sans surcoût.</li>



<li>Valider la méthode de forage la plus adaptée au terrain.</li>



<li>Maîtriser le coût de revient à la tonne.</li>



<li>Sécuriser l&rsquo;accès à une énergie abondante et bon marché.</li>



<li>Dimensionner un réseau de transport capable de supporter le choc logistique.</li>



<li>Verrouiller des contrats d&rsquo;achat solides avec des clients internationaux.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ce tracé global que travaillent actuellement les ingénieurs de Fortescue : relier directement la fosse d&rsquo;extraction à un corridor ferroviaire et portuaire dédié. L&rsquo;équation est simple : la ressource est là, mais sa conversion en monnaie sonnante et trébuchante dépendra uniquement de la rentabilité de ce réseau.</p>



<h3 id="h-quelle-valeur-theorique-pour-la-production-de-belinga" class="wp-block-heading">Quelle valeur théorique pour la production de Belinga ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même en l&rsquo;absence d&rsquo;un calendrier officiel, les ordres de grandeur du secteur permettent de poser un cadre. Dans une mine de cette envergure, le rythme d&rsquo;extraction en régime de croisière vise généralement une fourchette de <strong>40 à 60 millions de tonnes de minerai par an</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prenant comme base un cours du fer oscillant entre <strong>90 et 100 dollars la tonne</strong>, les projections donnent des chiffres impressionnants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Extraire <strong>40 millions de tonnes</strong> génère un chiffre d&rsquo;affaires brut à l&rsquo;exportation situé entre <strong>3,6 et 4 milliards de dollars</strong>.</li>



<li>Monter à <strong>60 millions de tonnes</strong> fait grimper la valeur brute entre <strong>5,4 et 6 milliards de dollars</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Attention toutefois à ne pas confondre ce chiffre d&rsquo;affaires brut avec les bénéfices de l&rsquo;exploitant ou l&rsquo;argent qui finira dans le budget de l&rsquo;État. De ce pactole, il faut immédiatement retrancher les frais d&rsquo;extraction, le péage ferroviaire, le passage au port, la facture d&rsquo;électricité, le remboursement des investissements lourds et la commercialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans compter que le marché mondial du fer est très volatil : alors que les prévisions australiennes visaient un prix moyen de 91 dollars la tonne pour 2026, la réalité du marché au mois de septembre 2026 tourne plutôt autour de 100 dollars. Ces projections décrivent donc <strong>la valeur brute sortie de terre</strong>, et non un montant garanti pour les caisses publiques.</p>



<h3 id="h-le-premier-canal-financier-la-redevance-et-la-fiscalite-miniere" class="wp-block-heading">Le premier canal financier : la redevance et la fiscalité minière</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier levier direct pour le budget de l&rsquo;État repose sur le <a href="https://gabon-quotidien.com/gabon-investissement-minier-intelligent-vert-durable/">cadre fiscal</a>. Le Code minier prévoit une <strong>redevance proportionnelle</strong> sur l&rsquo;extraction. Pour les métaux de base, l&rsquo;article 205 fixe un cadre de <strong>5 à 10 %</strong>, dont le taux précis se négocie dans la convention minière, après déduction de certains frais de vente, de transport et d&rsquo;analyse. Le texte y ajoute l&rsquo;impôt sur les sociétés et la fiscalité classique des entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le dossier Belinga comporte ses propres règles du jeu. La convention signée le 7 février 2023 entre l&rsquo;État et Ivindo Iron a instauré un régime fiscal et douanier sur mesure. La Cour constitutionnelle a confirmé l&rsquo;existence de clauses particulières pour la phase de production pilote et d&rsquo;exonérations douanières spécifiques. Plusieurs enquêtes de presse ont évoqué des taux de redevance échelonnés à <strong>1,75 %, 2,75 % puis 6 %</strong> selon les étapes de la convention, soulevant des discussions par rapport aux barèmes standards du Code minier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadre démontre une réalité économique simple : <strong>une mine qui exporte pour des milliards de dollars ne déverse pas automatiquement une somme équivalente dans le trésor public</strong>. Les déductions autorisées, le niveau réel des taxes et le rythme d&rsquo;amortissement des installations détermineront ce que le pays récupérera réellement.</p>



<h3 id="h-la-participation-de-10-de-l-etat-au-capital" class="wp-block-heading">La participation de 10 % de l&rsquo;État au capital</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la collecte des impôts, le Gabon fait valoir son droit de propriété. Le Code minier attribue à l&rsquo;État une <strong>participation gratuite et non diluable de 10 %</strong> dans le capital de la société d&rsquo;exploitation, sans obligation de contribuer aux coûts de fonctionnement, avec la possibilité de négocier jusqu&rsquo;à 25 % d&rsquo;actions supplémentaires à titre payant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Belinga, cette présence au capital constitue un levier patrimonial direct : elle permet d&rsquo;encaisser des dividendes lorsque l&rsquo;entreprise dégage des bénéfices distribuables. Là encore, une distinction s&rsquo;impose : <strong>détenir 10 % des parts d&rsquo;une société ne signifie pas toucher 10 % des ventes de minerai</strong>. Les dividendes ne tombent qu&rsquo;une fois les charges payées, les dettes remboursées et les investissements validés. Le gain pour le pays dépendra tout autant de la gestion comptable de l&rsquo;entreprise que des tonnages de fer expédiés.</p>



<h3 id="h-le-veritable-moteur-economique-ce-qui-se-passe-hors-de-la-mine" class="wp-block-heading">Le véritable moteur économique : ce qui se passe hors de la mine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside le véritable potentiel de transformation pour le pays. Une exploitation minière moderne ne fonctionne pas en vase clos. Elle exige des routes solides, des lignes de train, des infrastructures portuaires, des centrales électriques, des liaisons télécoms et des bases de vie.<sup></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme développé autour de <strong>Kobe-Kobe</strong> illustre cette vision d&rsquo;ensemble. Le plan présenté par les autorités combine la mine de Belinga à un port minéralier, environ <strong>535 kilomètres de voie ferrée</strong> et un barrage hydroélectrique de <strong>400 <sup></sup>MW</strong>, formant un complexe intégré pensé pour relier les gisements aux corridors d&rsquo;exportation et d&rsquo;usinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chantier d&rsquo;infrastructures injectera une activité économique massive avant même la première expédition commerciale. La pose des rails dynamisera le BTP, le port créera des activités de manutention, et l&rsquo;électricité produite pourra servir à d&rsquo;autres projets industriels. Si les PME gabonaises parviennent à se positionner sur la sous-traitance, la mainte<sup></sup>nance, la sécurit<sup></sup>é ou la restauration, c&rsquo;est toute l&rsquo;économie nationale autour du projet qui en bénéficiera.</p>



<h3 id="h-l-emploi-un-effet-immediat-a-perenniser" class="wp-block-heading">L&#8217;emploi : un effet immédiat à pérenniser</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées sociales commencent à se matérialiser sur le terrain. En août 2026, Fortescue Belinga recensait <strong><a href="https://gabon-quotidien.com/fer-belinga-bilan-economique-ogooue-ivindo/">1 246 emplois directs</a></strong>, dont 82 % occupés par des Gabonais et 57 % par des résidents de l&rsquo;Ogooué-Ivindo. Ces chiffres correspondent à la phase préparatoire actuelle et diffèrent des besoins qui émergeront lors des gros travaux de construction et du régime de croisière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement avait auparavant évoqué la perspective de <strong>4 000 à 5 000 emplois directs supplémentaires</strong> lors du passage à l&rsquo;exploitation industrielle. Au-delà des chiffres, les enjeux réels portent sur la pérennité de ces postes, leur niveau de qualification, la rémunération et l&rsquo;accès prioritaire pour les communautés locales. La formation professionnelle devient ainsi un axe stratégique, illustré par les programmes lancés par Ivindo Iron pour former des jeunes Gabonais aux métiers de la mine.</p>



<h3 id="h-les-entreprises-locales-sauront-elles-capter-les-marches-de-sous-traitance" class="wp-block-heading">Les entreprises locales sauront-elles capter les <a href="https://gabon-quotidien.com/contenu-local-petrolier-ce-que-revele-la-these-du-dr-zacharie-bikita-sur-la-creation-de-valeur-au-gabon/">marchés de sous-traitance</a> ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur ce terrain précis que se mesure la différence entre <strong>avoir une mine sur son sol</strong> et <strong>bâtir une véritable économie minière nation<sup></sup>ale</strong>. Si des entreprises locales décrochent les contrats de fourniture et de services nécessaires au fonctionnement du complexe, l&rsquo;<sup></sup>argent du projet irrigue directement le tissu économique du pays. À l&rsquo;inverse, si l&rsquo;ingénierie, la maintenance, les pièces détachées et les services spécialisés sont importés, la majeure partie des dépenses repart aussitôt à l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des étapes initiales du chantier, Ivindo Iron indiquait avoir injecté plus de 30 millions de dollars en achats auprès de prestataires installés au Gabon. Lors de la phase industrielle, l&rsquo;exigence sera encore plus haute : il faudra structurer des PME capables d&rsquo;aligner leurs standards sur les normes de l&rsquo;industrie minière dans la mécanique, l&rsquo;électricité, la logistique et la sécurité. Chaque contrat décroché par une PME locale garantit qu&rsquo;une part supplémentaire de la valeur du fer restera dans le circuit économique national.<sup></sup></p>



<h3 id="h-la-transformation-sur-place-la-cle-du-changement-d-echelle" class="wp-block-heading">La transformation sur place : la clé du changement d&rsquo;échelle<sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Vendre du minerai brut ou le transformer localement n&rsquo;a pas du tout le même impact. Les autorités affichent clairement leur intention d&rsquo;aller au-delà de l&rsquo;extraction brute à Belinga et Kobe-Kobe en posant les jalons d&rsquo;une <a href="https://gabon-quotidien.com/manganese-gabon-transformation-locale-industrie/">industrie métallurgique et sidérurgique nationale</a>. La Présidence présente ce complexe comme un levier d&rsquo;industrialisation visant à maximiser la valeur ajoutée locale, évoquant une projection à terme de plus de 100 000 emplois directs et indirects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce volume d&#8217;emplois doit être lu comme <strong>un objectif politique affiché et non comme un bilan déjà comptabilisé</strong>. La logique économique reste toutefois incontestable : transformer le minerai sur place pour produire des pellets, du fer préréduit ou de l&rsquo;acier crée infiniment plus de richesse et de <sup></sup>compétences que l&rsquo;exportation de terre brute. C&rsquo;est sur cette capacité à industrialiser que Belinga cessera d&rsquo;être une simple enclave d&rsquo;extraction pour devenir un pôle de développement.<sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-financement-des-infrastruct-ures-un-point-de-vigilance" class="wp-block-heading">Le financement des infrastruct<sup></sup>ures : un point de vigilance<sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Regarder uniquement les gains potentiels sans intégrer le coût colossal des équipements serait une erreur. Le développement de Belinga impose des chantiers d&rsquo;envergure. En juin 2026, le gouvernement a chiffré le programme global de Kobe-Kobe à environ <strong>10 milliards de dollars</strong> (près de <strong>5 643 milliards de FCFA</strong>), englobant les volets ferroviaire, portuaire, énergétique et industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces investissements doteront le Gabon d&rsquo;infrastructures durables, mais ils mobilisent des capitaux gigantesques. La question clé est de savoir qui finance ces projets, à quel taux et avec quelles garanties. Si le montage s&rsquo;appuie majoritairement sur des capitaux privés remboursés par les revenus futurs de la mine, l&rsquo;impact sur la dette publique restera maîtrisé. En revanche, si l&rsquo;État doit directement garantir ou financ<sup></sup>er une grande partie des travaux, la rentabilité nette du projet s&rsquo;en trouvera modifiée. Le rendement réel pour<sup></sup> le Gabon s&rsquo;évaluera donc en soustrayant du chiffre d&rsquo;affaires minier l&rsquo;ensemble des<sup></sup> coûts de construction<sup></sup> et de remboursement.</p>



<h3 id="h-une-nouvelle-cartographie-economique-pour-le-gabon" class="wp-block-heading">Une nouvelle cartographie économique pour le Gabon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées dépasseront le cadre des finances publiques. L&rsquo;Ogooué-Ivindo a l&rsquo;opportunité de se transformer en un pôle économique régional articulé autour des activités minières et de la logistique. Une ville comme Makokou pourrait connaître un essor de la demande dans le logement, le commerce, les services, les transports<sup></sup> et la restauration. De la même manière, le corridor reliant les mines à la côte créera des opportunités d&rsquo;affaires tout au long du tracé ferroviaire. C&rsquo;est cette dimension structurante qui amène le ministère des Mines à présenter Belinga comme un pilier majeur de la<sup></sup> diversification économique du Gabon.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup></p>



<h3 id="h-le-bilan-combien-belinga-va-t-il-rapporter-au-gabon" class="wp-block-heading">Le bilan : combien Belinga va-t-il rapporter au <sup></sup>Gabon ?<sup></sup><sup></sup><sup></sup></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse la plus rigoureuse est la suivante : personne ne peut aujourd&rsquo;hui dresser un chiffrage annuel définitif des recettes nettes pour les caisses de l&rsquo;État. En revanche, la mécanique de création de valeur est parfaitement claire : elle repose sur la combinaison des exportations brutes, des redevances, des dividendes de la participation de l&rsquo;État, mais aussi sur les retombées indirectes de la sous-traitance et de l&#8217;emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, la réussite de Belinga ne se mesurera pas uniquement au nombre de wagons de minerai qui prendront la direction du port, mais à la capacité du Gabon à transformer cette opportunité géologique<sup></sup> en usines, en routes, en emplois qualifiés et en entreprises locales prospè<sup></sup>res.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le paradoxe du riz au Gabon : autopsie d&#8217;une facture à plus de 90 000 tonnes par an</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/paradoxe-riz-gabon-importations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 18:44:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[dépendance alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[FAO]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[KAFACI]]></category>
		<category><![CDATA[riz au Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[vie chère]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49799</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malgré des millions d'hectares fertiles, le Gabon importe plus de 90 000 tonnes de riz par an pour près de 41 milliards de FCFA. Autopsie d'une dépendance alimentaire et des leviers prioritaires pour la filière locale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-le-calcul-a-de-quoi-laisser-perplexe-sur-le-papier-le-gabon-reunit-l-ensemble-des-facteurs-favorables-a-une-agriculture-prospere-des-millions-d-hectares-exploitables-une-pluviometrie-genereuse-un-reseau-hydrographique-dense-et-un-marche-interieur-demandeur-sur-le-terrain-l-assiette-des-menages-depend-presque-entierement-des-cargos-etrangers-comment-expliquer-qu-un-pays-disposant-de-telles-ressources-continue-d-envoyer-des-dizaines-de-milliards-de-fcfa-a-l-exterieur-pour-garnir-ses-etals-examen-des-blocages-de-fond-et-des-leviers-de-transformation"><strong>Le calcul a de quoi laisser perplexe. Sur le papier, le Gabon réunit l&rsquo;ensemble des facteurs favorables à une agriculture prospère : des millions d&rsquo;hectares exploitables, une pluviométrie généreuse, un réseau hydrographique dense et un marché intérieur demandeur. Sur le terrain, l&rsquo;assiette des ménages dépend presque entièrement des cargos étrangers. Comment expliquer qu&rsquo;un pays disposant de telles ressources continue d&rsquo;envoyer des dizaines de milliards de FCFA à l&rsquo;extérieur pour garnir ses étals ? Examen des blocages de fond et des leviers de transformation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Libreville comme dans les villes de l&rsquo;intérieur, le riz s&rsquo;est imposé comme le pilier silencieux de la ration quotidienne. Mais il suffit de pencher le regard sur l&#8217;emballage pour mesurer l&rsquo;ampleur du problème : l&rsquo;écrasante majorité des sacs vendus en boutique provient d&rsquo;Asie ou des Amériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relevés de la Banque mondiale traduisent l&rsquo;ampleur de cette dépendance : le pays a fait venir <strong>102 309 tonnes de riz en 2023</strong>, représentant une sortie nette de 87,7 millions de dollars. Les projections nationales pour <strong>2025</strong> confirment la tendance, avec une facture avoisinant <strong>41 milliards de FCFA</strong> pour franchir le cap des <strong>95 000 tonnes</strong>. De son côté, la FAO anticipe une enveloppe oscillant autour de <strong>70 000 tonnes pour 2026</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces variations annuelles, souvent liées au rythme des stocks et aux délais douaniers, ne masquent pas le constat central. L&rsquo;approvisionnement en céréales de base repose sur des chaînes d&rsquo;approvisionnement extérieures, exposant le pays aux secousses des cours mondiaux.</p>



<h3 id="h-l-heritage-rentier-une-agriculture-longtemps-marginalisee" class="wp-block-heading">L&rsquo;héritage rentier : une agriculture longtemps marginalisée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation ne date pas d&rsquo;hier. Elle s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;histoire économique d&rsquo;une nation dont le modèle s&rsquo;est construit autour des ressources extractives. L&rsquo;essor du pétrole, des mines et du bois a très tôt polarisé les capitaux, la main-d&rsquo;œuvre et l&rsquo;attention publique vers les centres urbains et les sites d&rsquo;extraction, reléguant le travail de la terre au second plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bilans dressés par la FAO rappellent depuis longtemps les limites du schéma agricole gabonais. Historiquement appuyé sur une agriculture vivrière de subsistance, le monde rural fait face à plusieurs défis combinés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;exode des jeunes vers les villes, laissant une population agricole réduite et âgée.</li>



<li>La persistance d&rsquo;outils manuels peu performants face aux exigences d&rsquo;un marché moderne.</li>



<li>L&rsquo;absence d&rsquo;axes routiers praticables toute l&rsquo;année pour évacuer les récoltes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation frappe de plein fouet la culture des céréales. Obtenir de bons résultats sur un champ communautaire ou une parcelle d&rsquo;essai reste à la portée des agriculteurs. En revanche, approvisionner des centres urbains de plusieurs centaines de milliers d&rsquo;habitants demande une organisation industrielle articulée.</p>



<h3 id="h-le-saut-d-echelle-le-casse-tete-des-rendements-et-des-couts" class="wp-block-heading">Le saut d&rsquo;échelle : le casse-tête des rendements et des coûts</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cultiver du riz à grande échelle ne s&rsquo;improvise pas. Cela implique un ensemble de conditions techniques que peu d&rsquo;exploitations locales parviennent à réunir simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;aménagement rigoureux du sol et le nivellement des parcelles.</li>



<li>L&rsquo;accès permanent à des semences sélectionnées pour leur résistance et leur productivité.</li>



<li>L&rsquo;équipement en matériel lourd, du labour jusqu&rsquo;à la moisson.</li>



<li>La maîtrise continue de la ressource en eau par le drainage et l&rsquo;irrigation.</li>



<li>L&rsquo;approvisionnement régulier en engrais et produits de soin des cultures.</li>



<li>Des installations adaptées pour sécher, nettoyer et décortiquer le grain dès la coupe.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dès qu&rsquo;un élément manque, les rendements s&rsquo;effondrent et le prix de revient s&rsquo;envole. Le riz local devient alors incapable de rivaliser avec les céréales importées, produites par des pays qui ont rationalisé leurs infrastructures depuis plusieurs décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche apporte pourtant des motifs d&rsquo;encouragement. La validation en 2026 des variétés <strong>Cheyi, Mboma et Moukafaci-1</strong>, issues de la phase 2 du projet KAFACI, démontre que la terre gabonaise répond parfaitement. En station d&rsquo;essai, ces souches affichent des rendements compris entre <strong>7 et 8 tonnes à l&rsquo;hectare</strong>. La terre est fertile et les semences existent ; reste à passer de la démonstration scientifique à l&rsquo;exploitation commerciale à grande échelle.</p>



<h3 id="h-sortir-du-champ-la-necessite-absolue-d-une-filiere-complete" class="wp-block-heading">Sortir du champ : la nécessité absolue d&rsquo;une filière complète</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que se situe le véritable défi stratégique. Ramener le débat agricole à la seule question du semis ou de la récolte est une erreur d&rsquo;appréciation. Réduire les importations exige de mettre en place une <strong>chaîne de valeur industrielle</strong>, sans rupture du premier au dernier maillon :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>La sélection et la multiplication des semences</strong> adaptées au sol.</li>



<li><strong>La préparation mécanique des terres</strong> pour optimiser le travail.</li>



<li><strong>L&rsquo;aménagement des parcelles</strong> pour contrôler les flux d&rsquo;eau.</li>



<li><strong>Le ramassage rapide de la récolte</strong> pour éviter la dégradation des grains.</li>



<li><strong>Le séchage industriel</strong>, indispensable sous un climat chaud et humide.</li>



<li><strong>L&rsquo;usinage (décorticage, blanchiment, tri)</strong> pour rendre le riz propre à la consommation.</li>



<li><strong>Le stockage sous température et humidité contrôlées.</strong></li>



<li><strong>L&#8217;emballage et la mise en réseau</strong> dans les circuits de distribution.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Si la chaîne casse au moment du séchage ou si les frais de transport font grimpé le prix final, la production locale perd son intérêt économique pour l&rsquo;acheteur. La souveraineté alimentaire repose autant sur la qualité des usines de transformation que sur le travail fourni dans les champs.</p>



<h3 id="h-l-enclavement-logistique-le-vrai-cout-du-transport" class="wp-block-heading">L&rsquo;enclavement logistique : le vrai coût du transport</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier du riz illustre parfaitement les mécanismes de la vie chère au Gabon. La FAO le soulève régulièrement : <a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-le-poumon-ferroviaire-de-leconomie-gabonaise/">les carences du réseau de transport intérieur</a> constituent le premier frein au développement des circuits courts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Acheminer quelques tonnes de grain depuis une province de l&rsquo;intérieur vers Libreville ou Port-Gentil relève fréquemment du parcours du combattant. Entre la dégradation des voies, les délais d&rsquo;attente et le coût des carburants, les frais logistiques font exploser le prix du produit avant même son arrivée en rayon. À l&rsquo;opposé, faire venir plusieurs milliers de tonnes de riz par bateau depuis l&rsquo;Asie jusqu&rsquo;au port d&rsquo;Owendo s&rsquo;avère plus simple, plus rapide et nettement moins cher par kilo transporté. Cette réalité économique incite naturellement les commerçants à privilégier l&rsquo;importation.</p>



<h3 id="h-le-marche-national-un-levier-industriel-sous-exploite" class="wp-block-heading">Le marché national : un levier industriel sous-exploité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">On aborde souvent l&rsquo;importation sous l&rsquo;angle du problème financier. On peut aussi la regarder comme un indicateur d&rsquo;opportunité : <strong>la demande est là, solvable et constante.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque tonne consommée représente de la valeur ajoutée potentielle pour le territoire. Bâtir une production nationale capable de capter une partie de cette demande permettrait de créer une dynamique économique globale :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://gabon-quotidien.com/emploi-au-gabon-ou-se-trouvent-les-opportunites-pour-les-jeunes-en-2026/">L&rsquo;émergence d&#8217;emplois qualifiés et stables dans les zones rurales</a>.</li>



<li>La création de petites unités de transformation mécanique autour des bassins agricoles.</li>



<li>Des revenus plus réguliers pour les producteurs de l&rsquo;intérieur.</li>



<li>La conservation des devises à l&rsquo;intérieur du circuit financier national.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est fort de ce constat que les pouvoirs publics cherchent aujourd&rsquo;hui à réorienter les priorités budgétaires vers le secteur agricole.</p>



<h3 id="h-les-chantiers-engages-et-les-arbitrages-de-2026" class="wp-block-heading">Les chantiers engagés et les arbitrages de 2026</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les choix budgétaires et politiques de 2026 marquent une tentative de rééquilibrage. L&rsquo;État a notamment acheminé <strong>145 tracteurs et équipements spécialisés</strong> dans les différentes régions pour réduire la pénibilité du travail manuel et accélérer la préparation des sols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan financier, l&rsquo;enveloppe attribuée au ministère de l&rsquo;Agriculture a atteint <strong>81 milliards de FCFA en 2026</strong>. En parallèle, le volet terrain du programme KAFACI vise l&rsquo;encadrement de <strong>1 100 producteurs répartis dans 60 coopératives</strong>, en formant les techniciens locaux à la gestion moderne des rizières et au suivi des rendements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures s&rsquo;attaquent aux symptômes historiques : le manque de machines, le besoin de formation et l&rsquo;éparpillage des efforts. L&rsquo;enjeu consistera désormais à maintenir cet effort financier dans la durée pour éviter que les équipements ne se détériorent faute de maintenance.</p>



<h3 id="h-le-maillon-de-la-transformation-l-etape-decisive" class="wp-block-heading">Le maillon de la transformation : l&rsquo;étape décisive</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;usinage demeure le point névralgique du dispositif. Le riz récolté (le paddy) ne peut pas être livré tel quel aux consommateurs. Il doit impérativement passer par des unités mécanisées pour être débarrassé de sa balle, lavé, séché, décortiqué et trié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans rizeries implantées à proximité directe des surfaces cultivées, la production risque de pourrir sur place ou de perdre sa valeur marchande. Investir dans l&rsquo;agriculture ne signifie donc pas seulement acheter des engins agricoles, mais aussi implanter un outil industriel capable de fournir un riz propre, calibré et immédiatement utilisable en cuisine.</p>



<h3 id="h-le-mot-de-la-fin-au-consommateur-le-triple-test-du-marche" class="wp-block-heading">Le mot de la fin au consommateur : le triple test du marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En dernière analyse, ce n&rsquo;est ni la recherche ni la politique qui décideront du succès du riz gabonais, mais l&rsquo;arbitrage quotidien des ménages devant les étals. Pour convaincre, le produit local devra valider trois exigences simples :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Être disponible toute l&rsquo;année</strong>, sans rupture de stock entre deux récoltes.</li>



<li><strong>Proposer une qualité irréprochable</strong>, adaptée aux habitudes de cuisson locales.</li>



<li><strong>Afficher un prix réaliste</strong>, capable de rivaliser avec le riz importé.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Si le riz produit sur place s&rsquo;avère plus cher ou difficile à dénicher, l&rsquo;acheteur continuera naturellement de se tourner vers les marques étrangères. La substitution aux importations ne se fera pas par simple décision administrative, mais par la démonstration de sa rentabilité et de sa qualité sur le marché.</p>



<h3 id="h-vers-une-independance-construite-sur-le-terrain" class="wp-block-heading">Vers une indépendance construite sur le terrain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les 90 000 tonnes importées chaque année ne sont pas une fatalité. Elles rappellent simplement qu&rsquo;une politique de souveraineté alimentaire ne repose pas sur de bonnes intentions, mais sur des routes, des usines, du matériel et des réseaux de distribution performants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque tonne produite, usinée et distribuée au Gabon dans des conditions économiques viables constitue un pas concret vers l&#8217;emploi local et l&rsquo;équilibre commercial. La terre et l&rsquo;eau sont disponibles ; il reste à transformer ce potentiel en une véritable activité agro-industrielle durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Transgabonais : le poumon ferroviaire de l’économie gabonaise</title>
		<link>https://gabon-quotidien.com/transgabonais-le-poumon-ferroviaire-de-leconomie-gabonaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabon Quotidien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 14:08:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[manganèse]]></category>
		<category><![CDATA[Setrag]]></category>
		<category><![CDATA[TRANSGABONAIS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://gabon-quotidien.com/?p=49795</guid>

					<description><![CDATA[<p>De Moanda à Owendo, le Transgabonais irrigue le tissu industriel et désenclave les provinces gabonaises. Entre transport de minerai et modernisation du réseau, focus sur l'épine dorsale de l'économie nationale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" id="h-de-la-mine-de-moanda-jusqu-au-port-d-owendo-le-transgabonais-ne-se-contente-pas-de-faire-defiler-des-convois-de-minerai-long-de-648-kilometres-cet-axe-strategique-relie-l-interieur-du-pays-au-littoral-irrigue-le-tissu-industriel-transporte-les-voyageurs-et-achemine-le-fret-quotidien-sa-modernisation-depasse-donc-la-simple-gestion-d-infrastructures-elle-conditionne-la-vitalite-economique-du-gabon"><strong>De la mine de Moanda jusqu’au port d&rsquo;Owendo, le Transgabonais ne se contente pas de faire défiler des convois de minerai. Long de 648 kilomètres, cet axe stratégique relie l&rsquo;intérieur du pays au littoral, irrigue le tissu industriel, transporte les voyageurs et achemine le fret quotidien. Sa modernisation dépasse donc la simple gestion d&rsquo;infrastructures : elle conditionne la vitalité économique du Gabon.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la ligne évoque d&rsquo;abord l&rsquo;évacuation des matières premières, son impact réel touche l&rsquo;ensemble des activités nationales. Exploité par la Société d&rsquo;Exploitation du Transgabonais (SETRAG), ce réseau traverse plusieurs provinces et dessert 24 gares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bilans du premier semestre 2026 illustrent son rôle pivot : plus de 4,9 millions de tonnes de marchandises ont transité par les rails (dont 4,7 millions issues du secteur minier), accompagnées de 111 319 passagers. Une évidence s&rsquo;impose : dès que le rail ralentit, c&rsquo;est tout l&rsquo;appareil productif qui accuse le coup.</p>



<h3 id="h-manganese-la-chaine-logistique-sous-tension" class="wp-block-heading">Manganèse : la chaîne logistique sous tension</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain industriel, l&rsquo;équation est simple : sans chemin de fer, impossible d&rsquo;exporter le manganèse extrait à Moanda. Le rail permet d&rsquo;acheminer chaque année quelque 6 millions de tonnes de minerai et de fret vers les quais d&rsquo;Owendo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une interruption de trafic, même brève, se repercute immédiatement de la mine jusqu’aux opérations portuaires. La voie ferrée agit ainsi comme le garant invisible des engagements commerciaux du Gabon à l&rsquo;international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu devient d&rsquo;autant plus sensible que Libreville accélère sur la transformation locale. La feuille de route signée en juillet 2026 entre le gouvernement et le groupe Eramet vise à traiter jusqu&rsquo;à 700 000 tonnes de minerai par an sur le sol national d&rsquo;ici 2031. <a href="https://gabon-quotidien.com/manganese-gabon-transformation-locale-industrie/">Une ambition industrielle majeure qui repose entièrement sur un réseau ferré robuste et fluide</a>.</p>



<h3 id="h-au-dela-du-minerai-l-artere-des-territoires" class="wp-block-heading">Au-delà du minerai : l&rsquo;artère des territoires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Limiter le Transgabonais à sa fonction minière serait oublier sa vocation humaine et territoriale. Le train achemine également le bois, la production agricole et divers biens de consommation, tout en désenclavant les provinces de l&rsquo;intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreuses familles riveraines de la ligne, la ligne ferroviaire demeure l&rsquo;unique lien fixe vers les grands centres urbains. Garantir la régularité des trajets ne relève pas seulement de la performance commerciale : c&rsquo;est un impératif d&rsquo;aménagement du territoire et d&rsquo;équité sociale.</p>



<h3 id="h-securiser-les-voies-le-defi-de-la-regularite" class="wp-block-heading">Sécuriser les voies : le défi de la régularité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Soumise à d&rsquo;imposantes charges quotidiennes, la voie ferrée exige un entretien sans relâche. Rails, traverses, ballast et ouvrages d&rsquo;art subissent une usure accélérée sous le poids des convois lourds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chantiers engagés par la SETRAG commencent à porter leurs fruits. Durant les six premiers mois de l&rsquo;année 2026, 34 kilomètres de traverses et 33,9 kilomètres de rails ont été intégralement posés. Résultat : les déraillements sur la voie principale sont tombés de six (au premier semestre 2025) à trois (au premier semestre 2026). <a href="https://gabon-quotidien.com/transgabonais-ou-en-est-la-modernisation-de-la-ligne-strategique-du-gabon/">Ces interventions s&rsquo;insèrent dans le Programme de Modernisation et de Sécurisation (PMS), qui cumule déjà 400 kilomètres de traverses rénovées et 160 kilomètres de rails remplacés</a>.</p>



<h3 id="h-un-plan-d-investissement-massif" class="wp-block-heading">Un plan d&rsquo;investissement massif</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme de réhabilitation franchit un nouveau palier pour transformer durablement l&rsquo;ensemble de l&rsquo;axe. Le PMS prévoit à terme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La pose de <strong>270 kilomètres de nouveaux rails</strong> ;</li>



<li>La généralisation des <strong>traverses en béton</strong> à la place du bois ;</li>



<li>La création de <strong>40 kilomètres de voies de déviation</strong> dans les zones géologiquement instables ;</li>



<li>Le déploiement d&rsquo;équipements de signalisation de dernière génération ;</li>



<li>Le renouvellement du <strong>parc de voitures voyageurs</strong> et la réfection des gares d&rsquo;Owendo et de Franceville.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2026, un partenariat financier réunissant Proparco, la Société financière internationale (SFI) et la SETRAG a mobilisé <strong><a href="https://gabon-quotidien.com/setrag-fmi-transgabonais-modernisation/">312 millions d’euros</a></strong> pour engager une nouvelle étape de travaux, axée sur la hausse des capacités et la diversification du trafic.</p>



<h3 id="h-cap-sur-la-diversification-economique" class="wp-block-heading">Cap sur la diversification économique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités affichent des priorités nettes : porter le trafic global à <strong>21 millions de tonnes de fret par an d’ici 2029</strong>, contre environ 9 millions de tonnes aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas uniquement quantitatif. Il s&rsquo;agit de faire du réseau un moteur pour les activités hors secteur minier :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Soutenir les producteurs locaux et les PME</strong> de l&rsquo;intérieur en leur garantissant un accès direct et économique aux zones urbaines et aux infrastructures portuaires.</li>



<li><strong>Redonner confiance aux usagers</strong>, grâce à des trains plus sûrs, plus ponctuels et mieux équipés.</li>
</ul>



<h3 id="h-un-actif-strategique-pour-le-gabon" class="wp-block-heading">Un actif stratégique pour le Gabon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des millions de tonnes en transit et des milliers de passagers à bord, la fiabilité du Transgabonais touche directement à l&rsquo;intérêt national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le pays mise sur la transformation de ses ressources brutes et le renforcement de son autonomie économique, son épine dorsale ferroviaire doit suivre la cadence. La réussite de ce chantier ne s&rsquo;évaluera pas seulement au kilométrage de rails posés, mais à la capacité du réseau à soutenir, sur le long terme, la croissance de tout le pays.</p>
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