Réuni le 20 février 2026 sous la présidence de Mark Alexandre Doumba, le 5ᵉ Comité de pilotage des projets eGabon et Gabon Digital a acté une inflexion dans la conduite de la transformation numérique de l’État. Plusieurs membres du gouvernement, notamment en charge de la Fonction publique, de la Planification et de la Santé, ont pris part aux travaux.
Selon les échanges, la phase de structuration des projets est désormais considérée comme achevée. Les autorités appellent à un passage accéléré vers l’exécution opérationnelle des réformes engagées.
Le Comité a dressé un diagnostic global des deux programmes. Il souligne que des avancées ont été enregistrées, notamment dans la mise en place de cadres stratégiques et de premières plateformes numériques. Des débuts de modernisation des procédures administratives sont également relevés.
Cependant, les participants reconnaissent plusieurs limites. La coordination entre administrations reste insuffisante. Par ailleurs, le niveau de décaissement des financements est jugé en deçà des objectifs initiaux.
Autrement dit, les ressources sont disponibles, mais leur traduction en résultats concrets demeure partielle. Cette situation freine la transformation effective des services publics.
Dans ce contexte, le renforcement du pilotage a été identifié comme une priorité. Les autorités insistent sur la nécessité de suivre des indicateurs de performance plus précis. L’objectif est d’évaluer l’impact réel des projets sur les usagers.
Cette approche vise notamment la réduction des délais administratifs, la simplification des démarches et l’amélioration de la transparence. Elle s’inscrit dans une logique de résultats mesurables.
Le Comité a également insisté sur l’accélération de l’exécution budgétaire. Selon les conclusions, la rapidité des décaissements constitue un facteur clé de réussite des projets numériques. Sans cela, les réformes risquent de rester limitées dans leur mise en œuvre.
Au-delà des aspects financiers, les discussions ont porté sur le cadre juridique et institutionnel. Les participants estiment que la digitalisation de l’administration nécessite une adaptation des textes en vigueur et des procédures internes.
La question des compétences a également été abordée. Le renforcement des capacités des agents publics est considéré comme essentiel pour assurer l’appropriation des outils numériques déployés.
Par ailleurs, la pérennité des infrastructures numériques a été évoquée. Les réseaux, plateformes et systèmes d’information doivent être sécurisés et maintenus afin de garantir la continuité des services publics.
Les autorités présentent ces programmes comme des leviers de modernisation de l’administration. Ils sont également perçus comme un facteur potentiel d’attractivité économique.
Toutefois, les attentes exprimées restent centrées sur les usages. Les usagers attendent une amélioration concrète des services, notamment en matière de délais, d’accessibilité et de transparence.
En actant le passage vers une phase d’exécution accélérée, le Comité de pilotage marque une étape opérationnelle. La transformation numérique est désormais orientée vers des résultats attendus à court et moyen terme.




