Mouila, 19 juin 2024. Le Regroupement des Musulmans pour l’Éducation et le Développement a vivement réagi à des incidents survenus à la grande mosquée de Mouila, dénonçant une intrusion ayant perturbé la quiétude des fidèles en pleine pratique religieuse.
Dans un communiqué publié jeudi dernier, l’organisation, par la voix de son président Imam Benyamine Andjoua Obolo, condamne « fermement » les faits survenus le mercredi 19 juin 2024.
Une intrusion dénoncée comme une atteinte à la liberté de culte
Selon le REMEDE, Tidjani Baba Gana et Ibrahim Matsi auraient fait irruption dans la mosquée, perturbant le déroulement normal des activités religieuses. Les deux individus auraient affirmé agir sur instruction de Abdoul Razack Guy Kambogo, une déclaration qui suscite de vives inquiétudes.
Le communiqué souligne : « Ces agissements constituent une violation grave de la liberté de culte, pourtant garantie par la Constitution gabonaise. »
Un appel à des sanctions judiciaires
Face à la gravité des faits, le REMEDE appelle à une réponse ferme des autorités compétentes. L’Imam Benyamine Andjoua Obolo rappelle : « De tels comportements sont sévèrement punis par la loi gabonaise. » L’organisation demande que les auteurs soient traduits en justice et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires : « Le REMEDE se réserve le droit de saisir les juridictions compétentes afin que les responsables répondent de leurs actes. »
Un appel au calme et à l’unité
Malgré les tensions, le REMEDE appelle à la retenue des fidèles à travers tout le pays. « Nous exhortons les musulmans des neuf provinces du Gabon à rester calmes et à ne pas céder aux provocations. »
L’organisation insiste sur les valeurs fondamentales de l’islam : « Cette situation ne doit pas ternir l’image noble de la communauté musulmane, fondée sur la paix, la tolérance et le respect mutuel. »
Une affaire aux enjeux nationaux
Au-delà de l’incident local, cette affaire relance le débat sur la liberté de culte au Gabon et le respect de l’ordre public. Pour le REMEDE, les faits survenus à Mouila représentent : « Une menace pour la tranquillité des fidèles et pour la stabilité sociale. »
En condamnant ces actes, l’organisation réaffirme son engagement à défendre les droits des croyants et à promouvoir un climat apaisé entre les différentes composantes religieuses du pays.




