L’ARCEP valide un accord de mutualisation destiné à améliorer l’efficacité des investissements et l’accès aux services numériques. L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) a donné son avis conforme au contrat de partage d’infrastructures conclu entre Airtel Gabon et Moov Africa Gabon Télécom.
Cette validation marque une étape importante dans la coopération entre les deux principaux opérateurs du marché gabonais des télécommunications. Conclu pour une durée de cinq ans, l’accord porte notamment sur le partage de certaines infrastructures stratégiques, en particulier les pylônes déployés sur l’ensemble du territoire national.
L’objectif affiché est de favoriser une utilisation plus efficace des équipements existants tout en accélérant le développement des réseaux de télécommunications.
Une mutualisation pour éviter les doublons
Pendant plusieurs années, les opérateurs ont développé leurs réseaux de manière indépendante, conduisant parfois à l’installation de plusieurs pylônes dans une même zone géographique.
Avec cet accord, Airtel Gabon et Moov Africa Gabon Télécom pourront désormais utiliser certaines infrastructures communes, réduisant ainsi les investissements liés à la construction de nouveaux équipements.
Cette approche permet de limiter les doublons tout en optimisant les ressources techniques disponibles.
Une amélioration attendue de la couverture réseau
Pour les autorités de régulation, la mutualisation des infrastructures constitue un levier important pour renforcer la connectivité nationale.
En partageant certains équipements déjà opérationnels, les opérateurs pourront accélérer l’extension de leurs réseaux dans plusieurs zones du pays, notamment dans les localités où les coûts de déploiement restent élevés.
L’ambition est d’améliorer l’accès aux services de télécommunications et de favoriser une meilleure qualité de couverture pour les utilisateurs.
Réduire les coûts pour investir davantage
L’un des principaux avantages de ce partenariat réside dans les économies générées par le partage des infrastructures.
La construction, l’entretien et l’exploitation des pylônes représentent des investissements importants pour les opérateurs.
En mutualisant une partie de ces équipements, Airtel Gabon et Moov Africa Gabon Télécom pourront consacrer davantage de ressources au développement de leurs réseaux, à l’amélioration de l’expérience client et au lancement de nouveaux services numériques.
Cette logique est aujourd’hui adoptée dans plusieurs marchés africains afin d’optimiser les investissements tout en accélérant la modernisation des infrastructures numériques.
Un impact environnemental potentiellement réduit
Au-delà des aspects économiques, l’accord comporte également une dimension environnementale.
La limitation de la construction de nouveaux pylônes contribue à réduire l’empreinte environnementale liée aux infrastructures de télécommunications.
Selon l’ARCEP, cette approche favorise une gestion plus rationnelle des équipements existants tout en limitant l’occupation de nouveaux espaces pour l’installation de structures techniques.
Une étape dans la transformation numérique du Gabon
La validation de cet accord intervient dans un contexte où la connectivité et les services numériques occupent une place croissante dans le développement économique du pays.
Les infrastructures de télécommunications constituent aujourd’hui un élément essentiel pour l’accès à Internet, les services financiers numériques, l’éducation en ligne, les services publics numériques et l’activité des entreprises.
En encourageant le partage d’infrastructures, le régulateur entend soutenir une utilisation plus efficiente des ressources disponibles et accompagner la transformation numérique du Gabon.
Pour les consommateurs, l’enjeu reste l’amélioration progressive de la qualité des réseaux, de la couverture et de l’accès aux services numériques sur l’ensemble du territoire.





