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Moanda : 145 emplois directs au cœur d’une stratégie d’inclusion économique

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Emploi à Moanda : 145 postes annoncés dans l'assainissement et le transport

À Moanda, les deux initiatives lancées le 25 juillet 2026 dans le cadre du Fonds RSE État gabonais-Eramet-Comilog annoncent la création de 145 emplois directs. Entre assainissement, entrepreneuriat et transport, ces projets cherchent à rapprocher les investissements du territoire des besoins économiques des populations locale.

À Moanda, la question de l’emploi occupe une place centrale dans les nouveaux projets financés par le Fonds RSE État gabonais-Eramet-Comilog. Le 25 juillet 2026, deux initiatives ont été officiellement mises en œuvre : le Programme d’Assainissement Intégré de la commune et la deuxième phase du programme « Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir ».

Leur point commun est clairement identifié : créer des opportunités économiques directement accessibles aux populations du territoire.

Au total, les deux dispositifs annoncent 145 emplois directs, auxquels s’ajoutent des actions de formation, l’accompagnement de structures locales et des investissements dans les équipements.

Derrière ce chiffre se dessine une approche qui cherche à associer emploi local, entrepreneuriat et développement territorial.

125 emplois dans l’assainissement

Le Programme d’Assainissement Intégré constitue le principal volet en matière de création d’emplois.

Il prévoit 125 emplois directs, avec une priorité donnée au recrutement au niveau local.

Ces emplois sont liés à plusieurs activités : pré-collecte des déchets ménagers, transport vers les points de regroupement, curage des caniveaux et entretien des espaces publics et des espaces verts.

Le programme couvre l’ensemble des quartiers de Moanda, répartis en cinq zones opérationnelles.

Cette organisation doit permettre de répartir les interventions sur le territoire tout en rapprochant les activités des populations.

L’emploi est donc directement associé à un besoin concret de la commune : améliorer la gestion des déchets et la salubrité urbaine.

20 emplois supplémentaires grâce aux taxis

Le deuxième programme vient compléter ce dispositif.

La deuxième phase de « Un Taxi, Un Emploi, Un Avenir » a permis la remise de 20 nouveaux taxis à des bénéficiaires issus des communautés riveraines.

Le programme annonce ainsi 20 emplois supplémentaires.

Les bénéficiaires sont composés de 17 hommes et 3 femmes.

Depuis le lancement du programme, le nombre d’emplois générés atteint désormais 41, selon les chiffres communiqués.

À travers cette initiative, l’emploi est directement lié à l’accès à un outil de travail.

Les bénéficiaires peuvent exploiter leur véhicule dans le cadre d’un système de location-vente sur trois ans, avec l’objectif de devenir progressivement propriétaires de leur outil professionnel.

Deux modèles d’accès à l’activité économique

Plutôt qu’un modèle unique, ces initiatives reposent sur deux leviers d’inclusion distincts : d’une part, l’intégration salariée directe dans la salubrité urbaine, et d’autre part, le soutien à l’auto-entrepreneuriat à travers l’accès progressif à un outil de travail.

La première repose sur l’accès à un emploi local.

La seconde privilégie l’accès à l’entrepreneuriat et à la propriété progressive d’un outil de travail.

Le dispositif associe donc emploi salarié et activité indépendante dans une même stratégie territoriale.

Les GIE comme relais de l’emploi local

L’accompagnement de 10 GIE constitue un élément essentiel du modèle.

Ces structures doivent être formées en gouvernance, gestion et normes HSE.

L’objectif est de renforcer leurs compétences afin qu’elles puissent participer de manière professionnelle aux activités d’assainissement.

Les GIE deviennent ainsi des intermédiaires entre l’investissement RSE et la création d’activités économiques locales.

Cette organisation peut également permettre de faire émerger des compétences et des savoir-faire dans un secteur qui reste directement lié aux besoins quotidiens de la population.

L’emploi ne suffit pas : la question des compétences

La création d’un emploi ne garantit pas nécessairement sa pérennité.

C’est pourquoi les deux programmes intègrent une dimension de formation.

Pour les GIE, les formations portent sur la gouvernance, la gestion et les normes HSE.

Pour les bénéficiaires des taxis, elles concernent la gestion, l’entrepreneuriat et la maintenance.

Cette approche traduit une volonté de ne pas dissocier la création d’opportunités professionnelles du renforcement des compétences.

Dans le cas des taxis, par exemple, savoir conduire ne constitue pas la seule condition de réussite. La capacité à gérer une activité, à assurer l’entretien du véhicule et à maîtriser les aspects économiques est également déterminante.

Une inclusion économique qui concerne les communautés riveraines

En ciblant en priorité les populations locales, le Fonds RSE cherche à garantir une retombée directe de l’activité industrielle sur le quotidien des riverains de Moanda.

Cette logique s’inscrit dans une approche de développement local qui cherche à rapprocher les investissements des besoins économiques des habitants.

L’emploi devient alors un moyen de créer un lien plus direct entre l’activité économique de l’entreprise et le territoire.

Les femmes présentes dans le dispositif

La deuxième phase du programme de taxis compte 3 femmes parmi les 20 bénéficiaires.

Cette participation reste minoritaire, mais elle introduit une dimension d’inclusion dans un secteur traditionnellement masculin.

Bien que ces trois femmes représentent une part encore minoritaire, leur intégration marque une première ouverture dans un secteur du transport traditionnellement masculin à Moanda

1,2 milliard de FCFA pour soutenir l’activité économique

Les 145 emplois annoncés s’inscrivent dans un investissement global d’environ 1,2 milliard de FCFA.

Le Programme d’Assainissement Intégré mobilise :

  • 675 millions de FCFA pour les prestations et l’encadrement opérationnel sur une année ;
  • 325 millions de FCFA pour les équipements destinés aux GIE.

Le programme de taxis représente, pour sa part, 200 millions de FCFA pour l’acquisition des véhicules.

L’investissement ne porte donc pas uniquement sur la création d’emplois.

Il finance également les conditions matérielles et organisationnelles nécessaires à la réalisation des activités.

De l’emploi à la création de valeur locale

L’un des enjeux majeurs du dispositif est de savoir si les emplois créés peuvent générer des effets économiques plus larges.

Les 125 emplois liés à l’assainissement peuvent contribuer à la circulation de revenus au sein de l’économie locale.

Les 10 GIE structurés peuvent, de leur côté, devenir des acteurs économiques capables de développer leur activité.

Les bénéficiaires des taxis peuvent également générer des revenus tout en progressant vers la propriété de leur outil de travail.

Le modèle cherche ainsi à produire un effet multiplicateur :

investissement RSE → création d’emplois → revenus → activité économique → développement local.

Cette chaîne constitue l’un des principaux enjeux du dispositif.

Le véritable indicateur sera la pérennité

Le chiffre de 145 emplois constitue un indicateur important, mais il ne permettra pas à lui seul d’évaluer la réussite du programme.

Au-delà de l’effet d’annonce de ces 145 postes, le véritable défi résidera dans leur viabilité à long terme, notamment à l’issue de la première année d’encadrement des GIE et des contrats de location-vente

Les emplois créés permettront-ils d’améliorer durablement les revenus des bénéficiaires ?

Ces éléments permettront de mesurer la véritable portée économique des investissements.

Moanda face au défi de l’emploi local

À travers ces deux initiatives, Moanda expérimente une approche qui combine plusieurs leviers d’inclusion économique.

L’emploi direct représente le premier niveau.

La formation et la professionnalisation constituent le deuxième.

L’entrepreneuriat et l’accès progressif à la propriété forment le troisième.

Cette combinaison permet de dépasser une approche limitée à la création ponctuelle d’emplois.

Elle cherche à construire des parcours économiques plus complets, dans lesquels les bénéficiaires peuvent acquérir des compétences, développer une activité et, dans certains cas, devenir propriétaires de leur outil de travail.

Un modèle à suivre dans la durée

Avec 145 emplois directs annoncés, le dispositif lancé à Moanda représente une expérience intéressante de développement local autour de l’emploi.

Sa réussite dépendra toutefois de sa capacité à inscrire ces opportunités dans la durée.

Si les emplois sont maintenus, si les GIE deviennent économiquement viables et si les bénéficiaires des taxis parviennent à devenir propriétaires de leurs véhicules, le programme pourra démontrer qu’un investissement RSE peut produire des effets qui dépassent le simple financement initial.

À Moanda, l’enjeu est donc désormais de transformer les 145 emplois annoncés en autant de trajectoires économiques durables.

Car derrière le chiffre, c’est bien la question de l’inclusion économique des populations locales et de leur capacité à participer directement au développement de leur territoire qui se joue.

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