Makokou, 20 novembre 2025. Trafic ivoire Makokou : les autorités gabonaises ont procédé à l’arrestation de quatre présumés trafiquants d’ivoire dans la province de l’Ogooué-Ivindo.
L’opération a été menée le 12 novembre 2025 par la Direction provinciale des Eaux et Forêts et la Police judiciaire, avec l’appui de l’ONG Conservation Justice. Les suspects ont été interpellés en possession de 14 défenses d’éléphants.
Trafic ivoire Makokou : quatre suspects interpellés
Trafic ivoire Makokou a conduit à l’arrestation de quatre ressortissants gabonais pris en flagrant délit de détention et de tentative de vente illégale d’ivoire.
Selon les enquêteurs, l’un des suspects est un récidiviste déjà interpellé en 2019 et en 2023 pour des faits similaires. Il avait également été condamné à une peine de prison.
Après leur arrestation, les mis en cause ont été placés en garde à vue à la Police judiciaire de Makokou avant leur déferrement devant le Procureur spécial.
Des peines prévues par le Code pénal
Trafic ivoire Makokou expose les suspects à des sanctions importantes prévues par la législation gabonaise.
Conformément à l’article 390 du Code pénal, les présumés trafiquants risquent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et une amende équivalente au quintuple de la valeur des produits saisis.
« Les autorités poursuivent leurs efforts pour lutter contre la criminalité environnementale », souligne une source proche du dossier.
Une menace persistante pour les éléphants
Trafic ivoire Makokou illustre l’ampleur du braconnage dans les forêts gabonaises. L’éléphant figure parmi les principales cibles des réseaux de trafiquants.
Cette arrestation intervient alors que la COP30 se tient à Belém, au Brésil, dans un contexte marqué par les effets croissants du dérèglement climatique.
Pour Luc Mathot, directeur exécutif de l’ONG Conservation Justice, la protection des éléphants reste essentielle pour l’équilibre des écosystèmes forestiers.
« L’éléphant favorise la régénération naturelle des forêts et contribue fortement à la séquestration du carbone », explique-t-il.
Le rôle clé des éléphants dans la lutte climatique
Trafic ivoire Makokou rappelle également l’importance écologique des éléphants de forêt. Selon les spécialistes, chaque éléphant contribue chaque année à compenser des émissions équivalentes à celles produites par une quarantaine de véhicules.
Avec près de 95 000 éléphants et une couverture forestière représentant 88 % du territoire national, le Gabon apparaît comme un acteur majeur de la préservation environnementale en Afrique centrale.
Un appel au soutien international
Trafic ivoire Makokou met en évidence les défis liés à la protection de la biodiversité gabonaise. Les acteurs de la conservation appellent à un renforcement des appuis techniques et financiers internationaux.
L’objectif est de soutenir durablement les efforts du Gabon dans la protection de son patrimoine naturel.
Source : ONG Conservation Justice




